Vie du campus

Sciences Po en 2008 vs Sciences Po en 2010

20081004-_MG_6943.jpgBeaucoup de choses sont sur le point de changer à Sciences Po à l’horizon 2010. La Péniche vous offre ici un bref aperçu de ce qui va changer, pas forcément pour vous, mais pour vos successeurs. Des articles plus approfondis sur la position et l’orientation des syndicats vous seront proposés. En attendant, voilà quelques éléments susceptibles de vous intéresser.

Cette année universitaire est marquée, pour la direction, par la fin de mandat de la plupart de ses membres. Besoin d’ idées nouvelles, de faire parler de soi, mais surtout de sortir Sciences Po d’une logique qui risque à long terme de s’avérer perdante. La réforme du concours, des droits de scolarité et de l’ouverture de Sciences Po à l’ international sont des sujets sur la table depuis votre première année (pour les plus vieux…). Les principaux syndicats de Sciences Po (UNEF, Nouvelle-Donne, UNI, Cé, Sud et Interzaid’) en ont fait souvent les thèmes de leur campagnes syndicales. Et à juste titre puisque les réformes ici ne se passent pas sans eux. Les élections syndicales sont donc primordiales. C’est en commission paritaire que tout se passe. Voici en résumé et en synthétisé ce que vous devez savoir :

Réforme du concours :

Le concours ne diversifie pas plus que la mention TB aujourd’hui, puisque presque tous les étudiants admis à Bac+0 l’ont obtenue en 2008 (seul 14 candidats admis ont eu moins de 15/20 au bac).
Très cher, décrié, aux épreuves parfois peu révélatrices selon certains, la direction songe très sérieusement à le supprimer d’ici 2010. La valeur du diplôme n’en serait pas amoindrie selon elle, puisque des universités prestigieuses telles que Harvard ou la LSE ont déjà et depuis longtemps adopté ce système d’ admission.

Position des principaux syndicats à ce sujet ?

A l’ Unef ,on veut la suppression de l’examen d’entrée depuis plusieurs années déjà, par soucis d’ égalité entre les étudiants, et on est donc d’accord avec la direction.

L’ Uni a dit non, pour préserver la valeur du diplôme.

Interzaide Fac verte a accepté, considérant que le concours étant trop français, il faut le supprimer.

Nouvelle Donne semblerait être d’accord pour la réforme mais contre la suppression de la sélection.

Droits de scolarité :

Ils seraient radicalement changés. Les frais de scolarité sont injustes selon la direction et devraient être modulés en fonction du master choisi. Finance et stratégie ne rapporte pas pareil que le master Recherche. Rien de neuf a priori. Le risque que souhaitent éviter les têtes pensantes de ces réformes seraient que les pauvres aillent en « master pauvre » et les riches en « master riche », si l’on peut s’exprimer en ces termes barbares.

Le master recherche pourrait devenir gratuit si une plus grande sélection était effectuée à l’avenir et si le master recherche aboutissait à un doctorat, car tout seul, il ne vaut rien sur le marché de l’emploi. De plus, dans la logique de la direction, il est très important dans les classements internationaux des universités d’avoir des doctorants. Cela permettrait à Sciences Po d’être mieux reconnue à l’échelle internationale et d’augmenter ainsi la valeur du diplôme.

Autre point de la réforme : les frais de scolarité des étrangers. Actuellement plafonnés à 5000 euro (environ), ils pourraient monter à 35 000 euro ( le montant est encore discuté au sien de la direction, certaines sources l’infirmant même complètment). Les raisons avancées de cette multiplication par 7 sont les suivantes.

Sciences Po a besoin d’argent. Nouveaux locaux, E-learning, requêtes associatives en tous genres, cela coûte excessivement cher. De plus, à l’ international (et beaucoup aux Etats-Unis), la valeur d’un diplôme se fait sur ses frais de scolarité. Les autres universités mondiales ayant compris cette logique, font payer très cher leurs masters. Cela permettrait de faire venir des gens qui sont très reconnus à l’étranger, et d’attirer des étudiants de qualité. C’est en tout cas ce qu’ espère la direction.

Plus d’informations à venir, et des explications de syndicats. Ces mesures ne sont encore qu’à l’état de projet.
Wait and see ?

 »NDLR : la source de cet article n’a pas souhaité être nommée, nous tenons donc à respecter ce choix. Les chiffres avancés sont réels, mais attention, ils restent à l’état de projets. Cé et Sud manquent, car ils n’ont apparemment pas fait de proposition en commission paritaire. En cas contraire, nous publierons bien évidemment leurs propositions. Cet article n’a pas pour but d’entrer dans le détail, mais de présenter rapidement les changements qui pourraient être opérés dans les prochaines années. Des articles plus poussés sont prévus pour parler de ces réformes et de la position de chaque syndicat. »

Photo : Antoine Genel

28 Comments

  • Choco12

    Bonjour,

    Je suis intéressée pour passer le concours d’entrée à l’IEP de toulouse, avez vous quelques astuces ou endroits qui donneraient des cours privés pour me permettre de mettre ttes les chances de réussite de mon coté????

    Merci d’avance

  • Buscapé

    L’admission via la mention Tb me semble erronnée… En effet, de nombreux élèves iscrits aux différents concours n’ont pas décroché la mention TB au bac, tout en ayant le niveau requis pour intégrer l’école… Certes quelques uns d’entre eux n’obtiennent pas le concours. Mais pourquoi ne pas leur laisser une chance?

  • Matthieu

    Très cher Arnaud,

    Elu étudiant (Nouvelle Donne), je conviens avec toi que dans cet article, il y a de fortes imprécisions.

    Sauf que je voudrais venir en aide à la rédactrice de cet article, que je connais par ailleurs. Dire certaines choses, et ne pas tout dire, puis annoncer que la péniche va revenir plus en détail sur les propositions des syndicats étudiants, c’est quand même faire preuve d’honneteté intellectuelle.

    Evidemment que l’UNEF n’a pas une position sur la réforme du concours qui tient en 10 mots. Evidemment aussi que Nouvelle Donne a fait des propositions qui ne sont pas reprises dans cet article…

    Mais heureusement, la Péniche viendra nous interviewer pour nous demander nos avis.

    Pour les chiffres avancés et que tu critiques, il faut effectivement les rectifier, mais ils ne sont pas loin de la réalité : sur tous les étudiants, 17 sont rentrés avec mention assez bien ou sans mention et 85 % avaient Mention TB.

    Soit 100 % des étudiants admis sur concours – 85 % avec Mention TB – 17 étudiant = le nombre d’étudiant avec la mention Bien.

    Question : combien parmi ce reste entre 14 et 15/20 ? Réponse : 14.

    A plus !
    Matthieu

  • Arnaud

    « NDLR : la source de cet article n’a pas souhaité être nommée, nous tenons donc à respecter ce choix. »
    Comment accorder du crédit à une source anonyme, sur des informations données de manière partiale ?
    Un seul exemple : la réforme du concours.

    « A l’ Unef, on veut la suppression de l’examen d’entrée depuis plusieurs années déjà, par soucis d’ égalité entre les étudiants, et on est donc d’accord avec la direction. »
     rien sur les propositions en remplacement du concours

    « Interzaide Fac verte a accepté, considérant que le concours étant trop français, il faut le supprimer. »
    idem

    « Nouvelle Donne semblerait être d’accord pour la réforme mais contre la suppression de la sélection. »
     idem ? Sauf qu’ici on précise « pour la sélection » alors qu’aucun autre syndicat n’a le « droit » de s’exprimer sur le sujet…
    De Nouvelle Donne, votre source anonyme et courageuse ?

    « Les chiffres avancés sont réels, mais attention, ils restent à l’état de projets. »
    Certains des chiffres avancés sont faux. D’après le blog de Ritchie, 17 personnes entrées par l’examen ont eu moins de 14 de moyenne. A vu de ces informations, vos 14 personnes en dessous de 15 de moy, ça paraît quelque peu bizarre. Comment accorder du crédit aux autres chiffres ?

    Merci pour cet agglomérat de rumeurs, mais attendons un vrai article un peu plus poussé si on veut avoir des renseignements crédibles et objectifs.

  • Myriam

    mais cet article est très bien ! je ne vois pas pquoi certains n’y croient pas… c’est pas eux qui proposent ces réformes, ce sont les autres dont ils parlent !

  • remi

    arrêtons de critiquer cet article de lapéniche, asso qui fait un travail formidable par ailleurs, avec toujours une grande qualité rédactionnelle, on ne peut pas leur en vouloir pour cet article, le reste étant tellement génial! bravo!!

  • Waha

    Le problème de la mention TB, c’est que cela devient « facile » de l’obtenir, quand on voit le niveau du Bac. D’où une inflation du nombre de TB. Et parallèlement, si on sélectionne sur le niveau, on choisira des TB de grands lycées, qu’on le veuille ou non, sélectifs car plus difficiles à suivre… Bref, au final, des crétins qui ont su bosser et avoir la mention TB, je n’appelle pas ça de la diversité ni de la sélection…

  • Bebernard

    Quoi qu’il en soit, on confirme, article vide.
    Projets ou positions de départ de la direction : ça craint, poit c’est tout. C’est déjà scandaleux à mon sens que les internationaux paient 5000 euros, alors parler d’autres sommes qui seraient finalement plus élevées que le prix de leur propre année chez eux(oui parce que y’a pas que des gens de la Ivy League parmi les internationaux, je crois) : faudrait pas pousser mémé dans les orties, déjà qu’on nous connait pas trop trop à l’étranger, là pour le coup, ça va rigoler sec.

    Tout ça n’enlève rien à la tendance très « on dit dans la rue » de cet « article », par ailleurs.

  • Louis

    « n’êtes élu qu’en conseil scientifique qui ne se réunie qu’une fois par an pour ne RIEN décider et juste palabrer sur l’avenir de l’école doctorale. »

    Je vois pas en quoi Sud est responsable de l’inanité du conseil scientifique. Au contraire, le syndicat n’a eu de cesse de dénoncer le pouvoir fantoche desdits conseils dans son matériel de campagne.

    « En gros, que sciences po devienne Villetaneuse dans le VIIème… »

    Ton sens de la nuance t’honore, ducon.

  • LOL

    j’aime bien les « revendications de SUD »… vous n’existez pas à Sciences Po ! Vous ne venez JAMAIS à aucun groupe de travail, et n’êtes élu qu’en conseil scientifique qui ne se réunie qu’une fois par an pour ne RIEN décider et juste palabrer sur l’avenir de l’école doctorale.

    Votre proposition n’est d’ailleurs pas : « contre le concours ». Elle est seulement unique et simple à retenir : « faisant de Sciences Po une fac normale, gratuite, ouverte à tous, sans financement autre que public ».

    En gros, que sciences po devienne Villetaneuse dans le VIIème…

  • Ancien syndicaliste

    Il faut voir ce que propose la direction à la place du concours. Il faut maintenir la sélection, garante de la qualité du diplôme, mais je ne suis pas opposé par principe à une réforme.
    La réforme des droits de scolarité vise sans doute à rapporter plus d’argent à Sciences Po. Faire varier les frais en fonction des masters n’est pas une mauvaise idée, mais il faudrait que les décisions soient prises directement pas les patrons de chaque master. Cela se rapproche finalement du système US où les masters sont indépendants des 1ers cycles et répartis en écoles relativement autonomes au sein de l’université.
    Cela dit je me pose une question : si les Master Fin&Strat paient plein pot comparé aux Masters recherche, cela veut-il dire qu’il y aura des transferts de fonds ? Cela me paraitrait profondément injuste, au moins au-delà d’un certain point.
    Pour ce qui est des 35000€/an pour certains étudiants étrangers, je trouve que c’est injuste. Soit tout le monde paie ce prix, soit tout le monde paie moins cher… Et la direction se rendra vite compte qu’avec une politique de « fees » pareille, les étudiants d’un certain niveau, fussent-ils riches ou pauvres, iront vers d’autres universités…

  • fétiche

    La suppression du concours est une revendication historique de SUD. Quant aux frais, SUD est pour leur suppression également, resterait à aller voir l’équipe pour avoir leur avis sur cette complexification de la modulation.

    Contacter un élu (ça marche pour la Cé aussi, même s’ils vont répondre l’inverse de l’UNEF, par principe), c’est simple : nom.prenom@sciences-po.org

  • La source de l'article

    A mon cher ami d’IZFV, je suis désolé, mais lors du groupe de travail sur le concours, le représentant d’IZFV a répondu texto : « supprimons le concours, il est de toute facon trop français ». D’ailleurs c’est d’une part vraie, et ensuite en cohérence avec ce que vous défendez depuis longtemps.

    Tous les chiffres sont les positions d’entrée de la direction.

    Que ca vous choque ou non… Et dès lors le débat peut s’ouvrir.

    La source.
    PS : demandez aux représentants étudiants que vous croiserez dans les couloirs, pour ceux étant aux groupes de travail, ils vous confirmeront tous ca !

  • Louis

    « Cé et Sud manquent, car ils n’ont apparemment pas fait de proposition en commission paritaire. »

    Et pour cause pour SUD : le syndicat n’y est pas représenté.

  • Antoine

    Filip > Merci de lire cet article en entier. Maintenant si ton syndicat a une position différente de celle relatée dans l’article, je pense que le mieux reste d’envoyer un mail avec votre position officielle, non?

    « NDLR : la source de cet article n’a pas souhaité être nommée, nous tenons donc à respecter ce choix. Les chiffres avancés sont réels, mais attention, ils restent à l’état de projets. »

  • Filip (Interzaide)

    Je pense que c’est dommage que LaPeniche.net publie des rumeurs qui sont, au moins, imprécises voire fausses. Notamment, en ce qui concerne les positions des syndicats, je crois que ce serait mieux d’aller les voir et leur demander leur avis directement que d’écrire des choses caricaturales…

  • jo

    Oui c’est pas de l’info c’est de la rumeur. Donc de la désinformation.

    Quand à la suppression du concours : qu’ils essayent ! J’imagine déjà le blocage total de Sciences Po avec les répercussions médiatiques que ça entraînerait !

  • Encore ces vieilles rumeurs

    Cet article est vraiment trop irréfléchi… pour ne pas dire autre chose. Heureusement qu’il est rédigé au conditionnel pour nuancer un peu le propos.

    Je veux bien que l’administration fasse des erreurs mais à ce point ce serait vraiment surréaliste !
    – 35 000€ pour une école/université qui n’est pas dans les classements internationaux. L’administration n’est pas non plus atteinte de débilité mentale…
    – Suppression définitive du concours alors que l’on sait très bien que le bac est variable en fonction des régions dans lesquelles on le passe. Faut pas déconner. De plus, cette annonce est contradictoire avec le blog de Richie qui annonce exactement le contraire…

    Quand on va à la course au scoop et qu’on annonce de telles énormités, la moindre des choses c’est quand même de citer ses sources.

    Plus raisonnablement, je pense que SciencesPo. gagnerait en lisibilité en cessant un peu la course à la réforme. Personne -et surtout pas les employeurs- n’a le temps d’être au courants des réformes, que celles-ci sont déjà obsolètes… Déjà qu’il faut lutter pour expliquer à son employeur que SciencesPo. n’est plus en 3 ans, qu’il y a différents Master et que l’on est capables de travailler en entreprise…

  • Cecilia

    La logique, notamment anglo-saxonne, serait que droits de scolarité = gage de prestige pour l’école, à l’image des uni de Ivy League. Je ne suis pas convaincue par cet argument non plus ; ça signifierait que, pour être reconnue sur le plan international comme une école à fort potentiel, Sciences Po aurait besoin de rehausser ses droits de scolarité à la hauteur de ceux pratiqués dans les uni américaines… ce qui arrangerait bien l’administration mais les élèves…?

  • Antoine G.

    « Cela permettrait de faire venir des gens qui sont très reconnus à l’étranger, et d’attirer des étudiants de qualité. »

    Je ne suis pas sûr de suivre la logique. Argent = talent?

  • Antoine G.

    Les étudiants avec un pouvoir d’achat à hauteur de ces 35k € iront autre part. Qui voudrait payer une telle somme pour une école peu reconnue à l’international comparée à d’autres? C’est ridicule.

  • Louis

    Qu’on ne sache pas d’où sortent ces spéculations, c’est une chose, mais l’absence de tout regard critique à leur encontre est vraiment regrettable. Cette histoire de 35 000€ est juste hallucinante et vous ne commentez même pas…
    Quant à la modulation des frais de scolarité en fonction de la « rentabilité » des masters, on va encore plus se marrer en journalisme : déjà que c’est le master qui coûte probablement le plus cher à Sciences Po, vu que c’est l’un de ceux qui rapporte le moins à ses étudiants, ça pourrait être vraiment marrant.

  • b.

    Etant étranger, je dis j’espère que ca ne me sera pas appliqué d’ici là.
    C’est clair qu’à 35 000 € l’année, ca devient simplement intenable.
    Surtout qu’en France, le système des prêts n’est pas aussi développé que dans les pays Anglo saxons (quoique mnt , il ne l’est plus nulle part).
    ScPo va signer sa mort en terme d’ouverture internationale: l’une des seules raisons pour lesquelles les é
    étrangers viennent à ScPo c’est parce que c’est le meilleur rapport qualité/prix. A 35 000 €, ca ne l’est plus: autant passer directement à King’s, LSE, ou autres NYU.
    Si on me demande de payer 35 0000 € ds deux ans; c’est clair: je me casse !

  • Jérémy P.

    Nouvelle Donne semblerait être d’accord pour la réforme mais contre la suppression de la sélection.
    —- > ils sont pour une réforme, mais pas celle là. J’ai vu l’un de leurs membres en péniche la semaine dernière, faisant signer une pétition (d’ailleurs… quelles sont les suites ???) pour les associations, et il m’a parlé d’une situation que je préferais largement avec une note > 15/20 au bac + une feuille de motivation.

    La péniche !! explorez !

  • Myriam

    @ ja : Faux. la valeur d’un cursus n’est pas du à la manière de la sélection, mais juste à la sélection.

    A Louis le Grand, Henri IV ou autre : pas de concours, mais une sélection. Quelque soit cette sélection, il faut qu’elle puisse extraire les meilleurs.

    Or, si le concours = mention TB pour la direction, au sens où ils recrutent les mêmes étudiants au final, autant reporter le concours sur le bac pour éviter des frais considérables à Sciences Po et aux candidats.

  • ja

    La suppression du concours ? L’admission ne se ferait alors plus que sur la mention TB ? C’est la logique inverse qui me semble necessaire, si la mention très bien n’apporte rien de plus au concours puisque l’immense majorité des admis sur concours ont la mention TB, alors autant supprimé l’admission via cette dernière. Il me semble évident et inévitable qu’une suppression du concours entrainera une baisse du diplome puisque c’est la sélection qui lui donne sa valeur.

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