• Le Mag',  Musique

    Et Lou s’en alla… Hommage à Lou Reed

    Il aurait été un peu trop facile de faire une biographie de Lou Reed en usant du vocabulaire froid des encyclopédies, suivant scrupuleusement la procédure de l’hommage. La mort de Lou Reed, un dimanche matin qui plus est, n’est pas anodine : elle est une mutilation de plus à un monde du rock qui autrefois assumait ses pulsions les plus morbides. L’œuvre de Reed est comme une semaine où il n’y aurait que des dimanches, une fin prolongée, l’alcool aidant, pour repousser toujours insolemment le curseur de la vie. Pourtant, le regard du musicien a en lui une lueur perçante…

  • Vie du campus

    Autopsie du discours latourien : Sciences Po, l’université anormale, les capteurs et les détours

    A l’occasion de cette Nuit de la Culture et de la leçon de Bruno Latour, « Sciences Po est-elle une université normale ? » on aurait pu craindre l’auto-masturbation intellectuelle qui nous aurait conforté dans notre belle vision de Sciences Po en tant qu’école exceptionnelle. On aurait pu craindre la plate conférence, le banal exercice de style, qui aurait vanté les qualités de la méritocratie et de l’égalité des chances. On aurait enfin pu redouter l’éloge, le tombeau, le pimpant hommage à notre Directeur, « forgeron et refondateur » de notre « Maison ». Bruno Latour a été dans l’entre-deux, évitant nos craintes, s’emballant parfois…

  • Vie du campus

    Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

    Lapéniche.net publie en ce lundi une lettre de Lucie Huber, étudiante de Sciences Po en deuxième année, reçue la semaine dernière suite au décès de Richard Descoings. L’annonce du décès de Richard Descoings a bouleversé les étudiants de Sciences Po. À ce titre, il pourrait être offensant, moins d’une semaine après cet évènement, d’écrire un article qui ne soit pas un hommage à notre Directeur. Et pour cause. En cette heure douloureuse, ce n’est pas qu’une communion à la mémoire d’un grand homme à laquelle on assiste. Chaque élève semble être touché personnellement. Qu’y a-t-il donc à rajouter, me direz-vous ?…