Vie du campus

WEI 2006 Premier Cycle à Rouen (IV) : un condensé de plaisir, de débauche et de libertinage candide

Bienvenue à Rouen, ou plus exactement au château de Mesnières-en-Bray. Un calme serein semble régner sur cette campagne paisible. Et pourtant ! Non, le château n’est pas hanté par un pauvre fantôme solitaire, mais bien pris d’assaut par une véritable horde de 300 jeunes assoifés de breuvage alcoolisé et avides de plaisirs en tout genre.

Mise à jour du mardi 31 octobre à 18h30 : texte enrichi et illustré par des liens vers les photos du WEI Premier cycle

18h30, tout le monde se presse au rendez-vous pour le grand départ ! L’étudiant-type, portant son sac de sport en bandoulière, à moitié vide, cherche des yeux l’étudiante-type, qui, elle doit traîner péniblement sa lourde valise qu’elle a réussi à boucler malgré le duvet, les cinq paires de chaussures et les quelque 7 tenues de soirées. Non, nous partons bien pour deux jours.

L’excitation monte lorsque tous pénètrent enfin dans le car. Les 2A, les habitués, ont déjà prévu les places dans le fond et la bouteille de vodka ; les première année, eux, ont vite fait leur baptême de WEI : concours de passe passe shamallow de bouche en bouche, blagues coquines ou plus salaces, élection de miss & mister Car, et, enfin, les cars eux même sont baptisés : Car-cher, Car-kozy, DS-kar… et Car-masutra !

Arrivée à minuit, tant pis pour le retard, la nuit sera d’autant plus longue. Les corps se déhanchent au rythme de « Rock this party » de Bob Sinclair, des Spice Girls ou encore des musiques des 80’s : tous scandent les paroles des Démons de minuit et de Sunlight des tropiques. Les couples se forment, les joues rougies par l’alcool et les propositions olé olé font monter la température jusqu’à 6h du matin.

Lever difficile, au son doux et harmonieux du parlophone qui mime avec perfection le chant du coq. Revigorés par un généreux brunch, direction Rouen où l’on se disperse tellement pendant la chasse au trésor que certains se retrouvent à la terrasse de café. Charmante ville aux cent clochers.

Vous croyez que, fatigués de leurs ébats de la nuit précédente, les étudiants auraient négligé la seconde soirée ? Vous les connaissez mal ! Au contraire ! En guise d’ouverture, un petit groupe venu de la Russie profonde, étrangement assez réchauffé puisque (presque) en tenue d’Adam, vient nous interpréter un célèbre chant traditionnel, avec la danse pour illuster le tout. Deux véritables jeunes filles russes tentent, en vain, de les concurrencer, mais n’étaient-elles pas un peu trop habillées ?

Ce n’est pas fini, voici venue l’heure du concours de danse.

Un bonne dizaine de couples se lance dans un rock endiablé, les filles tombent, rebondissent, tournent, sautent, les jambes se croisent, se décroisent, un tourbillon nous étourdit, on ne sait plus pour qui voter. L’ambiance latina de la salsa nous charme, nous ensorcelle, nous éblouit. Le jeu de la séduction est au rendez vous. R’n’B, qui est prêt à relever le défi ? C’est le style, le rythme, la frime, la classe quoi ! Bravo aux ptits rock’n’rollers chanceux qui ont gagné le Ipod !

La soirée est repartie, l’alcool aussi, les rencontres se mutiplient, s’additionnent, se divisent et se subdivisent ! Merci au jeu des paires: l’esclave a retrouvé son maître, la Belle sa Bête, Mickey sa Minnie, Bill Clinton sa Monica Levinsky, avec, à la clef, une coupe de champagne. D’où ces jeunes gens de plus en plus éméchés, vibrant d’impatience devant le strip-tease (improvisé ?) de ces messieurs et demoiselles qui jouent avec le feu !

On se couche à l’aube, le temps d’une courte nuit (euh, matinée) et c’est déjà l’heure du « debout, réveillez vous ! » Tous en forme pour les « olympiades » du sportif dimanche après-midi. Au programme : babyfoot humain avec également des équipes féminines (dont les célèbres « girls can foot »), tirage à la corde, relais de Pastis, gobage de flanc, etc. Tout le monde participe, ben oui, il y a que des cadeaux au bout du compte : merci pour les adorables t-shirt Kazakhstan et les magnifiques pull « Haute Normandie » !

Photos de groupe souvenir, puis en route pour Paris, ville lumière… les yeux se ferment. Peut être rêve-t-on, quelques derniers instants, de ce beau week-end d’intégration avant de revenir à la réalité de la rue Saint Guillaume ?

5 Comments

  • margaux

    girsl can foot = les meilleureeesss!!!!!
    ss oublier les funky groovy, rois et reines du Pastis- racing et du lancer d’oeufs!!
    vive le WEI et bravo pr vos articles 😉

  • Max

    "L’ambiance latina de la salsa nous charme, nous ensorcelle, nous éblouit. Le jeu de la séduction est au rendez vous."
    C’est tout à fait ça, chère Benedicte! Viva la salsa…^^

    Article très sympa!

  • Vasco

    Le trait est sensible, le verbe sans compromissions, pour un sujet délicat et déja bien discuté.. Le style autant que le plaisir s’imposent ici comme une évidence.. ^^

  • Manu

    Je sais pas si c’est intentionnel mais ça m’a fait bien rire :

    "L’étudiant-type, portant son sac de sport en bandoulière, à moitié vide, cherche des yeux l’étudiante-type, qui, elle doit traîner péniblement sa lourde valise qu’elle a réussi à boucler malgré le duvet, les cinq paires de chaussures et les quelque 7 tenues de soirée. […] L’excitation monte lorsque tous pénètrent enfin dans le car."

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