Retour sur le lancement de « L’Imparfaite »

limparfaite.jpg L’Imparfaite », première revue érotique réalisée par des élèves de Sciences Po, a été lancée le jeudi 15 octobre 2009. A en juger la foule massée aux portes du Basile dès 21h pour la soirée prévue à cet effet, cela n’avait échappé à personne. LaPeniche.net revient en texte mais aussi en images (ici) sur cet événement qu’attendaient impatiemment beaucoup de sciences-pistes.

Avant le lancement public s’est en effet déroulé un lancement en petit comité, réunissant les personnes ayant travaillé sur le projet, au 27 Rue Saint-Guillaume, en amphithéâtre Leroy-Beaulieu. Aménagée et décorée pour l’occasion (projections de photos de la revue, « coin lecture » avec entre autres Nabokov, Foucault et Proust), la salle accueillit également des membres de l’administration (dont Richard Descoings), .

Réunis autour de champagne et de petits fours, les invités durent attendre 20h pour le lancement officiel. C’est le Président de la revue, Abdel Fahd Ayeva, qui s’exprima en premier. Chargé selon ses propres dires de la partie « administrative » du projet, il a présenté toute l’équipe puis a relaté le parcours difficile de « L’Imparfaite ». Treize longs mois ont en effet été nécessaires à la réalisation de la revue, avec notamment des soucis de financement. Le comité de rédaction a d’ailleurs ironisé sur le sujet, confessant que le déclenchement d’un scandale à Sciences Po leur aurait assuré une publicité gratuite et plus de facilité à trouver des financements.

Puis ce fut au tour de Richard Descoings, deuxième intervenant de la soirée, de lancer un bon mot, « si la direction apprécie le projet » plaisanta-t-il, « c’est surtout car ils ne nous ont pas demandé d’argent ! ». D’après lui en effet, l’autonomie et le professionalisme des étudiants qui ont réalisé ce projet, a fait de « L’Imparfaite » un véritable self-made project, rédigé par et pour les étudiant.

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Dès les discours achevés, on procéda au lancement tant attendu. Plus d’une centaine de revues numérotées et dédicacées (à la demande) furent dévoilées. Quelques feuillettements plus tard, direction le Basile pour le lancement public, où, semble-t-il, tout Sciences Po s’était donné rendez-vous.

Et la revue en elle-même, qu’en est-il ? Contrairement à ce que beaucoup d’élèves ont imaginé (fantasmé ?), « L’Imparfaite » n’est pas seulement une revue de photos érotiques. Si photos il y a, ce sont surtout des articles qui remplissent les 125 pages de la revue.

L’érotisme et la sexualité restent les thèmes dominants mais la diversité des sujets est frappante. Interviews d’un membre de la classification du Centre National de la Cinématographie ou de l’ancien président de Plug n’ Play (association GBLT de Sciences Po), études historiques autour du supposé droit de cuissage ou étude sociologique sur la sexualité des étudiants de Sciences Po, récits érotiques de fiction ou encore décryptage du porn rap : ce ne sont que quelques uns des sujets abordés. Certains sont plus centrés sur Sciences Po (histoires d’amour de troisième année ou premiers films X des sciences-pistes), d’autres restent beaucoup plus généraux (étude scientifique de l’orgasme, pour n’en citer qu’un).

« L’Imparfaite » est donc une revue éclectique, avec des photos et des récits érotiques certes, mais avec un contenu riche, diversifié et intéressant surtout, qui nous en apprend énormément sur des sujets peu connus et/ou rarement abordés, en anglais et en français. A noter que pour plus d’information, une interview de Damien Bright, un des rédacteurs de la revue, est disponible dans la newsletter n˚6 du 13 octobre 2009 de Sciences Po. Et vous éviter un plongeon dans les innombrables mails de votre ENTG, LaPéniche.net vous la met en lien ici.