• Rencontre avec Gaspard Dhellemmes : “Le programme de la littérature est de faire tomber les masques”

    Journaliste indépendant et écrivain, Gaspard Dhellemmes s’est délesté d’une mélancolie pesante grâce à la psychanalyse. Dans son dernier livre, La disparue de Lacan, il raconte la sortie de sa dépression et l’histoire d’une patiente de Lacan. Ce roman sensible, qui mélange enquête, récit intime et interstices de fiction, se lit avec passion et le cœur serré. Lors d’une rencontre dans un café du 10ème arrondissement, Gaspard Dhellemmes a évoqué, pour La Péniche, la puissance de la psychanalyse, son amour pour Proust, ainsi que son rapport à l’écriture et au journalisme.  Vingt ans n’est pas forcément le plus bel âge de la vie,…

  • Un moment hors du temps : quand l’art s’invite à St Thomas

    Vendredi 16 septembre, à l’occasion des 150 ans de Sciences Po, nous avons pu profiter de l’installation du projet d’art numérique « La Voix des Airs » qui visait à laisser un message aux générations futures. Vous l’avez peut-être remarqué, la question de l’avenir et des générations futures est revenue à plusieurs reprises lors du festival ; qu’il s’agisse du Tribunal des Générations Futures ou du projet d’art numérique « La Voix des Airs ». Il y avait d’ailleurs un paradoxe dans cette ouverture vers le futur puisque nous fêtions les 150 ans de notre école. On aurait donc pu s’attendre à une rétrospective,…

  • Entretien avec Tarik Saleh, lauréat du Prix du scénario du Festival de Cannes 2022

    À l’occasion de ce 75e festival de Cannes le réalisateur de Boy From Heaven, lauréat du prix du scénario nous a accordé un entretien pour nous parler de son long métrage.  Dans ce film deux heures Tarik Saleh raconte l’histoire d’Adam (incarné par Tawfeek Barhom), un fils de pêcheur originaire d’un petit village qui intègre la prestigieuse université Al-Azhar au Caire, épicentre du pouvoir de l’Islam sunnite et plus grand centre de recherche sur l’Islam au monde. On y suit le destin d’un jeune homme qui quitte sa province natale pour la capitale, qui quitte la mosquée de son village…

  • Un seul, un joyeux, un étourdi, et la lune.

    Les seuls dansent avec les joyeux et les étourdis avec la nuitLa coquille du solitaire se fendilleComme os de poussières anciennes Quand surgi des profondeurs du néant,L’autre tend sa main. Les joues du souriant défient la gravitéQuand la paume rêche du nouveauFrotte la sienne comme la mer lèche le sableEt les pétales de confiance semblent éclore. De celui dont la tête rit avec les étoilesL’écrin d’innocence demeure ineffleuréTrop occupé à farfouiller l’espace mauvaisCar on dit que c’est dans le noir que la lumière fut. Portée par monts et vallées de gloireLa dame du soir se cale dans le confort des…

  • Soulagement et incertitude

    Samedi 30 AVRIL. Poème d’exil. Parisiens, comment trouver les mots justes pour décrire l’horreur ? 24 février, Invasion. Rangez les charrues, place aux chars russesAux bombes et aux coups de feuAux tombes et aux échafaudsPar la forêt, par la montagneLa dictature avance à grandes enjambéesPar la forêt, par la montagneLa dictature déploie ses forces arméesL’Ukraine ne peut demeurer ainsi plus longtemps. 25 février, Évasion. Dans la capitale, tout le monde sur le Kyiv-vive.Les gourdes et les gares se remplissentOn dévalise les placards et on fait ses valisesAu revoir Papa, au revoir Papi, au revoir tontonLes larmes coulent, on les laisse…