Vie du campus

Repeat after me

20081004-_MG_6885.jpgVous pensiez y avoir échappé ? La suppression de certains cours magistraux en amphi et leur remplacement par des enseignements en ligne… Vous pensiez pouvoir laisser cela aux malheureux 1A et à quelques malchanceux 2A? Et bien non, vous allez tout de même devoir affronter les eCours. En tous cas, une rumeur circule en salle des professeurs selon laquelle, à partir du second semestre, les enseignements de langues auraient en partie lieu à distance.

A Sciences Po, on aime bien le changement. On aime aussi dire que l’on promeut des concepts novateurs et que les langues, c’est primordial. Certes.

L’idée ? Remplacer une des deux heures de cours de langues par de l’enseignement à distance via internet. Moins onéreux qu’un enseignant. Si ce que nous avançons est vérifié, et bien qu’il existe des organismes qui fournissent des prestations tout à fait respectables, Sciences Po ne va-t-il pas un peu trop loin ?

Le problème n’est pas uniquement le manque de place, mais également celui du budget consacré aux langues. Les formations en ligne, comme ceux proposés par l’Institut Cervantes qui sont particulièrement renommés, c’est cher, mais c’est moins cher qu’un enseignant.

Que l’on ne se méprenne pas. Des solutions de bonne qualité existent parmi les cours via internet. Les étudiants peuvent travailler chez eux, en groupe, leurs travaux sont consciencieusement corrigés etc. Mais peut-on accepter que l’on tire sur le budget des langues alors qu’il s’agit non seulement d’une « priorité » unanimement revendiquée par l’école mais encore d’un domaine dans lequel Sciences Po ne brille pas ?

Sciences Po se veut être une école prestigieuse, offrant une formation d’excellence. Le revers de la médaille, c’est aussi qu’aujourd’hui le nombre de candidats à l’examen d’entrée en première année est tel que les quotas d’admission, aussi faibles qu’ils soient (de l’ordre de 10% pour le concours à Bac+0), mènent à des amphis surpeuplés, à des cours qui ne peuvent plus s’effectuer autrement que par internet, et bientôt à des heures de formation consacrées aux langues qui peut-être se dérouleront pour moitié sur un écran d’ordinateur.

Les professeurs et maîtres de conférences sont ils prêts à assurer les cours – divisés de moitié – dans ces conditions? Et notamment les professeurs de langues, pour qui l’échange avec les étudiants est aussi une grande motivation. Les étudiants sont-ils prêts à accepter ce fonctionnement ? Mais surtout, les futurs bacheliers et candidats, s’ils étaient au courant d’un tel fonctionnement de cours, seraient-ils toujours aussi intéressés par une formation pédagogique qui se ferait en partie via internet, notamment en ce qui concerne les langues ? Seraient-ils prêts à payer 8 500€, pour les tranches les plus élevées, pour un système comme celui-ci ? D’autant que les coûts de la scolarité ne vont pas exactement décroissant.

Alors que le nouvel outil de communication de Sciences Po, Sciences Po en chiffres et en images, déclare fièrement que le nombre d’étudiants par conférence est d’environ 21 et que les conférences de langues accueillent en moyenne 16 élèves par cours, ne faudrait-il pas penser à élargir ce nombre d’étudiants par classe, quitte à dépasser le seuil des 30, plutôt que de remplacer la moitié des heures par un enseignement via internet ?

Photo: Antoine Genel

38 Comments

  • Dick Deckard

    Si si, c’est vrai que chez les syndicalistes à Sciences-Po, y’a des arrivistes, comme le mec qui te théorise le bien que la VP du conseil de direction va faire à son CV (vous en auriez qqch à foutre, vous, de ça en tant qu’employeur?)
    Ou alors le soi-disant « syndicat des étudiants de Sciences-Po » local, apolitique toussa toussa, aussi syndicat et apolitique que Richard Descoings est marxiste, dont le président se retrouve sur les listes de la FAGE (en plus putain la FAGE, aucun rapport du tout avec Sciences-Po -corpos de médecine) aux élections nationales l’année dernière

    Maintenant, je suis pas sûr que l’on puisse et que l’on doive généraliser à tout le monde. En effet, siéger, si on le fait sérieusement, c’est du travail, c’est assez contraignant et en plus des abrutis d’insultent à longueur de temps.

  • Eve

    Par ailleurs, ton insinuation constate que les syndicalistes font ce qu’ils font uniquement pour defendre leur propre interet est vraiment blessante.
    Pour prendre un seul exemple, une bonne majorite du bureau de l’UNEF ce sont des boursiers. Theoriquement ils ont personnellement interet a defendre la nouvelle reforme des frais de scolarite. Guess what? Ils sont contre.
    Quant a l’accusation « ils veulent sieger en Conseil pour se faire mousser » c’est egalement peu respectueux.
    Personellement j’ai fait 2 mandats a la Commission Paritaire et franchement ca ne m’a pas rapporte de prestige, absolument pas, juste des tonnes petits cons qui m’insultaient soit en direct soit sur Lapeniche.net alors merci!

  • Eve

    « Faut-il avoir la dénomination « syndicat » pour avoir une idée sur ce que devrait être l’enseignement à Sciences Po ? »
    Personne n’a pretendu ca.

    Faut-il etre un parti politique pour avoir une idee sur ce qui devrait changer en France? Bien sur que non.

    Tu as ta propre idee sur l’enseignement a Sciences Po, soit, tant mieux pour toi. Si tu as envie de t’engager pour cette vision, il est necessaire pour toi de rassembler autour de toi un groupe d’etudiants aui partagent tes idees et de dialoguer ensuite avec l’administration pour les faire avancer.
    Bizarre, c’est exactement le principe du syndicat.

    C’est comme en politique. Les « appareils » sont des outils pour faire avancer des visions et des projets. Si tu veux defendre ton opinionm tu le fais soit par le vote, soit pour etre plus actif en rejoignant une organisation soit en en creant une.
    Tu peux rester en dehors de ces « appareils » et avoir des idees bien sur – simplement tu ne seras pas hyper efficace pour les defendre.

  • Ja

    Selon quel légitimité négotiez vous au nom des élèves de Sciences Po ? Votre pensée ou idéologie regroupe-t-elle celle de la majorité des élèves ? Faut-il avoir la dénomination « syndicat » pour avoir une idée sur ce que devrait être l’enseignement à Sciences Po ?

    Voila simplement quelques interrogations qui me font douter de la légitimité et de l’utilité des syndicats…mais chacun est après libre d’avoir son propre avis évidemment !

    En tout cas, l’énergie que vous mettez à la defense de vos intérêts est tout à fait honorable !

  • Eve

    les syndicats? C’est bien aux syndicats que tu t’en prendre Ja? C’est marrant je jurerais que c’est à l’UNEF que tu t’en prends. Mais passons.
    Il me semble que ton commentaire repose sur de nombreux préjugés hâtifs…
    Tout d’abord les syndicats qui disent en permanence « non à l’administration » c’est faux. D’abord parce qu’il existe au moins 3 syndicats à sciences po qui disent SYSTEMATIQUEMENT oui à l’administration. Ensuite parce que même l’UNEF et Sud qui tu sembles cibler (et c’est normal c’est les seuls qui sont visibles donc on te pardonne) savent aussi dire oui quand un projet leur semble aller dans l’intérêt des étudiants. Exemple parmi d’autres: la réforme du grand oral l’an dernier. Je te conseille d’aller lire des procès verbaux de CP et CD et après tu pourras parler en sachant de quoi tu parles.
    Enfin quelle est la différence pour toi entre des « représentants des étudiants élus sur un ensemble de sujets » et des syndicats? Je ne comprends pas bien. Si tu lis les tracts pendant les élections tu verras que les syndicats prennent position sur un « ensemble de sujets » y compris (je pense que c’est ce que tu veux dire, profondément) des choses consensuelles et non « idéologiques » comme l’infirmerie, l’aménagement du campus, la vie associative, les exercices pédagogiques…
    Ensuite si on avait comme tu le proposes des « représentants des étudiants » et que ceux-ci se rendaient compte qu’ils partagent les mêmes opinions grosso modo sur un vaste ensemble de sujets, que feraient ils à ton avis? Gagné. Ils se regrouperaient dans une même organisation pour être plus efficaces. Et ca donnerait quoi? Un syndicat.
    Donc ton couplet sur

    « une question me vient à l’esprit : combien d’entres vous pensent différemment ? combien d’entre vous peuvent vraiment s’exprimer et afficher une opinion opposée ? C’est simple, je n’ai jamais rencontrer un membre d’un syndicat qui n’avait la même opinion que son collègue, qui lui même avait la même opinion que son collègue, que son collègue, que son collègue… »
    Eh oui, à la base, un syndicat est composé de gens qui ont la même position sur la plupart des questions. Et les différends qu’il restent sont traités en interne, par un vote (plusieurs centaines d’adhérents dans certains des syndicats, ce qui permet à leurs directions d’avoir une idée de ce que pensent les étudiants de sciences po non?)
    comme dans toute organisation démocratique.

  • ...

    Peut être que les syndicats ne représente pas tous les étudiants Ja…pour autant ils en représentent tout de même un certains nombre qu’on ne peut pas négliger!

    Ensuite que tu ne trouves pas chaussure parfaitement à ton pied Ja, c’est normal. Va falloir faire un effort sur toi même pour accepter le principe de la démocratie représentative. Pour rappel, t’as des syndicats de gauche comme de droite à Sciences Po.

    « Parce que vos tracts, discours, combats ne paraissent se résumer qu’à une perpetuelle opposition contre un monstre fantôme : « vade retro l’initiative privée, vade retro les frais de scolarité, non au concours et à la selectivité, au passage non au capitalisme, mais OUIII à l’Etat providence qui va gentillement prendre en charge toutes nos études et nous assurer une belle rémunération dans la fonction publique ! » Hmm tout cela sonne un peu…périmé et daté, non ? »

    Oui c’est vrai que les tracts sont souvent fleuris, pleins de petits termes sympathiques qui sentent bon mai 68 par moment. C’est le Folklore. Enfin de là à dire qu’ils sont l’antichambre du parti communiste…c’est manquer de discernement. En tout cas ça fera plaisir à Nouvelle Donne et à l’UNI !

    « Mais bon tout ça c’est normal, hein ? si les gens veulent être représentés, ils n’ont qu’à nous rejoindre c’est bien ça ? Alors une question me vient à l’esprit : combien d’entres vous pensent différemment ? combien d’entre vous peuvent vraiment s’exprimer et afficher une opinion opposée ? C’est simple, je n’ai jamais rencontrer un membre d’un syndicat qui n’avait la même opinion que son collègue, qui lui même avait la même opinion que son collègue, que son collègue, que son collègue… »

    As-tu déjà rencontré un seul militant syndical pour professer un jugement aussi facile? C’est bizarre mais vu l’ensemble de ton discours ça flaire bon l’affirmation gratuite nourrie d’un zeste de stéréotype indigeste. Le préjugé ridicule ne serait-il pas plutôt de ton côté Ja ?

    En toute franchise Ja, pourquoi ne fais-tu pas campagne ? De toute évidence tu portes l’intérêt des étudiants mieux que n’importe quelle organisation ! Pourquoi ne pas venir négocier l’intérêt des étudiants face à la direction omnipotente Ja ? Le monde serait tellement plus beau. Mais d’ailleurs Ja, c’est quoi pour toi l’intérêt des étudiants… ?

  • Ja

    Je sens comme de la rancoeur dans ton message « Super Poujade », peut-être est-ce parce que mon message ne te fais pas plaisir ? Peut-être parce qu’il ose remettre en cause une réalité historique, qui pourtant est complètement inutile ? Peut-être encore vous vous attacher à défendre un mode d’organisation qui est de toute façon voué à l’échec ? Je ne remet pas en cause votre énergie, votre combat pour de grandes victoires sociales qui vous ont attiré la gratitude du peuple Sciencepistes, seulement votre inefficacité…elle saute aux yeux…

    Votre logique complètement antidémocratique tout d’abord est évidente : 12% de participation, et vous osez représenter « les étudiants de Sciences Po » ! C’est sûr, on peut toujours se dire : « les gens n’ont qu’a voté, comme ça ils seront représentés ». Mais le problème vient peut être en amont, les gens ne votent peut être pas parce que la représentation syndicale ne veut plus rien dire ? Parce que vos tracts, discours, combats ne paraissent se résumer qu’à une perpetuelle opposition contre un monstre fantôme : « vade retro l’initiative privée, vade retro les frais de scolarité, non au concours et à la selectivité,au passage non au capitalisme, mais OUIII à l’Etat providence qui va gentillement prendre en charge toutes nos études et nous assurer une belle rémunération dans la fonction publique ! » Hmm tout cela sonne un peu…périmé et daté, non ?

    Parce qu’en fait c’est ça, vous n’avez peut-être pas su vous adapter à une nouvelle époque, avec de nouveaux enjeux. Vous semblez simplement dépassés et obsolètes.

    Au fond, vous n’avez pas l’impression que vous ne représentez plus rien pour les élèves ? Que vous les assommés avec vos 20 tracts par jours qui se répètent et ne font que transposer des préjugés ridicules ? Mais bon tout ça c’est normal, hein ? si les gens veulent être représentés, ils n’ont qu’à nous rejoindre c’est bien ça ? Alors une question me vient à l’esprit : combien d’entres vous pensent différemment ? combien d’entre vous peuvent vraiment s’exprimer et afficher une opinion opposée ? C’est simple, je n’ai jamais rencontrer un membre d’un syndicat qui n’avait la même opinion que son collègue, qui lui même avait la même opinion que son collègue, que son collègue, que son collègue…
    Et tout cela aboutit à une chose :vous ne représentez pas l’intérêt commun des éleves, mais seulement bien vos intérêts particuliers…

    Voila pourquoi je soutien que des représentants des éleves, ou bien par classe, ou par année, élus sur un ensemble d’idées (et non pas uniquement : non à l’administration, oui à l’Etat)seraient beaucoup plus représentatifs de fait efficaces que vous, les syndicats, qui ne négotiez qu’en votre nom propres, selon votre idéologie…

    Mais merci a vous, les amis, c’est vrai que sans aucun doute, vous êtes les mieux placés pour nous représenter et défendre nos droits…

    Tu peux m’appeler « poujade », ou de tous les noms dictatoriaux qui te plaisent, mais en attendant, ceux qui souffrent d’un deficit démocratique et exacerbent les gens, c’est bien vous…

  • okok

    c’est très mignon tout ça ! De mes deux précédentes années à sciences po, je n’ai jamais ressenti aucune motivation à aller en cours d’anglais (sauf pour allumer son ordinateur, checker ses mails et avancer son exposé), venant de moi ou du reste de la conférence.. et ca va pas s’améliorer en mettant plus d’heures dans l’emploi du temps… vous faites les fiers maintenant, mais c’est pas sur qu’avec 6h d’anglais et 6h d’italien vous serez contents en plus des 15h de cours ! La logique n’est pas la quantité d’heures.. la façon dont les cours de langues sont dirigés à sciences po est juste ridicule et inutile.

    je pense qu’au point où en est sciences po dans l’apprentissage des langues, accepter une nouvelle solution n’est pas du luxe

    quand à l’article, au lieu de poser des questions, réponds y et apporte des solutions !

  • Amour et paix sur la terre

    Heureusement que vous êtes là, les syndicats.

    Ca fait plaisir à lire?

    Bah on y croit pas trop quand on le lit. A titre personnel, je les lis vos tracts, je lis ceux de l’Unef, de la Cé et MEME ceux de ND, les autres pas, je l’avoue, je ne peux pas. Et l’envie de vous parler ne me vient pas après la lecture. Malheureusement je vous vois tous plus ou moins, comme des forces de réaction, pas d’anticipation, je ne vois pas de projet global séduisant… Maintenant, je salue votre action, car vous y mettez du coeur et de l’énergie -quand elle n’est pas dirigée à vous tirer dans les pattes… comme c’est bien souvent le cas.

    PS: je vote aux élections syndicales, pour me donner le droit de critiquer un peu.

  • Super Poujade, le vengeur masqué

    Mais oui, bien sûr, les syndicats ne représentent pas les gens, c’est pour ça qu’on ne vote pas pour eux… raisonnement idiot, de fait… les syndicats n’ont pas d’idée… certains, je ne dis pas, mais dans l’ensemble y’a du fond, un projet, une cohérence idéologique, il faut s’informer, lire les tracts plutôt que de gueuler à la manipulation et à l’arriisme au premier signe d’activité…

    donc je résume: les syndicats sont nuls et ne servent à rien: quand ils sont d’accord ils sont inutiles car c’est du bon sens et quand ils ne sont pas d’accord ils ne sont pas efficaces donc inutiles.
    En plus, ils ne représentent personne

    C’est bien connu, les élus ne sont pas des étudiants, ils sortent de nulle part pour sieger par pur arrivisme… (encore une fois, certains, oui, pas tous)
    Libre à chacun de s’investir dans les syndicats pour faire preprésenter et triompher ses idées, tu peux même créer le tien si tu t’estimes non représenté… D’ailleurs, c’est sûr, avec des « délégués des élèves capables d’avoir une idée INDIVIDUELLE » on va représenter tout le monde…

    Ta logique poujadiste de « je critique l’appareil parce que c’est un appareil » est vraiment rase-motte, Ja…

    en attendant, bonne semaine de révision (victoire syndicale), courage si tu dois passer par les rattrapages (victoire syndicale), profite de ta bourse (victoire syndicale), dépense là par exemple à la cafet’ du crous aux tarifs modérés (victoire syndicale), n’oublie pas que les syndicats sont là pour faire respecter tes droits inscrits dans le réglement de scolarité (victoire syndicale), profite de ta carte imagin’r payée moitié moins cher qu’un salarié (victoire syndicale) pour rentrer chez toi et de la sécurité sociale étudiante (victoire syndicale) pour te soigner en cas de maladie.
    Tu as totalement raison, ‘servent à rien ces mecs. Bonjour à tous les poivrots du café du commerce.

  • Lucas (UNEF)

    Je te souhaite une franche réussite pour ta futur campagne politique Ja. J’espère que tu apprécieras de te faire mousser pour ton siège en Commission Paritaire (que de prestige, que de prestige mes amis)!

    Ceci étant dit je me permet de reprendre une point précis de ton message:

    « Les syndicats sont loins de représenté la pensée de la majorité des éleves, ils ne sont vus que comme une force de contestation sans cesse insatisfaite et privent les élèves de leur véritable opinion. »

    Qu’on ne représente pas la pensée des élèves est un fait, d’ailleurs il n’y a pas une pensée unique des élèves, ce qui explique les différents syndicats.
    Ensuite que les étudiants pensent que nous sommes sans cesse insatisfait et que nous faisons que contester toute réforme vient juste du fais qu’ils ne lisent pas nos tracts ou ne viennent pas nous parler 😉

    Vennez nous parler, on ne mord pas.

  • Bernard et Sandra

    Oulalalalala, « Ja », ne dis pas des choses comme ça : y’en a qui vont avoir des sueurs froides ou qui vont perdre le sommeil s’ils lisent ton commentaire et qu’ils s’imaginent perdre leur siège… Non parce que c’est de ça dont il s’agit en fait : avoir son nom présent à la Commission Paritaire pour se faire mousser, non? (Par ailleurs j’adhère totalement à ton message)… Mais quand même, soignons nos syndicalistes, ils vont nous sauver les langues, depuis le temps qu’ils nous le disent, on devrait y croire, mais non(hahaha). Allez savoir pourquoi les gens ne votent pas finalement…

  • Ja

    Pourquoi avoir besoin des syndicats ? Pourquoi pas de vrai représentants des élèves élus sur des idées ? Les syndicats sont loins de représenté la pensée de la majorité des éleves, ils ne sont vus que comme une force de contestation sans cesse insatisfaite et privent les élèves de leur véritable opinion. Supprimons les syndicats et élisons de vraix représentants des élèves capablent d’avoir une pensée individuelle et constructive…

  • Lucas (UNEF)

    Au passage les rédacteurs de la Péniche sont les bienvenues dans le local syndical, où ils trouveront des informations bien plus fiables que des rumeurs en ce qui concerne les réformes en cours à Sciences Po.

  • Lucas (UNEF)

    Pour information ça fait un an que les syndicats essayent de vous informer de ce projet. Divers syndicats publient régulièrement des lettres des élus, des journaux, ou des articles que ce soit sur papier ou sur internet. Libre à vous de faire l’effort de les lire…ce qui est dans votre intérêt!

    Je comprend bien votre aigreur, nous sommes nombreux à vouloir un système de langue plus performant, avec plus d’heures de conférence et surtout l’accès à la seconde langue. Mais voilà la direction fait ce qu’elle veut!

    « Si l’ensemble des syndicats ont voté pour cette mesure, je me demande bien à quoi ils servent… »

    A la base le projet faisait table rase de toute les heures de conférence. Grâce aux syndicats, la réforme laisse tout de même une heure de conférence, ce qui est mieux que rien! Certe le bilan n’est pas grandiose, mais que voulez-vous avec nos 12% de participation aux élections syndicales, comment voulez-vous que l’on pèse?!?!?
    On sert à quoi? Conraitement on fait des propositions pour à la direction, et face aux réformes importantes qui ne font pas réagir les étudiants, on fait de notre mieux pour sauver les meubles.

    Le constat il est simple: vous ne nous donnez pas les moyens de faire face! Pour peu que vous fassiez l’effort de vous informer auprès des syndicats, qui donnent de leur temps pour tracter, tenir des tables, et faire des réunions d’information, et pour peu que vous votiez lors des élections syndicales, les choses seraient certainement différentes!

    Je m’excuse mais même avec près de 10h, si ce n’est plus, de militantisme par semaine et par militant actif, les syndicats sans les étudiants ne peuvent pas faire grand chose!
    Libre à vous de faire la différence.
    Dépassez votre appréhension des syndicats, et lisez au moins nos tracts…

  • Benedicte

    C’est lamentable. Déjà je trouvais le niveau d’apprentissage des langues à Sciences-Po nullissime, mais là c’est pire que tout. Heureusement qu’on a la 3A à l’étranger.
    Oui je suis d’accord, on parle de langue vivante… Apprendre une langue, c’est pour communiquer avec des êtres humains comme vous et moi, pas parler à un écran d’ordinateur. Et bonjour la motivatioN. ça vous motive, vous, d’aller en cours tout seul, chez soi (à où il y a toutes ces tentations de livres à lire, sieste à faire, séries TV à regarder, grignotage, téléphone, musique, etc.) devant un écran d’ordinateur?
    Plus de prof pour nous corriger en temps réel, de conversations improvisées, de débat… Cette réforme fait peur.
    Encore une fois, heureusement qu’on a la 3A à l’étranger pour nous sauver… 🙂

  • Fanny

    Pourquoi cette ironie: « Pourquoi pas 15 h par semaine ? »
    Le niveau de langue est loin d’être exceptionnel à sciences po! Alors oui, pourquoi ne pas avoir plus d’heures de cours, le droit de prendre une deuxième langue même si on est en niveau 3 en anglais? Je parle bien de cours interactifs, avec des sujets divers et variés et qui intéressent les étudiants. Pas d’1h d’ennui en plus où on ne fait que décortiquer un article de journal. Sciences Po se veut tourné vers l’international, et pour cela, rien ne peut remplacer un prof qui nous corrige et nous apprend.

  • Sandra

    Dites donc, y’en a beaucoup des avocats de la direction comme ça (ça = ci-dessus)?
    Ca incite à voter (pour ND) aux élections syndicales une telle ferveur à défendre tout et n’importe quoi, tant que ca va dans le bon sens (celui de la direction), on apprécie votre socle idéologique clarteux (et lumineux): vive les réformes de la direction. Ca c’est du syndicalisme courageux et substantiel.

  • Ja

    Matthieu (nouvelle donne) dit :
    « Aujourd’hui, tu passes 2h à faire l’anglais par semaine… Demain, 1h en cours, et jusqu’à 3h et plus en perso, chez toi. »

    Pourquoi ne pas passer 2h en cours, voire 3h (ce ne serais vraiment pas de trop !) ET jusqu’a 3h en plus chez soi ?

    Qu’on arrête avec ces pseudo-réformes, elle n’apportera rien de plus à l’enseignement des l’élèves, seulement un désengorgement des locaux pour la direction. Qu’on ne viennent pas dire que ces séances de « e-learning » sont plus efficaces qu’un vrai professeur, qui nous incite à parler, à avoir des discussions interessantes qui ne soient pas mécanisées, qui corrige les fautes d’accents et de langage sur le moment… On parle bien de « LANGUE VIVANTE » pas de langue formalisée ou informatisée !! Sciences Po n’a vraiment pas les moyens pour se permettre une réduction des horaires de langues, quelque soit l’insuffisance des places dans les amphis ou la surcharge des classes. C’est vraiment trop compliqué de mettre en place une vraie réforme, logique et efficace ?!!

  • Sandra

    PS: « car ON désengorge les locaux » et aussi, j’ai oublié un point positif de l’eLearning : on va pouvoir suivre ces cours là pendant les amphis qui restent (s’il en reste), comme ça on s’ennuiera deux fois moins!

  • Sandra

    Et bien, on arrête pas les ravages dans toutes ces réformes…
    A quand la présentation d’exposé par webcam, j’espère que c’est à l’étude.
    Ils font aussi de l’e-learning à Harvard? Moi j’ai le plaisir d’étudier une langue étrangère aux USA, on a 5 heures de cours hebdomadaires, avec un prof vivant et palpable, (enfin on évite de le palper) devant nous…
    Qu’on aille pas me vanter les vertus pédagogiques de cette réforme, elle n’a que des vertus budgétaires et logistiques -car en désengorge les locaux.
    Augmenter les droits dans ce contexte, alors qu’on paupérise une fois de plus les langues à sciences po est tout simplement inacceptable.

  • Matthieu (Nouvelle Donne)

    lorsqu’on aborde des mesures qui ne sont encore que des rumeurs on peut imaginer qu’elles n’ont pas encore été formulée précisément et définitivement par ceux qui les mettent en place.

    >> en l’occurrence pour cet article, si. Les mesures ont été formulées précisement et définitivement par ceux qui les mettent en place.

    D’ailleurs, ce sera appliqué dès septembre 2009 !

  • ok

    C’est marrant ces commentaires moralisateurs: « c’est très très mal, il ne faut plus jamais recommencer!! »

    Il me semble pourtant que Lapéniche essaie d’informer les étudiants des informations dont elle dispose en s’assurant tout de même de leur sérieux. Ce n’est pas le journal de l’administration mais des étudiants qui tentent de regrouper des infos et de nous les apporter..pourquoi les blâmer? D’autant que lorsqu’on aborde des mesures qui ne sont encore que des rumeurs on peut imaginer qu’elles n’ont pas encore été formulée précisément et définitivement par ceux qui les mettent en place. Ce commentaire ne concerne pas uniquement cet article d’ailleurs. Faut pas abuser non plus.
    Merci Lapéniche.

  • Moi

    Valentine, si vous ne saviez pas, et si en plus cela vous paraissez peu probable comme vous le dites, pourquoi utilisez ce vocabulaire ?

    La vidéoconférence, c’est ce qui permet de retransmettre en direct un cours dans une salle vers une autre, dans le même bâtiment, ou dans un autre (comme les sites délocalisés)

    Le eLearning est une méthode d’apprentissage informatique où l’utilisateur suit un process de formation et d’évaluation.

    Les eCours permettent de visionner à nouveau un cours auquel l’étudiant a assisté, et de profiter d’un éventuel enrichissement (mots clés, documents annexes, liens web, …).

    Dans la responsabilité que vous avez prise d’informer via ce blog, je pense que vous aurez à coeur d’être le plus précis possible à l’avenir.

  • Matthieu (Nouvelle Donne)

    La réduction de 50 % du temps horaire de chaque cours : il faut savoir que les conférences, en conséquence, ne rassembleront plus 25 étudiants (soit en 2h moins de 5 minutes par étudiants…) mais entre 3 et 6 étudiants, soit jusqu’à parfois un doublement du temps de parole / étudiant.

    Et qu’on disposera de nouveaux outils internet pour progresser « à la maison ».

    Aujourd’hui, tu passes 2h à faire l’anglais par semaine… Demain, 1h en cours, et jusqu’à 3h et plus en perso, chez toi.

    Ceci dit, bémole, je crois n’avoir jamais entendu la direction dire qu’elle allait diminuer par deux tous les créneaux horaires. Mais je ne suis pas sur de ce détail néanmoins donc c’est peut être vrai (et ce serait cohérent).

  • Valentine

    « Remplacer une des deux heures de cours de langues par de l’enseignement à distance via internet. « 

    En effet, ne sachant pas s’il s’agirait d’e-learning ou de eCours (ce qui paraisseit peu probable) nous avons utilisé les deux mots dans l’article.

    Merci Moi et Matthieu pour ces informations, dont nous ne disposions malheureusement pas.

  • Moi

    Il y a une habitude éthique dans la blogosphère, c’est de corriger un article erroné lorsqu’une erreur est avérée… Je ne doute pas que la Péniche effectuera ces corrections.

  • Ja

    Merci matthieu pour le lien, il est effectivement très utile et remet bien les choses aux claires.

    Cette réforme parait très positive, notamment en ce qui concerne le niveau à atteindre en fin de 5ème année. Seule GROSSE ABERATION : la réduction des cours d’anglais de 4 heures à 2 heures et des cours de 2h à 1 heure ! Le problème de Sciences Po est justement le manque de cours de langue, étant en niveau 4 avec 2h de cours par semaine, je trouve cela complètement inutile car il n’y a aucun suivi du cours, aucune possibilité de mettre en place des débats interessants,d’échanger plus avec le prof, de faire d’autres activités moins scolaires, ce qui serait encore plus limité avec 1h ! Le e-learning en complément me semble bien, mais il faudrait je pense faire passer les 2h de cours n’ont pas à 1h mais à 3h, voila ce qui fera progresser les éleves. D’où l’intérêt d’augmenter les frais de scolarité et d’engager plus de professeurs de langues ! Il est quand même abérant qu’à Sciences Po, les cours de langue soient de ce niveau…

  • Matthieu (Nouvelle Donne)

    C’est juste hallucinant… ca n’est pas du tout ca qui est en train de se monter. Pour le coup, c’est une info bidonnée sur quelques trucs vrais.

    Voici en lien le compte-rendu de la commission paritaire qui en a parlé. Je préfère vous envoyer le propos officiel plutôt que de l’expliquer ou de le commenter, pour ne pas que vous me jugiez « subjectif ».

    RDV en page 10, et je laisse LaPeniche.net regarder de plus près pour corriger son article, voire en refaire un 🙂

    Vous noterez que cette proposition a été acceptée par TOUS les élus étudiants.

    Voici le projet OFFICIEL :
    http://www.nouvelle-donne.fr/commis

  • Moi

    Pourquoi ne pas avoir diffusé mon commentaire de hier, alors qu’il apportait une précision sur une imprecision de votre billet ?

    Attention, dans le cas des langues, cela n’a rien à voir avec des eCours. On parle eLearning. Et si une solution devait être mise en place, elle n’aurait rien à voir avec celle utilisée par les eCours.

    eCours, eLearning, Vidéoconférence : 3 concepts différents que beaucoup à Sciences Po confondent !!!!

  • Antoine

    Euh, le commentaire d’au-dessus: oui, combien participeraient dans une classe de 30, mais combien participeraient dans une classe de 0, avec tout le monde en e-learning? Hmm? Je préfère être dans une classe de 25 où on participe moins que devant une vidéo en bibli.

  • 30 dans une classe??

    Certes, mais la solution n’est pas de surcharger une classe. Combien, dans une classe de 20, participent durant les deux heures de conf? Alors qu’en serait-il à 30? Organiser 30 oral presentations par semestre est-il raisonnable, et faisable? Comment faire preuve d’interactivité dans une classe à sur-effectifs?
    Bravo laPéniche de prendre des positions, mais évitez de proposer des solutions aberrantes, qu’aucune organisation syndicale ne soutiendrait d’ailleurs…

  • Caro

    C’est tout simplement du gros n’importe quoi. Comment on veut progresser dans une langue avec UNE heure en présentiel par semaine? Jamais un service internet, aussi bon soit-il ne pourra remplacer un cours de langue dans un (petit) groupe avec un native speaker qui corrige les fautes au moment même où on les faits. Sciences Po ne vaut déjà pas les frais de scolarité actuels, alors avec frais plus elevés et une qualité des cours toujours en baisse, ca devient vraiment ridicule.
    Au lieu d’investir de l’argent dans sa politique de communication et de developper des blogs toujours plus inutiles, Sciences Po devrait redevenir un peu plus modeste.

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