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Résumé du tournoi de Monte Carlo

Premier de grande importance et surtout premier Masters Series sur terre battue, le tournoi de Monte-Carlo nous donne généralement un aperçu de la forme des joueurs ainsi qu’un avant goût de la saison…alors soutenons les joueurs qui s’opposent à ce que ce grand tournoi soit déclassé et ne fasse plus partie des Masters Series, comme le voudraient les dirigeants de l’ATP qui ont déjà réussi à imposer une finale en deux sets gagnants au lieu de trois.

Alors que Lyon est déjà assuré d’un sixième titre consécutif, il y a comme un air de déjà vu qui flotte également sur le tennis masculin…une finale Federer-Nadal, ça ne vous rappelle rien ? Au lieu de s’arrêter sur cette « finale de rêve » pas plus surprenante que la présence d’un seul français en huitièmes, petit retour sur les évènements de la semaine monégasque.

Le plus marquant cette semaine aura été le retour en force de Ferrero, qui aurait pu dominer à nouveau le Rocher. L’Espagnol a été impressionant de facilité dans ses trois premiers matchs et a fait un point magnifique à la Nadal renvoyant des balles impossibles grâce à des courses incroyables, dans son match contre Gasquet –qui fut le plus accroché de sa semaine. Mais le double vainqueur de 2002 et 2003 a trouvé sur sa route l’impitoyable Fedex qui le priva d’une confrontation avec son bien-aimé compatriote Nadal.

Palme de l’inconstance à Safin qui menait 6-0 6-6 et a laissé filé quatre balles de match dans le tie-break décisif…ou carton rouge à Vliegen qui nous prive et d’un remake du match décisif de la Coupe Davis (Safin vs Paul-Henri Mathieu, pour ceux qui l’auraient oublié) et d’un Safin-Nadal, qui aurait été bien plus savoureux que la pale défaite du belge contre l’actuel roi de la terre battue ? A vous de décider…

Les français…le seul à briller a été Richard Gasquet. Le n°1 français a réalisé de belles performances, se rattrapant de justesse face à Ljubijic et s’inclinant logiquement –mais avec honneur- devant Juan-Carlos Ferrero. Gasquet s’est aussi illustré en double avec Julien Benneteau. Les deux français ont ainsi battu trois paires du top 10 – dont les tenants du titres Bjorkman et Mirnyi – pour arriver en finale où ils se sont inclinés contre les redoutables jumeaux Bob et Mike Bryan, actuels meilleurs mondiaux.

Nalbandian, le rare Argentin n’ayant pas perdu sa splendeur passée, confirme cependant son manque de forme actuel alors que Ferrer et Berdych eux confirment leurs bonnes performances et leur statuts de prétendants au top 10. Les deux ont d’ailleurs perdu respectivement contre chacun des finalistes, Berdych craquant en demie finale sous les coups de Nadal en seulement 84 petites minutes.

A propos des finalistes, que dire ? Ils ont évidemment fait une super semaine -malgré un lent début de Federer-, fait trembler les stats –500ème match gagné pour Federer, extension par Nadal de son nombre de victoires d’affilée sur terre battue à 67, améliorant inexorablement son record-, fait battre les cœurs et rougir les mains des spectateurs applaudissant toujours plus, à mesure de leur avancée dans le tournoi.

Le seul enjeu du remake de 2006 fut de savoir qui de Federer ou de Nadal s’imposerait et prendrait l’ascendant psychologique sur l’autre, notamment en vue de leur prochain duel à Majorque, sur un court mi-herbe mi-terre battue, construit spécialement pour que ces deux machines à gagner puissent s’affronter à armes égales sur leur terrain de prédilection. Ce match promet d’être nettement plus excitant que la finale monégasque remportée 6-4 6-4 par un Rafael Nadal foudroyant –et plus craquant et souriant que jamais-, qui devient ainsi le premier joueur à remporter trois fois de suite le tournoi de Monte Carlo depuis Ilie Nastase en 1971-73.

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