Vie du campus

Si Sarah Bernhardt m’était contée…

opera_de_sarah.jpgJusqu’au 30 avril, le Théâtre de l’Oeuvre accueille Jérôme Pradon qui nous dévoile la vie trépidante de Sarah Bernhardt dans l’Opéra de Sarah, un spectacle endiablé fait de chants et de danses.


 Peut-être la connaissiez-vous pour ses époustouflantes interprétations de rôles masculins, les multiples liaisons que l’on a pu lui prêter, de Victor Hugo à Georges Sand, ou pour ses élogieux surnoms tels la Voix d’Or, la Divine… Mais vous ignoriez sans doute l’affection qu’elle portait à sa nourrice bretonne ou sa jalousie dévorante pour l’une de ses sœurs, Jeanne-Rosine.

sarah_bernhardt.jpgCe sont tous ces menus détails que nous invite à découvrir Jérôme Pradon, en nous faisant pénétrer le monde intime du premier « monstre sacré » du théâtre : Sarah Bernhardt. Il parvient à nous transmettre l’émotion de tous les combats de la comédienne, pour son art certes, mais aussi dans les épreuves imposées par la vie. Lors de la guerre francoprussienne de 1870, elle installa par exemple un hôpital dans son propre théâtre, s’improvisant infirmière, médecin, brancardier.

Accompagné d’un piano, Jérôme Pradon, nous guide pendant près de deux heures dans les méandres de cette vie haletante. Énergique et poétique, il danse, chante, mime chaque personnage…Si vous vous êtes toujours demandé ce que pouvait être le spectacle d’un homme d’une quarantaine d’années dansant le cancan pieds nus sur un banc, l’Opéra de Sarah est fait pour vous : Jérôme Pradon parvient en effet merveilleusement bien à mêler dans son interprétation ironie, autodérision et attendrissement.

Ce one man show d’un nouveau genre éveille cependant toute sorte de réaction… Si j’étais sous le charme, un coup d’œil furtif à ma voisine pendant la représentation m’a laissé deviner toute sa consternation devant les « gesticulations » de l’acteur… Ce mélange d’émotion et de second degré, malgré son efficacité sur la majorité de la salle peut ne pas toujours faire l’unanimité. Un spectacle idéal pour les romantiques qui s’assument…

Théâtre de l’Oeuvre
55, Rue de Clichy
75009 Paris
Représentations à 21h00 les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi

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