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Winter is here – et on n’aime pas ça du tout

Chaque année, on attend. On attend ce fameux matin de Noël où l’on va déballer ses cadeaux (ou le soir si vous êtes de cette team-là). On attend l’ambiance cocooning des cafés où l’on commande le meilleur chocolat chaud de la saison. On attend les vacances aussi, bien sûr. Mais en attendant, que fait-on ? Le mois de Novembre est souvent hanté par ces trois grandes (et terrifiantes) lettres : NNB, aka November Nervous Breakdown. Alors oui, tous les sciences pistes passent plus ou moins par cette période où les exposés, papers, dissertations, ou projets en tout genre s’accumulent… au point qu’ils se demandent si se rouler en boule dans leur lit et ne plus jamais bouger ne serait pas la solution ultime. Tout le monde vit ce petit coup de mou en Novembre, mais certain.e.s se retrouvent encore un peu plus déboussoulé.e.s.

Cette année, La Péniche s’est intéressée aux sciences pistes originaires d’outre-mer ou d’autres pays, et à la manière dont ils vivent et ressentent ces premiers mois d’hiver qui s’approchent à grand pas. Voici un petit top des trucs qui perturbent lorsqu’on passe son hiver à Paris pour la première fois et qu’on n’est pas habitués à mourir de froid à chaque fois que l’on passe un orteil hors de chez soi…

1. Les températures (beaucoup trop) basses

A l’unanimité, c’est la première réponse apportée par les étudiant.e.s ayant adorablement répondu à nos questions. « Il faut te figurer, m’a dit un interviewé, que chez nous il fait 30° TOUTE l’année ». Ainsi, difficile de s’habituer au climat hivernal, aux chiffres qui descendent très vite sur le thermomètre, jusqu’à se stabiliser autour de 2-3° courant décembre. Ou PIRE : quand la barre fatidique du 0 est franchie… Comme le dit si bien ce cher Michel Galabru, « C’est le Noooord » !

2. Comment s’habiller ?

Oubliés les petits tee-shirts et les débardeurs, ici on ne passe pas l’hiver en robe ou en bermuda. Enfin si, mais dans ce cas-là prévoyez trois paires de collants superposés en dessous. Rébecca nous explique qu’elle a « encore du mal avec les écharpes et les gants ». Effectivement, ce n’est pas naturel de s’emmitoufler dans 1001 protections contre le froid quand on a toujours vécu sous le soleil et la chaleur ambiante. « On se retrouve parfois avec douze degrés dehors avec pour simple tenue un tee-shirt fin », nous raconte Luce. D’autant plus qu’à Paris le temps change sans cesse : une matinée ensoleillée peut se transformer en épisodes de grêle l’après-midi. Et dans ce cas-là, on prend un coupe-vent ou une parka ?

3. Les rhumes, otites, angines, rhino-pharyn… (on ne sait même pas comment les prononcer)

Ça aussi, ça choque. Evidemment, lorsque l’on n’a pas le réflexe de sortir aussi couvert qu’un épouvantail au top de sa forme, l’angine toque à notre porte avec son petit sourire mesquin. S’ensuivent des visites répétées chez le médecin de son quartier, qui nous explique parfois avec condescendance que « oui l’hiver, on met un manteau » et nous prescrit une liste de pastilles bleues et roses longue comme le bras. Un conseil pour votre premier hiver : couvrez-vous (même le nez), et constituez-vous une petite boîte à pharmacie, elle vous sera toujours utile !

4. Dire au revoir au soleil à 17h

Aïe, point difficile… Bien qu’il ne soit pas spécifique à notre chère capitale. Lorsque l’on a trois exposés dans la même journée dont un sur le néo-constitutionnalisme en Bolivie (M. Tusseau on vous aime quand même), on apprécie de sortir de cours et d’aller prendre un petit café au soleil pour se détendre et lire un bon bouquin en terrasse. Eh bien là… non. Aller en cours le matin et en sortir le soir avec la même luminosité, c’est-à-dire aucune, pèse beaucoup sur le moral des étudiant.e.s, et on les comprend !

5. Singing (ou pas) in the rain

Avez-vous déjà passé une heure dans votre salle de bain à créer une coiffure parfaite, un maquillage irréprochable, une tenue qui vend du rêve… et ruiner tout cela en deux minutes car vous avez oublié votre parapluie ? Eh oui à Paris le temps est gris, maussade, pluvieux et il influe sur les humeurs. Le soleil et la plage ne sont pas là pour réchauffer les cœurs, ce qui accentue souvent le petit mal du pays qui guette les sciences pistes les plus éloignés de chez eux. Alors on prend un parapluie et on relève la tête (ne vous inquiétez pas, vos cheveux restent impeccables).

6. Un hiver moins festif

Pour terminer, un étudiant a mentionné la différence considérable d’ambiance entre Paris et l’outre-mer en hiver. Ici, la ville est grande, les contacts humains moins nombreux et les visages plus fermés (le manque de chaleur humaine parisienne n’est peut-être pas qu’un mythe…). En bref, nos camarades d’outre-mer ne retrouvent pas l’atmosphère festive qui habite leur île en cette période. Les Chanté-Noël des Antilles leur manquent parfois, de même que la bonne humeur et l’amabilité des riverains. Sans oublier que leurs familles se trouvent à des milliers de kilomètres, et qu’un aller-retour entre Paris et Pointe-à-Pitre ne s’effectue pas tous les deux jours…

Vous l’avez bien vu, l’hiver est une période magique mais pas toujours bien vécue par tous les étudiants. Cependant pas de panique, ce n’est pas le moment de broyer du noir ! Vos ami.e.s sont là pour vous et la Péniche ne vous abandonne pas ! On revient vite avec des petit tips pour vivre au mieux cette fin de semestre qui s’annonce chargée mais passionnante !

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