• Vie du campus

    Un WEI sale, scandaleux, mais épique

    « Qu’attends-tu du Ouèye ? » demandais-je avant le départ en autobus à une sémillante jeune fille. « Sex, drugs & alcohol » beugla-t-elle sans grande surprise. Chaque école supérieure a ses grands rassemblements, ses instants de communion qui savent souder dans l’alcool et la bonne humeur ceux qui y vont, et marginaliser ceux qui n’y vont pas. A Assas, on s’intègre en buvant du litron estampillé Action Française, la cuvée du père Maurras. A l’IEP de Toulouse, peut-être se dessoude-t-on l’œsophage dans de la raclure de fond de tonneau frelatée. S’intégrer. S’intégrer dans une bande de demi-potes en compagnie desquels on s’intègre 5 grammes…

  • Vie du campus

    Gardez la Magie ! (épisode 2)

    Suite à une première édition, LaPéniche donne cette année encore la parole à un élève de première année pour qu’il nous raconte son arrivée dans notre école Karl Zéro nous a propulsés dans la peau de Jacques Chirac. Spike Jonze, dans la peau de John Malkovitch. Tâchons de vous cadenasser dans ma peau de brand new 1A en goguette rue saint Guillaume… Maman pleure au téléphone en m’annonçant mon succès au concours. Papa nous invite chez Flunch. En certaines circonstances, fluncher dans une zone commerciale picarde vaut tous les Fouquet’s du monde. « Sciences Po Paris », comme un orgasme quadrisyllabique. J’exulte.…

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    La troisième année, ou le bûcher des vanités

    Ce n’est pas un scoop : la troisième année à l’étranger est un des moments clés de la vie du sciences piste, l’année la plus cool diront certains. A tel point que, esprit de compétition oblige, la 3A se transforme vite en guerre de tous contre tous pour gagner la palme de celui qui aura eu, aux yeux des autres, l’année la plus riche en expériences et la plus impressionnante en termes de souvenirs et de rencontres.

  • Vie du campus

    Des Catalans à Paris ! (Finale du Top 14)

    L’amertume, la déception, la tristesse.. La sensation que l’on a en retournant à la Gare de Lyon, où nous attend le train retour, est particulièrement difficile à décrire lorsque l’USAP vient de perdre en finale. La journée commençait pourtant bien: des dizaines de milliers de Catalans s’étaient retrouvés, comme d’habitude, sur le Champ de Mars afin de faire griller saucisses catalanes et escargots. Le muscat et l’aïoli ont coulé à flots toute l’après-midi: la vague sang et or qui a déferlé sur Paris n’est pas passée inaperçue, et les petits couples retraités du VIIe ont pu découvrir avec bonheur (j’ose…