Vie du campus

Interview P.A.V.é.S

Depuis quelques semaines, l’association P.A.V.é.S. tracte en péniche pour communiquer à propos de leur dernier projet, une cafétéria alternative qui serait installée dans l’ancienne cafet du 13, rue de l’Université (ou bâtiment René Rémond pour ceux qui arrivent à prendre l’habitude). LaPéniche a rencontré Amélie (diplômée) une des responsables du projet : interview.

LaPéniche : Bonjour ! Tu pourrais te présenter et présenter ton asso ?

Amélie : Je m’appelle Amélie Le Provost, je suis diplômée du master Affaires Publiques depuis un an et actuellement trésorière de P.A.V.é.S.

P.A.V.é.S. est une association loi 1901 qui s’est créée en juin dernier après les manifs anti-CPE. Le but des étudiants qui la composent est d’agir, de réfléchir et d’informer sur des thèmes de société qui nous tiennent à cœur, sans parti pris idéologique ; l’objet de l’association n’est donc pas fermé, nous sommes ouverts à toute proposition d’action.

LaPéniche : Un mot sur les actions que vous avez déjà mises en place ?

Amélie : L’année dernière, nous avons créé l’opération « Jardin propre », en récupérant et empilant dans la péniche les déchets ramassés dans le jardin pour sensibiliser les étudiants au respect de l’environnement et du personnel d’entretien. Cette année, nous avons organisé plusieurs conférences, sur le développement durable et la décroissance, sur la ségrégation sociale/spatiale ou encore sur le thème des élections en partenariat avec l’association « Votez banlieue ». Nous participons également au collectif Ecocampus avec d’autres associations/syndicats de Sciences Po.

Nous avons également mené un partenariat avec des jeunes des Ulis autour de la photo sténopé (« Paver le périphérique »), qui a donné lieu à une expo pendant la SDA.

LaPéniche : En quoi consiste votre nouveau projet, C.A.F.é.S. ?

Amélie : Nous souhaiter créer une cafet « alternative », qui serait un lieu de vie étudiante, un lieu de rencontre ouvert à tous dans un cadre plus chaleureux et convivial, mais également engagé sur la thématique du commerce équitable et de l’agriculture bio. Ce serait un lieu autogéré par les étudiants.

LaPéniche: D’où vous est venue cette idée de cafet alternative ? Qu’est-ce-que vous reprochez aux actuelles cafets de Sciences Po ?

Amélie : L’idée a germé en fin d’année 2006, partant du constat de l’absence de vrais lieux de vie étudiante à Sciences Po ; par ailleurs, il n’y a pas non plus d’endroit à Sciences Po où acheter des produits issus du commerce équitable ou de l’agriculture bio, et cela correspond tout à fait à l’esprit d’éthique et de solidarité que nous souhaitons communiquer. Pour les actuelles cafets, elles sont certes très pratiques et pas chères, mais ce ne sont pas des lieux chaleureux et conviviaux ni des espaces de réflexion/débats, qui tiendraient compte des souhaits des étudiants et des associations comme nous voulons le faire.

LaPéniche : Quel rôle donc pour les assos et les étudiants de Sciences Po ?

Amélie : On veut faire de ce lieu une plateforme où les associations, syndicats et étudiants à titre individuel pourront organiser des événements comme des débats, des conférences, des expos ou même des pièces de théâtre… P.A.V.é.S. organiserait également des événements. On aimerait bien mettre en place une bibliothèque autogérée avec des ouvrages « alternatifs », une presse différente de ce que Sciences Po peut offrir traditionnellement. On veut en faire un lieu d’ouverture.

Pour ce qui est du rôle des étudiants, tout le monde est bienvenu pour la gestion quotidienne. On compte sur des bénévoles qui s’investiraient une ou deux heures par semaine, voire plus. Les personnes qui s’investiraient vraiment auraient la possibilité de participer à la prise de décision, ce n’est pas un mécanisme fermé.

L’autre rôle que les étudiants ont à jouer, c’est dans le soutien ! Pour l’instant, C.A.F.é.S. en est encore à l’état de projet, même s’il est bien avancé. Nous faisons régulièrement du tractage en péniche pour communiquer dessus, et nous faisons remplir un sondage aux étudiants pour connaître leurs attentes et leurs envies (tract à déposer dans l’urne jaune à cet effet en péniche, vous pouvez aussi le télécharger dans la newsletter de Sciences Po et le renvoyer à paves-asso@hotmail.com), puisque cette cafet leur est destinée !

LaPéniche : Et avec l’administration, vous en êtes où ? Vous pensez que le projet va marcher ? Et si oui, ce serait pour quand ?

Amélie : On a déjà eu plusieurs contacts avec Julien Palomo, et notre projet devrait être présenté en commission paritaire en juin ou juillet. L’échéance est brève, notre dossier devra être abouti. C’est pourquoi on compte aussi sur les soutiens des étudiants.

Si le projet passe, on espère pouvoir mettre la cafet en place d’ici octobre prochain, sous réserve des aménagements nécessaires.

LaPéniche : Un mot pour conclure ?

Amélie : Un autre CAFéS est possible ! On compte sur votre soutien !

12 Comments

  • jerome

    c’est vrai, vos commentaires sont dignes de reflexions d’adolescents!
    ca vous derange tant que ça qu’il y ait encore quelques personnes qui réfléchissent?

  • admirateur impartial

    Arrêtez vos commentaires à la con sérieux.
    on a la chance d’avoir des gens qui vont se mobiliser l’année prochaine pour nous donner bonne conscience en nous faisant croire qu’on va participer au bien de la planète. c’est super je trouve.

    c’est vraiment intéressant comme expérience, surtout en termes de convivialité: paske la cafet "gymnase" est clairement glauque, sombre et mal conçue.
    et l’ancienne cafet fumeur est super laide.

    et s’ils arrivent à pratiquer des prix autour de ceux du CROUS, je suis prêt à abandonner mon sandwich viennois jambon-fromage (…) et à marcher 5 miinutes dans le 7ème pour soutenir leur petite initiative.

    BRAVO.

    et en plus, Amélie a l’air super mignonne. donnez moi une bonne raison pour ne pas la soutenir !

  • Zineb

    Ehhh non désolés de vous décevoir mais on ne compte pas faire des sandwichs au guacamole bio/équitable/etc etc. de Bolivie à 5 euros la bouchée… C’est censé être dans la même fourchette de prix que le CROUS, étant donné que tous les produits ne pourront/ne seront pas issus de l’agriculture bio ou du commerce équitable. Et de toutes façons on ne compte pas proposer que ce type de produits mais juste les introduire pour que ceux qui les demandent les trouvent à Sciences Po. Et quand on a tenu des stands, les produits qu’on a vendu ne coutaient pas plus cher qu’un twix ds un distributeur, dc bon.nla question des prix n’est pas tellement problématique.. et en plus, au dela de la vente, c’est aussi un espace ou les assos pourraient exposer/organiser des évenements etc etc. (parce que les expos ds le petit hall, c bien mais pas trop.) sur ce, j’arrete la propa..euh..la promotion du projet.

  • Laurie

    Moi je trouve ça vraiment sympa comme initiative, et puis, ça n’oblige pas ceux qui trouvent ça nul à y aller… C’est que du bonus !

  • Valentine

    Ca peut donner quelque-chose de vraiment intéressant, même si je n’aurai pas l’occasion de voir ça en octobre.
    Chouette interview

  • Bilbo

    Intéressante cette initiative, mais vous n’évoquez pas le coût des produits que vous souhaitez y vendre… Si c’est un coup à payer 5€ le sandwich, je préfère encore la cafet crous ! Bha ouais faut pas déconner, les Boliviens on s’en tape 🙂

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