• Associations : une semaine pour se faire connaître et reconnaître

    Nous l’avons tous écrit dans notre grandiloquente lettre de motivation d’aspirant sciences-piste : ce qui nous intéresse dans le cursus proposé à l’IEP, ce sont autant « la pluridisciplinarité de la formation » et « l’ouverture à l’international » que le « dynamisme de sa vie associative ». Et à l’oral, poussant le vice jusqu’à la lie, nous avons tous chanté l’éloge d’une association fantôme savamment tirée au sort devant les regards inquisiteurs d’un jury encravaté, qui assistait amusé à notre frénétique piétinement du tapis et de nos derniers restes de dignité. Étudiants de Sciences Po ! Il est grand temps de montrer au monde entier que toutes…

  • BDE : Service Après Vente d’une hotline pas comme les autres.

    « Minitel, Maxi Love » telle fut la devise de « 3615 SCPO » pour se faire élire, en mai dernier, nouveau BDE de notre chère école. Les bras chargés de promesses, d’autocollants roses et de tartelettes au chocolat, ils avaient largement emporté la majorité des suffrages, bien que la liste d’ « In Pipo Veritas » n’ait pourtant pas démérité. Armées d’une machine de communication quasi professionnelle et d’une organisation remarquable pendant la campagne, les voix suaves de notre minitel rose laissaient présager le meilleur pour l’année à venir. Ce ne sont ni le dynamisme ni la joie de l’équipe qui manquaient à l’appel ! Mais…

  • Arthur Dreyfus, trublion de la création

    1986 : naissance à Lyon 2010 : Parution de La Synthèse du camphre (Gallimard), son premier roman. 2012 : sortie de Belle Famille, qui reçoit le prix Orange du livre, et sera prochainement adapté au cinéma. 25 ans et autant de projets en cours, Arthur Dreyfus n’a pas grand chose à voir avec le stéréotype du sciences-piste. Alors que tous suivaient consciencieusement leurs cours au 27, lui s’attelait d’ores et déjà à écrire, écrire et écrire encore. Passé par la rue Saint-Guillaume en 2008 pour y suivre un master Marketing, ce boulimique de création est aujourd’hui vu comme l’un des espoirs artistiques de…

  • Succession Descoings (2) : Après « l’hyperdirecteur », le directeur « normal » ? Entretien avec Dominique Reynié

    Premier des quatre candidats encore en lice pour la succession de Richard Descoings à accepter de nous rencontrer, Dominique Reynié est un pur produit de Sciences Po. Diplômé de l’institut (promotion 1983) où il obtint un DEA en sciences politiques, il ne quittera jamais véritablement la maison : après avoir passé l’agrégation, il revient comme maître de conférences puis professeur des universités au 27 rue Saint Guillaume. Chercheur au Cevipof, il est également directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), un think tank « libéral, progressiste et européen » proche de l’UMP qui a obtenu la semaine dernière le second prix du…

  • Autopsie du discours latourien : Sciences Po, l’université anormale, les capteurs et les détours

    A l’occasion de cette Nuit de la Culture et de la leçon de Bruno Latour, « Sciences Po est-elle une université normale ? » on aurait pu craindre l’auto-masturbation intellectuelle qui nous aurait conforté dans notre belle vision de Sciences Po en tant qu’école exceptionnelle. On aurait pu craindre la plate conférence, le banal exercice de style, qui aurait vanté les qualités de la méritocratie et de l’égalité des chances. On aurait enfin pu redouter l’éloge, le tombeau, le pimpant hommage à notre Directeur, « forgeron et refondateur » de notre « Maison ». Bruno Latour a été dans l’entre-deux, évitant nos craintes, s’emballant parfois…