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Zemmour et Mélenchon : des invités jugés indésirables à SciencesPo ?

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SciencesPo nous apprenait à ne jamais rester sec, à parler toujours (…) : cette école est l’ennemie du silence” assurait Marin de Viry -chroniqueur littéraire pour la Revue des deux Mondes- dans la revue Charles du printemps 2013 consacrée à SciencesPo.

Nonobstant le large consensus de centre-gauche qui règne parmi les étudiants foulant chaque jour le sol de la péniche, cette dernière en effet a pris l’habitude de recevoir la visite de quelques personnalités qui s’aventurent bien au-delà des frontières du spectre politique sciencepiste.

C’était le cas en 2012 de Marine Le Pen vociférant contre les “enfants de bourgeois” en train de la siffler devant l’amphi Boutmy ou d’Alain Finkelkraut tentant d’échapper tant bien que mal aux étudiants venus le chahuter lors d’une conférence en 2008.

Mais ce SciencesPo ouvert à tous les vents, aussi clivants et peu consensuels soient-ils, semble désormais engagé dans une voie bien différente.

 

Melenchon relégué au sous-sol d’un bâtiment annexe

Les difficultés éprouvées récemment par le Front de Gauche SciencesPo pour inviter Jean-Luc Mélenchon posent en tout cas certaines questions quant à la politique de l’administration.

Fin septembre, la section sciencepiste du FDG avait formulé une demande de réservation de l’amphithéâtre Boutmy : Jean Luc Mélenchon avait en effet accepté de venir à SciencesPo le 19 novembre à 19h15.

Or, cette demande avait été immédiatement refusée par la direction de la vie étudiante au motif que l’amphithéâtre Boutmy ne pouvait pas être réservé par une association politique. Un argument qui laisse perplexe sachant que l’UMP SciencesPo avait pu inviter sans aucun souci Nathalie Koscizusko Morizet en Boutmy le 13 novembre 2013. D’ailleurs, lorsque Nicolas Thomas, l’ancien président de la section avait “effectué la demande, l’administration ne m’ [lui] a posé aucun problème pour accéder à ma [sa] requête et réserver Boutmy” assure-t-il. Julien Palomo que nous avons interrogé dément toutefois avoir exposé cet argument auprès du Front de Gauche.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Thomas, l'ancien président de l'UMP SciencesPo, dans l'amphi Boutmy en novembre 2013. Credits : Pascal Legrand
Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Thomas, l’ancien président de l’UMP SciencesPo, dans l’amphi Boutmy en novembre 2013. Credits : Pascal Legrand

 

Mélenchon a donc dans un premier temps été étrangement relégué dans l’amphithéâtre Chapsal. Pourtant, Pierre-Yves Cadalen, membre du bureau FDG, se disait “sûr de pouvoir remplir Boutmy avec un invité pareil, c’est dommage”.

Pas de Boutmy donc, et pas de Chapsal non plus au final. Julien Palomo a en en effet annoncé à Pierre-Yves Cadalen début novembre que Jean-Luc Mélenchon serait finalement déplacé au sous-sol du 13 rue de l’Université, dans l’amphithéâtre Jean Moulin.

La raison avancée était la venue de Jean-Yves Le Drian, l’évanescent ministre de la Défense, le même jour à la même heure  pour une conférence intitulée “Quels choix de défense dans un environnement budgétaire contraint ?” et réservée aux étudiants de l’Ecole des Affaires internationales. “Ca me semblait indigne de faire venir Mélenchon dans cette salle petite obscure donc on a préféré annuler la conférence” explique Pierre-Yves Cadalen.

L’invitation de Jean-Yves Le Drian par Ghassan Salamé, doyen de l’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po le même jour et la même heure que Jean-Luc Mélenchon pose en effet question sur la volonté supposée de l’administration d’écarter Jean-Luc Mélenchon du 27. Julien Palomo s’en défend et explique que l’agenda chargé de M.Le Drian a poussé son cabinet à imposer ce créneau horaire là au dernier moment. Mais pourquoi ne pas avoir proposé une autre date au Front de Gauche ? M.Palomo assure que le planning de Boutmy était complètement plein toute la semaine, il n’y aurait apparemment pas un seul créneau horaire disponible. 

Eric Zemmour lors d'une séance de dédicaces du Suicide Français. Crédits : Europe1.
Eric Zemmour lors d’une séance de dédicaces du bucher des vaniteux. Crédits : Europe1.

 

Zemmour : l’administration dit non “pour des raisons de sécurité

Mais surtout, le cas Mélenchon est loin d’être isolé. Critique de la Raison Européenne (CRE), l’association eurosceptique de l’école qui rassemble souverainistes de gauche et de droite, s’est récemment vue refuser l’organisation d’une conférence avec Eric Zemmour.

Grâce aux contacts d’une des militantes de l’association avec le polémiste, CRE avait obtenu l’accord de principe d’Eric Zemmour pour organiser une conférence qui aurait du avoir lieu la semaine du 24 novembre. L’attachée de presse de Zemmour chez Albin Michel, Isabelle Muller, avait même donné un accord définitif.

Mais lors d’une première visite de Nicolas Pouveau –le responsable de CRE SciencesPo cette année– au bureau de la vie étudiante la semaine du 13 octobre, ce dernier s’est vu imposer un certain nombre de conditions. Pas de dédicaces, pas d’auditoire composé de non-sciencepistes et surtout, pas de Zemmour comme seul et unique intervenant, sa venue devant prendre la forme d’un débat ou d’un échange à plusieurs voix.

L’économiste Jacques Généreux ayant donné son accord pour participer à l’évènement autour du thème “L’U.E : un suicide français ?”, Nicolas Pouvreau est revenu à la charge après les vacances de la Toussaint. Cette fois, le discours de Julien Palomo, responsable de la vie étudiante s’est avéré être beaucoup plus ferme : “pour des raisons de sécurité”, SciencesPo ne peut pas accepter l’organisation d’un tel évènement dans ses locaux. Rebelote la semaine suivante lorsque Raphaël Audoire et Davy Rodriguez, deux membres actifs de l’aile “gauche” du CRE- se sont déplacés une troisième fois au bureau de la vie étudiante.

Des cars de CRS boulevard St Germain pour le forum SciencesPoTV. Photographie : Guillaume Casel.
Des cars de CRS boulevard St Germain pour le forum SciencesPoTV. Photographie : Guillaume Casel.

Avant de conclure précipitamment à une décision d’ordre politique, il faut admettre que les “raisons de sécurité” invoquées par Julien Palomo sont le reflet de deux réalités objectives.

Premièrement, SciencesPo, à cause de l’éparpillement de ses bâtiments et de ses nombreuses ouvertures, est un établissement particulièrement peu sécurisé : la venue d’un intervenant comme Zemmour mobilise donc des moyens humains et financiers conséquents. « SciencesPo est au coeur d’un quartier avec des petites rues étroites, Boutmy a une grande baie vitrée, bref, ce n’est pas idéal en matière de sécurité.  SciencesPo est d’ailleurs obligé de payer un service de sécurité d’une société extérieure régulièrement » affirme Julien Palomo.

Deuxièmement, la médiatisation de l’établissement, sa position particulière, chaque événement potentiellement sensible peut facilement provoquer des mobilisations. Les échauffourées de l’an passé lors de la venue de Walleyrand St Just et de la (non) venue de Florian Philippot en sont la preuve. Et ces débordements ont tendance à sérieusement agacer les appariteurs, obligés une fois par semestre de s’improviser policiers anti-émeutes : cette grogne du côté des agents de sécurité n’est pas non plus étrangère à la réticence de SciencesPo de faire venir Eric Zemmour.

Nigel Farage, le leader d'UKIP
Nigel Farage, le leader d’UKIP

 

Une volonté de dé-politiser SciencesPo à l’oeuvre ?

Mais ces raisons techniques ne convainquent pas Davy Rodriguez. “Il est possible qu’il y ait une volonté politique d’empêcher les gens de s’exprimer, d’empêcher que le clivage ne s’exprime”. “Ces deux affaires qui interviennent en même temps nous paraissent symptomatiques d’un rétrécissement du champ des invités tolérés à Sciences Po.« ” ajoute Nicolas Pouvreau.

Car si “les raisons de sécurité” invoquées dans le cas de Zemmour peuvent paraître comme éventuellement légitimes, ce n’est absolument pas le cas de Nigel Farage, le leader d’UKIP, qui a accepté de venir à SciencesPo sur proposition d’Alexandre Loubet, actuellement en stage auprès d’EUDemocrats. Or, là aussi, l’administration ne se montre pas forcément très favorable à l’idée que Farage franchisse les grilles du 27 Rue Saint Guillaume, Julien Palomo ayant indiqué lundi 17 novembre à Nicolas Pouvreau que l’administration allait « étudier la question« . Sans s’avancer plus que ça.

Le britannique, libéral-conservateur farouchement eurosceptique,  ne dispose pourtant pas vraiment d’une notoriété exceptionnelle en France. “ »Zemmour est peut-être quelqu’un de très clivant dans le contexte actuel. Mais Farage, lui, est beaucoup moins médiatisé en France. Pas sûr que les habituels trouble-fête se mobilisent…« ” affirme Nicolas Pouvreau.

Pour Nicolas Pouvreau, ce contrôle drastique des invités n’est pas à mettre au passif de la direction de la vie étudiante : “cela ne vient pas des responsables de la vie étudiante, qui restent toujours aussi disponibles et ouverts. Dans le cas Zemmour, le veto ne venait à mon avis absolument pas de Julien Palomo, même s’il fut obligé d’assumer cette décision devant nous”. Même son de cloche du côté de Davy Rodriguez : “je n’ai rien à reprocher à Palomo, il fait son boulot plus qu’honnêtement”.

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Un appariteur devant l’amphi Boutmy pendant le forum des municipales. Photographie : Amal Ibraymi.

Plus qu’une réticence de la direction d’inviter des personnalités qui s’éloignent du corps doctrinal de SciencesPo, ces trois « affaires » témoignent plutôt d’une volonté d’éviter les remous qu’a pu connaître SciencesPo dans le passé. « Il y a une lassitude générale parmi le personnel à l’idée que chaque événement puisse créer une atmosphère électrique » affirme Julien Palomo, qui assure avoir reçu plusieurs mails d’étudiants excédés parce qu’ils n’avaient pas pu entrer dans l’établissement lors du blocage de l’entrée du 27 pour le forum SciencesPo TV notamment.

Les étudiants seraient en réalité de moins en moins politisés, et l’administration n’aurait pas vraiment envie de « sortir l’artillerie lourde pour assurer la bonne tenue d’une conférence à laquelle cent personnes vont assister au détriment de tout une communauté » ajoute Julien Palomo.

Le refus d’inviter Eric Zemmour à SciencesPo apparaît au fond comme une nouvelle étape dans la business-schoolisation de l’école. Eviter le clivage et les incidents à tout prix pour cultiver une image aseptisée et dépolitisée, tel semble être le mot d’ordre de ces orientations.

Quitte à donner l’impression que l’Institut d’Etudes POLITIQUES de Paris cherche plus à prendre exemple sur l’IPAG des années 2010 que sur la Sorbonne des années 60. Ce serait porter atteinte à l’essence même de l’école : la plupart des sciencepistes n’ont pas candidaté à l’école des sciences politiques pour vivre à l’écart de la politique. Ils ont en partie candidaté pour entendre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour.

 

NB : article repris sur la page Facebook de Jean-Luc Mélenchon

 

19 Comments

  • Luc

    Je déplore la tournure que prend la rédaction de la Péniche cette année. Oui, à mon sens c’est un problème de ne pas pouvoir inviter des personnalités des extrêmes, qu’on les aime ou non.
    De là à tomber dans la théorie complotiste de la direction de Sciences Po censé tous nous réduire le cerveau en cendre par la pensée unique, franchement c’est minable. On voit bien que la péniche n’a pas organisé de grosses conférences avec des personnalités influentes. Donc non ce n’est pas Sciences Po qui a fixé la date de la conférence de Le Drian, mais bien le cab’ de Le Drian.
    De même, l’assertion de l’école de centre gauche est une insulte à tous les sciencespistes qui sont justement censés affiner leur exercice critique et saisir le monde dans sa complexité. A part quelques excités de l’UNI et de l’UNEF (et des partis), je pense qu’il est bien hasardeux de vouloir ranger les étudiants dans des catégories aussi arbitraires que gauche/droite/centre (parfois combinées).
    Tout comme dans les cas de la bataille Sciences Polémique/Révolte Toi ou sur Ready Togo, je trouve que la Péniche verse dans une sorte de sensationnalisme mal venu à Sciences Po (et de faible valeur de surcroit), sur des sujets qui mériteraient au contraire une réflexion un peu plus fine.

  • Baptiste

    Ah! La SciencePO, hein? C’est un milieu plus ouvert que les Fac de Droit, mais ça garde tout de même une réputation assez sélectif comparé aux facs de sciences.
    Enfin, qu’une université n’ai pas d’amphi de libre après 19h pendant une semaine me laisse perplexe…

  • Bien Dommage

    C’est quand même regrettable… Ils ne me semblent pas que n’y Mélenchon, ni Zemmour, ni Finkielkraut, ni Philippot soient des « indésirables » ===> merci marie, la tolérance n’est pas toujours là où l’on pense qu’elle se trouve … Par contre l’intolérance n’est jamais très loin j’ai l’impression. Etre disposer à écouter quelqu’un, ça ne veut pas dire cautionner. D’ailleurs bon nombre d’étudiants souhaiteraient sûrement les entendre. Mais on n’ose pas l’exprimer, on se fait si vite taxer de fascistes et de racistes..

  • Quent

    Personnellement, j’ai fais deux ans à l’IEP et je l’ais quitté rapidos : ça me détruisait, totalement dépolitisant et ennuyeux. J’ai beaucoup regretté d’avoir tant travaillé au lycée pour rentrer dans une structure aussi piteuse. J’avais écris un ptit livre sur mon ressenti à l’époque. Je ne regrette rien, et je pense que ma plus belle victoire dans la vie est d’avoir quitté cette structure et d’être resté fidèle à mes idéaux.
    Amis, un conseil : rentrez y, et quittez le.
    Bien amicalement ! Bon courage, et bon cheminement spirituel ! ONE LOVE

  • AB

    « L’invitation de Jean-Yves Le Drian par Ghassan Salamé, doyen de l’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po le même jour et la même heure que Jean-Luc Mélenchon pose en effet question sur la volonté supposée de l’administration d’écarter Jean-Luc Mélenchon du 27. »

  • Marc RIVET

    Article intéressant même si l’on peut regretter les conclusions hâtives qu’il tire, quoi qu’il en soit, je suis assez d’accord avec l’administration pour éviter le remous médiatique autour de notre école déjà sous le feu des projecteurs souvent pour des affaires assez dégradantes (plagiat de la directrice executive de l’EJ, rapport de la cour des comptes…). Faisons nous discrets c’est la meilleure façon de préserver notre image!

  • Jean Cailleau

    « Nonobstant le large consensus de centre-gauche qui règne parmi les étudiants foulant chaque jour le sol de la péniche »
    Je m’interroge sincèrement sur votre prétention à faire du journalisme quand vous pouvez écrire une chose pareille. Non seulement, je ne suis pas du tout certain qu’on puisse affirmer que ce prétendu « consensus » existe en-dehors du fantasme de certaines personnes, mais en plus vous faites preuve d’un mépris totalement subjectif à l’égard des opinions de centre gauche qui n’a pas sa place dans un article journalistique.
    En effet, je ne prétends pas connaître le spectre politique de l’ensemble des sciences-pistes, mais j’ai rencontré des sympathisants de Mélenchon comme des soutiens de Nicolas Dupont Aignan ou du FN, en passant par des inconditionnels de Bayrou ou Borloo ou encore des apolitiques complets. Pour assener une telle chose, il serait opportun d’avoir une étude ou un sondage sur lesquels vous appuyer.
    Quant au mépris que vous exprimez pour le centre-gauche, si vous prétendez être journaliste, même étudiant, vous n’avez pas à l’exprimer. De plus, il me semble difficile de défendre l’accès aux tribunes sciences pistes pour toutes les opinions et dans le même temps mépriser ainsi certaines d’entre elles.

    • Claire

      Jean,
      Je pense que si le rédacteur s’est permis cette affirmation, c’est qu’au suffrage organisé à Sciences Po à l’occasion de la dernière présidentielle, François Hollande s’était vu gratifier – de souvenir- de plus de 60% des voix.
      Marine Le Pen n’obtenait alors que 1,4% des suffrages.
      Il semble donc opportun d’affirmer que la majorité des étudiants sont -ou du moins étaient- de gauche.

      L’auteur ne remet donc pas en question le fait que vous ayez « rencontré des sympathisants de Mélenchon comme des soutiens de Nicolas Dupont Aignan ou du FN, en passant par des inconditionnels de Bayrou ou Borloo ou encore des apolitiques complet » (encore heureux!), il relaie seulement ce qui semble (ou semblait) être une réalité politique au sein de l’établissement.

  • Salles

    @Alexandre Martin :
    Depuis 2010, JLM a été candidat à la présidentielle et a réuni 4 millions d’électeurs. Peut on imaginer pareil traitement par notre école pour d’autres responsables politiques de cette envergure ? Je ne le pense pas.
    D’autre part, il est absolument faux de dire que Mélenchon a une tribune à l’IEP plusieurs fois par an. En effet, ces dernières années, il est venu… 0 fois !

    • Alexis DLMDBTV

      Absolument faux, Mélenchon était en Boutmy en 2010 à l’occasion d’une conférence de Jeune République sur l’Afghanistan, et ça n’avait posé aucun problème, aux côtés notamment de Dominique de Villepin. Il est absurde d’extrapoler à ce point, quand on sait très bien que Jean Moulin a reçu de nombreuses conférences et pas des moindres. Bien loin d’un placard miteux au sous-sol, certains feraient bien de se rappeler qu’il s’agit de l’ancien amphi de l’ENA 😉 Pas d’affaire, donc, mais un article vain et sensationnaliste.

  • Relis tes légendes mec

    « Eric Zemmour lors d’une séance de dédicaces du Suicide Français. » C’est problématique quand derrière lui y’a un présentoir rempli d’exemplaires du ‘bûcher des vaniteux’.

  • Théophile

    Bravo pour vos articles La Peniche cette année est de très bonne qualité! De vrais articles de fond sur notre école qui n’est pas « parfaite » à bien des égards. Il ne faut pas que Sciences Po s’enferme dans un consensus mou qui fait le jeu des extrêmes!!

  • Alexandre Martin

    J’ai vu une conférence de Mélenchon en 2010 en Jean Moulin (par ailleurs loin d’être plein) organisée par le front de gauche, il n’avait pas l’air plus choqué que ça par la salle.

    Quant à Le Drian, le bonhomme ne vient pas régulièrement à SciencesPo (contrairement à Mélenchon qui vient parler plusieurs fois par an) et ses fonctions du moment méritent autrement plus d’attention ainsi que le Boutmy.

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