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Ils ont laissé cramer le Toast
« C’est l’histoire d’un garçon qui avait faim ». L’accroche n’est pas particulièrement alléchante. Le casting, si : Helena Bonham Carter, muse de Burton, terrifiante Bellatrix des Harry Potter et surtout comédienne hors-pair, et Freddie Highmore, que l’on avait quitté en 2005 en Charlie aux grands yeux émerveillés devant la Chocolaterie qu’il venait de gagner. Mais cela ne nous dit en rien pourquoi ce garçon avait faim. Ce garçon, c’est Nigel Slater, cuisinier britannique très reconnu outre-Manche, qui grandit dans la campagne anglaise des années 60 entre un père fuyant, une mère asthmatique, et des repas en boîtes de conserve. L’analyse psychologique…
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Du temps qu’on existait : un premier roman ambitieux mais agaçant
« Un talent fiévreux et contagieux », ainsi Jérôme Garcin, médiatique critique du Nouvel Obs, conclut-il son compte-rendu presque dithyrambique du premier roman d’un jeune inconnu, Marien Defalvard, 19 ans. Précocité, éloges de la nomenklatura du monde littéraire et nomination aux Prix de Flore et Renaudot, les ingrédients d’un buzz de la rentrée sont ici réunis. Alors Coup médiatique ou vraie surprise littéraire ? C’est parée de cette interrogation que LaPéniche s'attaque à Du temps qu’on existait.
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La Guerre est déclarée
On ne comprend pas très bien le titre, mais on fait semblant et ce n’est pas vraiment grave. Au fond, et sous ses airs arty, entre le film d’auteur un peu foireux et l’énième parodie de Christophe Honoré, ce film a en réalité beaucoup à donner.
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De Paris à Montréal : la lassitude menace Les Bien-Aimés.
Christophe Honoré revient ce mois-ci pour son huitième film, après Homme au Bain et surtout le très remarqué Non ma fille tu n’iras pas danser. Projeté en clôture du festival de Cannes, Les Bien-Aimés, second film chanté, a donc été attendu. Le résultat est pourtant assez mitigé.
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1Q84 : le rêve éveillé d’Haruki Murakami
En 2010, Belfond réédite l’une des nouvelles de Haruki Murakami issue du célèbre recueil L’Eléphant s’évapore (1989). Présenté dans une édition « luxueuse », illustrée d’une vingtaine de planches réalisées par Kat Menschik, Sommeil y est présenté comme l’une des nouvelles les plus énigmatiques de Murakami. Et, il est vrai que pour nombre de lecteurs, 17 euros pour une nouvelle d’initialement une trentaine de pages, cela constitue une énigme en soi … Mais voilà, « Voilà dix-sept nuits que je ne dors plus ». A la suite d’un rêve éveillé pour le moins dérangeant, une jeune femme se retrouve frappée d’une insomnie…