Stop and go, en un mot ? La liberté ! (5)

Ils ont le pouce levé, le sac bien vissé dans le dos et la débrouillardise dans la peau. Ils sourient tout le temps, vont à Sciences Po en stop et aiment quitter l’ambiance 27 pour des contrées plus exotiques (Reims, ça fait quand même un peu loin pour des parisiens pure souche…)

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En quelques semaines, Stop and Go est devenue la « happy association » avec un concept inédit, une communication bien rôdée et des projets pleins les sacoches : proposer aux étudiants de découvrir le stop, rien que le stop, une touche de découverte en plus, celle du sciences pistes à côté en Boutmy à qui on n’ose pas adresser la parole et qu’on rencontre dans un contexte un peu différent, en dèche sur le bord de l’autoroute. Sortir un peu de Sciences Po, lâcher le vélib’, les soirées parisiennes, partir ailleurs, voir…

Succès ! Son apparition dès la fin de l’année dernière a permis à Stop and Go de se faire connaître progressivement, dans la lignée des Binouze Bikers et du prix Jack Kerouac. Mathieu, le président de l’association, interrogé à propos de la naissance du projet, confie :

« Stop and Go est né d’un fantasme personnel ; la volonté de faire découvrir un moyen de transport fun, économique, humain, écologique,… bref l’aventure avec un grand A. L’idée était aussi de rompre avec le rythme “wei-soirée-conférence” ». Nadim, membre du staff, ajoute : « Le concept de l’association, c’est aussi la simplicité et la spontanéité : partir sans se poser de questions, avec seulement un sac à dos et un sac de couchage ! ».

Une bonne comm’, le soutien de l’administration, et le tour est joué ? Pas si simple. Au-delà du trip « je prends mon pouce en l’air, ma b*** et mon couteau », Stop and Go la joue sérieux niveau organisation : assurances, voiture balai qui récupère les trainards ou les malchanceux qui n’ont pas trouvé une voiture pour les embarquer… Largage en pleine jungle, juste ce qu’il faut.


Groupe_w-e_Reims.jpgA la fin du mois de septembre, ils les ont largué, les amarres. Ou plutôt jeté la navigo et laissé la voiture de papa. En route pour un premier périple à Reims fin septembre, cinquante étudiants ont pris The Road you know like Jack Kerouak and his best friend Neal Cassady, discovering french courtyard, campesinos et autres curiosités de l’arrière-pays français – c’est faux on le sait tous, mais tout le monde ne connaît pas la magnifique région qu’est la Champagne, alors entretenons les clichés – à deux heures de la capitale. Une distance idéale, pour tester le concept, la capacité, et ne pas trop décourager les derniers. Si vous avez croisé des jeunes avec des pancartes colorées et un foulard rouge au bord de la route, c’étaient eux ! Reims fut l’occasion d’une petite parenthèse pour les sciences pistes et surtout celle d’une heureuse rencontre avec les étudiants de Sciences Po Reims. Encouragée par l’administration de l’IEP, Stop and Go veut favoriser le rapprochement inter-campus, en plus du rapprochement inter-étudiant. Une réussite, tant par l’ambiance et le plaisir de tous les étudiants autostoppeurs, que pour l’arrivée à bon port de tous ces pouces en l’air. L’accueil du BDE Reims ? Explosif. Le rallye du dimanche à travers les vignes de Champagne ? Enivrant. La découverte du terroir français ? Passionnant pour les étrangers, avec un singapourien qui rencontre une vache pour la première fois, des brésiliens qui traversent l’autoroute et se font récupérer par la police, puis repartent tellement séduits par le concept qu’ils veulent l’exporter dans leur université, ou des américains, canadiens, australiens, chinois, vénézuéliens, équatoriens impressionnés par la qualité de la « french touch »… « Sacré Hubert », dirait l’autre.

523191_194086164059437_386025966_n.jpgFlora, membre du premier binôme arrivé à Reims et donc grande gagnante de ce week-end Stop and Go, témoigne : « c’est un peu comme un mini-WEI en fait, les mêmes chansons de Parisiens en province, une ambiance de folie, et beaucoup de champagne ! » Et d’ajouter : « Stop and Go en un mot ? C’est la Liberté ! ». Le BDE n’a qu’à bien se tenir, Stop and Go sait s’y prendre.

Alors foncez : votez pour eux ces jours-ci s’il vous reste une petite voix et surtout jetez-vous sur les premières places du prochain périple – ils la jouent secret, nous n’avons ni date ni destination pour le moment. Une chose est sûre, si Reims ne vous attirait pas, qu’un trip à Poitiers, au Havre ou à Nancy ne vous botte pas trop non plus, patientez, patientez. Réservez vos mois de mai et de juin 2013, pour embarquer avec Stop and Go à travers l’Europe, jusqu’à Istanbul. Joli challenge : partir (le nombre d’étudiants n’est pas encore défini) sur les routes du continent, se retrouver dans des villes-étapes tous les deux ou trois jours, pour arriver, environ après, dans la capitale turque. La semaine prochaine, les premières discussions autour de ce projet commencent. Le staff invite tous les volontaires intéressés par le projet à venir échanger avec eux sur la destination, les étapes et les modalités du voyage…

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