Vie du campus

Tour Eiffel, baguettes et exposés: le Buddy Programme

buddy.jpg« Waw ! Wine is so cheap there ! » Tel était la rengaine qu’on entendait environ dix fois par minute lors du barathon organisé dimanche 5 septembre par les responsables du Buddy Programme.

Le Buddy Programme, c’est quoi ? C’est un programme de parrainage organisé par la DAIE (Direction des Affaires Internationales et des Echanges) pour favoriser l’intégration des étudiants internationaux en échange à Sciences Po pour un semestre ou un an. De façon plus triviale, il s’agit, pour les étudiants français de deuxième ou quatrième année volontaires, de familiariser ces chers internationaux au « French way of life », à la vie parisienne, à la langue française, aux arcanes de Sciences Po, aux méandres de l’administration, au vin, au fromage, à la « French Cuisine » et plus si affinité (qui a dit « French kiss » ?).

Et par là, nous, petits Français, avons pour mission d’abolir les barrières de la langue et de la culture pour rendre le semestre ou l’année passée dans notre pays par ces étudiants la plus agréable et la plus profitable possible. C’est donc tout naturellement qu’a été organisé le dimanche 5 septembre un pique-nique géant sur les pelouses du Bois de Vincennes. Les étudiants étaient regroupés par groupes de 10 français (ce qui fait 20 internationaux, puisque chaque Français est en charge de deux étudiants internationaux) dirigé par deux « super-buddies », eux-mêmes buddies, chargés de l’ambiance et de l’animation du groupe.

buddy15.jpgPour donner un aperçu le moins cliché possible de la France, les noms des groupes allaient de « Macaron » à « Boudin » en passant par « Chardonnay » et « Roquefort ». Petit clin d’œil culinaire qui annonce la couleur de l’ambiance bonne enfant de ce programme d’échange: le Buddy Programme ne se veut rien d’autre qu’un moyen pour les étudiants en échanges de se faire des « potes » (buddies) français dans la jungle parisienne.

L’après-midi fut rythmée par diverses activités, organisée par les super-buddies pour favoriser le rapprochement. Petit bémol quant au manque d’animation dans certains groupes qui souffrirent d’un manque d’organisation – d’imagination peut-être – pour les activités. La soirée s’est poursuivie par un barathon à Bastille, qui fut l’occasion pour les groupes de se mélanger, donnant ainsi lieu à de nouvelles rencontres. Ce fut également l’occasion pour les internationaux de découvrir que, oui, la boisson nationale est bien le vin, et que pour 3 euros on peut avoir un bon verre de rouge.

Mais si tout a l’air parfait d’un premier abord, plusieurs petits détails vinrent nuancer ce tableau. Cela semblait inévitable, le courant n’est parfois pas passé entre les buddies et leurs internationaux. Soit par aléas d’agendas (affaire à suivre, dans ce cas) soit par mauvaise volonté, de très nombreux internationaux n’ont même pas rencontré leur buddy. Certains ont échangé deux ou trois mails pendant le mois qui précédaient la rencontre, d’autres se sont aperçus au pique-nique pour ensuite se perdre de vue et ne pas chercher à se retrouver… Quoi qu’il en soit, le barathon a permis à ces internationaux « orphelins » de rencontrer d’autres Français autour d’un verre et de s’intégrer dans le cercle étudiant de Sciences Po.

buddy39.jpgRestent évidemment les étudiants internationaux qui n’ont pu se rendre au pique-nique et qui n’ont pas rencontré leur buddy par ailleurs. De fait, la Welcome Week se faisant exclusivement entre étudiants internationaux, de nombreux étudiants étrangers ne se fréquentent qu’entre eux. Si la mixité de mise dans les cours de deuxième année et de master favorise l’échange entre les nationalités – en particulier à travers les exposés, ces conférences restent limitées à deux heures par semaine et permettent trop rarement un réel et durable rapprochement avec nos camarades.

Il faut rappeler que les étudiants internationaux représentaient l’année dernière plus de 40% des effectifs de notre école (il n’étaient que 20% au début des années 2000). L’acquisition par l’école d’une réputation internationale était un des principaux objectifs de Richard Descoings et de son équipe à son arrivée à Sciences Po, et l’IEP est une des rares écoles où c’est l’administration même qui organise le programme de parrainage. À Assas ou à l’ESSEC, par exemple, les parrainages sont organisés par des associations étudiantes, et d’autres écoles n’en proposent pas du tout.

Les retombées de cette volonté d’intégration sont manifestement positives, et Sciences Po pallie ainsi à ses faiblesses: sa situation en plein cœur de Paris présente, outre les nombreux avantages évidents, l’inconvénient de marquer une fracture entre le lieu d’étude et le lieu de divertissement. Le Buddy Programme réponds très bien à ce problème en faisant les étudiants passer leurs journées ensemble, au moins un temps, comme sur un campus.

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Les photos de cette journée sont disponibles sur LaPéniche.net, dans la section Photos

4 Comments

  • Margot

    Responsable du Buddy Program, je peux vous éclaircir sur ce point; nous sommes une équipe de 7 étudiants qui avons eu le projet de cette association pour les internaitonaux.

    Si la DAIE a effectivement orchestré le matching long et difficile entre Buddies et internationaux, c’est nous qui avons pris les rênes de cette organisation et qui travaillons pour organiser des événements tout au long de l’année afin de permettre aux internationaux d’avoir une visibilité à Sciences Po et de s’y intégrer pleinement.

    Par ailleurs, nous sommes effectivement en étroite collaboration avec le BDE.

    Merci pour cet article très flatteur ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire à buddy.program.sciencespo@gmail.com

  • Thomas

    A vrai dire organiser est un bien grand mot, c’est bien des élèves rattachés au BDE qui l’organisent à proprement parler et l’encadrent, c’est même eux qui l’ont créé, la DAIE ne fait que « chapeauter », si tu veux. Mais j’ai insisté sur ce point car c’est assez peu courant que l’administration appuie un programme de parrainage.
    J’apporterai quelques modifications à l’article pour que ce soit plus clair, mais en fait le propos n’était pas tellement l’organisation, c’est pourquoi je n’ai pas donné de précisions…

  • Antoine

    Marrant, pour moi le Buddy Programme est juste chapeauté par l’administration, et organisé par une joyeuse équipe de huit élèves rattachés au BDE (Margot, Charlotte, Florine, Eric, etc.) Non? Quel est le vrai rôle de la DAIE là-dedans?

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