Vie du campus

Laurence Bonnet, étudiante à l’Ecole de la Communication

C’est au tour de Laurence, qui vient de finir sa première année de master à Sciences Po, de nous en dire plus sur la toute fraiche Ecole de la Communication.

  • Bonjour Laurence. Peux-tu te présenter rapidement ?

J’ai passé un Bac S option histoire des arts puis je me suis orientée vers les « humanités » : trois ans de prépa dont deux khâgnes modernes toujours avec une option histoire de l’art. A l’issue de ces trois années, j’ai obtenu une licence d’histoire de l’art et une licence presque complète d’histoire que j’ai complétée l’année suivante à la Sorbonne en même temps que je faisais un M1 d’histoire de l’art en architecture moderne. J’ai eu le concours de Sciences Po à la fin de cette année de fac.

  • Qu’elles ont été tes motivations pour entrer à l’Ecole de la Communication ?

Je me suis posée beaucoup de questions sur mon avenir à la fin de ma prépa, car ça ouvre énormément de voies. Plusieurs stages m’ont permis d’affiner mes choix professionnels et de m’orienter vers la communication. J’ai réussi les concours de Sciences po et du Celsa, mais je n’ai pas mis beaucoup de temps à choisir…

  • Pourquoi Sciences Po et pas le Celsa ? Lorsqu’on parlait de faire une Ecole de la Communication à Sciences Po, beaucoup de gens disaient que la concurrence avec le Celsa serait dure à soutenir… Un avis là dessus ?

Le problème avec le Celsa (pour moi en tout cas) c’était l’éloignement, leur emploi du temps qui varie pratiquement toutes les semaines (donc impossible de bosser à côté, ce qui est mon cas) et franchement, je ne pense pas que l’équipe pédagogique de l’école de la communication ait quoi que ce soit à envier au Celsa (quelques profs y ont été ou y sont encore). Il nous reste à nous faire une place, et je pense que Sciences Po aide beaucoup pour ça, ne serait ce que par son nom, qui est une carte de visite à lui seul. Le recrutement étant plutôt meilleur à Sciences Po, il n’y a pas de raison qu’on ai du mal à soutenir leur concurrence…

  • Comment s’est déroulée la procédure d’admission ?

Dans un premier temps, j’ai passé un écrit, commun à tous les masters, composé de 3 épreuves, puis j’ai eu un entretien oral d’admission, qui portait essentiellement sur mes motivations, mon projet professionnel etc.

  • Et justement, comment as-tu mis ton background en histoire de l’art en avant au cours de ton oral d’admission ? Comptes-tu le mettre à profit dans ta future orientation professionnelle ?

Je ne sais plus exactement comment j’en avais parlé pendant mon entretien… L’Histoire de l’art me semble intéressante pour beaucoup de métiers, ne serait ce que pour toutes les références culturelles et visuelles que cela apporte. Quand on travaille en agence, entre autre, on bosse avec des créatifs ; et je pense que ma sensibilité artistique me sert et me servira vraiment.

  • Un an après le lancement de l’école de Communication de Sciences Po, quel bilan tirer de la formation ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ce master ?

Cette école a les avantages et les inconvénients de la jeunesse : l’enthousiasme et la forte motivation / mobilisation des professeurs, dont l’équipe est absolument géniale, (tous de grands professionnels très disponibles pour nous). Je crois que nous bénéficions vraiment du renouvellement de l’apprentissage de la communication à Sciences po, qui colle vraiment aux nombreuses évolutions du secteur en ce moment. Les inconvénients sont surtout de l’ordre des réglages : nous essuyons les plâtres, donc il y a forcément des ajustements à faire, mais nous sommes consultés pour donner notre avis et proposer des améliorations pour les promotions suivantes. Nous ne savons pas tout à fait comment réagira le marché du travail, mais le fait d’appartenir à Sciences Po est bien entendu un atout, et c’est aussi à nous de nous faire une place et d’être les ambassadeurs de notre école.

  • Que penses-tu de l’objectif de professionalisation de l’Ecole (alternance et stages) ?

Les stages et l’alternance n’ont lieu qu’en deuxième année, il est donc un peu tôt pour se prononcer. Il y a eu plusieurs changements à ce sujet, mais déjà des offres nous sont envoyées, notamment pour les contrats d’alternance, qui sont beaucoup plus difficiles à trouver. En dehors de cela, nous travaillons sur de très nombreux cas pratiques, et le fait d’être en contact permanent avec des professionnels est extrêmement enrichissant.

  • Comment décrirais-tu une journée type à l’Ecole de la Communication. Et l’ambiance au sein du master (qui comprend pour le moment une petite promotion) ?

Nous avons souvent des cours très tôt et/ou très tard, mais le nombre d’heures de cours est tout à fait supportable (beaucoup arrivent à faire un stage à mi-temps en plus, mais cela demande de l’organisation) Pour ce qui est de la charge de travail, elle est relativement soutenue, car nous avons beaucoup d’exposés et autres cas pratiques etc. Il faut vraiment trouver beaucoup de temps en dehors des cours pour faire tous ces travaux en groupe. Pour ce qui est de l’ambiance, elle est plutôt bonne. Un « séminaire » de trois jours à Londres nous a permis de faire connaissance en septembre dernier. Il nous manque encore une association un peu « fédératrice », mais nous avons fait beaucoup de diner de conf’ très sympas.

  • Penses-tu qu’il sera difficile de trouver un travail à la sortie du master ? Quels types de travail et quel salaire peut-on espérer ?

Ce sont les questions que nous nous posons tous. Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes des pionniers, nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend en matière de recherche d’emploi et de salaire à l’embauche. Toutefois, avec des professeurs comme les nôtres et un diplôme de Sciences Po, il faut espérer que ce ne sera pas la croix et la bannière! Beaucoup de possibilités s’offrent à nous, car le champ de la communication est extrêmement vaste : agence, annonceur, institutions…

  • A ton avis, quel profil faut-il avoir pour trouver sa place au sein du master et quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux étudiants qui hésitent encore ?

Les profils sont extrêmement divers, donc c’est vraiment le projet professionnel qui doit guider le choix des étudiants. Tout le monde communique aujourd’hui, donc c’est une école qui ouvre la porte vers de multiples secteurs d’activité et par conséquent est ouvert à de nombreux profils. Après, c’est sur qu’il vaut mieux être ouvert sur le monde, s’intéresser aux médias, être un minimum « communiquant »… Le principal conseil que je donnerais est de ne pas choisir ce master par défaut, (notamment ceux qui n’ont pas eu l’école de journalisme). Il n’y a rien de pire que des élèves qui manquent de motivation dans une telle école, qui arrive à mobiliser des moyens et des professionnels et qui compte en retour (à juste titre à mon avis) sur l’enthousiasme de ses élèves.

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