Interview : Etienne Wasmer pour le master EPP

Afin d’en savoir plus sur le nouveau double diplôme “Economics and public policy”, master organisé en commun avec L’ENSAE et l’École Polytechnique, Etienne Wasmer, professeur d’économie à Sciences Po, chercheur à l’OFCE et responsable scientifique de ce programme, a accepté de répondre aux questions de LaPeniche.net.

  • LaPéniche.net : Pour commencer, quels sont les objectifs de ce cursus ?

Etienne Wasmer : Notre but est de former des économistes ouverts sur le monde. Il s’agit donc d’un cursus renforcé en économie, qui utilise également l’avantage comparatif de SciencesPo. en droit et en sciences politiques. Nous pensons que la majorité, entre 50 et 60% des diplômés poursuivront leurs études par un PhD afin de s’orienter vers la recherche et l’enseignement. L’autre partie devrait pouvoir travailler pour des institutions nationales ou internqationales (exemples : OFCE, INSEE, OCDE…) en tant que praticiens de haut niveau.

  • LaPéniche.net : A qui s’adresse-t-il ?

Etienne Wasmer : Nous allons bien sûr découvrir les profils des candidats quand les dossiers nous serons remis. Nous estimons qu’une partie des étudiants du cursus devrait être composée d’étudiants de l’École Polytechnique et de l’ENSAE. Les étudiants en provenance de SciencesPo. devraient représenter une bonne partie de l’effectif total (il est impossible de donner des chiffres et il n’y aura pas de quota ni explicite ni implicite). Il devrait s’agir pour l’essentiel, pour 2008/2009 où seul le M2 sera ouvert, de personnes ayant suivi la première année du master Gouvernance Economique et du master Affaires Internationales mention Politique économique internationale avec bien sûr des exceptions. Enfin une petite fraction de l’effectif total sera normalement constitué par des étudiants venant d’autres grandes écoles ou de l’université : une forte sélection sera mise en place afin de ne retenir que des candidats aux profils exceptionnels.

  • LaPéniche.net : Pouvez-vous nous en dire plus sur son contenu ?

Etienne Wasmer : Les trois quarts de l’enseignement concerneront l’économie (NDLR : voir la maquette pédagogique). Ce qui distingue ce master sont les électifs en droit, dispensés entre autres par J.M. Auby et M.A. Frison-Roche, et en sciences politiques. Des séminaires, menés par des professeurs prestigieux tels qu’Amartya Sen, seront également au programme.

  • LaPéniche.net : Quels seront les débouchés de ce master ? Les besoins seront-ils présents ?

Etienne Wasmer : Les besoins seront forts, dans le public comme dans le privé. Je suis confiant en ce qui concerne les débouchés dans la grande administration (DGTPE…). Le recrutement dans la fonction publique va s’ouvrir de plus en plus aux détenteurs d’un PhD. Dans le privé, ce type de profil est encore peu recruté, mais le besoin d’une très haute expertise existe, notamment en économétrie, et va s’accroître. Je pense que SciencesPo. est toujours en avance de quatre à cinq ans sur les évolutions de la société, un peu comme ce fut le cas avec le recrutement sur conventionnement ZEP. Ce sera encore le cas avec ce master. Ce master est également parfait pour des carrières professionnelles dans les plus grandes organisations internationales. L’obtention d’un PhD est maintenant un préalable à ce type de carrière. Ce programme master et le Phd ne sont donc pas uniquement destiné à des carrières académiques.

  • LaPéniche.net : Quels seront les critères d’admission ?

Etienne Wasmer : Pour les candidats venant d’autres écoles, nous cherchons des personnes ayant au moins le niveau d’entrée de SciencesPo. : une présélection sera effectuée par la Scolarité. Nous vérifierons ensuite, évidemment, leurs aptitudes en économie. En ce qui concerne les étudiants de SciencesPo., des entretiens auront lieu, a priori entre le 9 et le 15 juin. Il s’agira, pour cette première année, de vérifier la motivation des candidats pour ce cursus, notamment en ce qui concerne les méthodes quantitatives. Un bon score au TOEFL ou à l’IELTS sera également requis.

  • LaPéniche.net : Combien d’étudiants pourront suivre ce cursus ?

Etienne Wasmer : Nous n’avons pour le moment pas encore d’idée précise. Nous verrons suivant le nombre de candidatures reçues. Nous nous attendons à une montée en puissance progressive.

  • LaPéniche.net : Quel est l’intérêt de compléter cette formation par un doctorat?

Etienne Wasmer : Les étudiants souhaitant travailler directement après l’obtention du diplôme pourront s’en tenir au master. Toutefois, ceux désirant faire de la recherche et se spécialiser devront poursuivre en doctorat. Nous allons tenter d’institutionnaliser nos accords avec les universités étrangères en ce sens. Le format PhD risque, en plus, de devenir le diplôme de référence en Europe. Cela devrait donc bouger à ce niveau en France aussi.

  • LaPéniche.net : Pourquoi ce partenariat a-t-il été scellé avec l’X et l’ENSAE et non la PSE ?

Etienne Wasmer : Ce partenariat s’appuie sur une complémentarité entre l’École Polytechnique, l’ENSAE et Sciences Po. Il s’agit d’un rapprochement naturel fondé sur des thématiques communes et des relations de recherches existantes Il est sain que l’économie puisse s’enseigner en plusieurs lieux, la concurrence entre Sciences Po. et la PSE ne peut être que féconde et n’exclut pas, évidemment, la coopération.

  • LaPéniche.net : A la rentrée 2009/2010, sera-t-il possible d’intégrer directement le M1 après la troisième année ?

Etienne Wasmer : Nous avons souhaité profiter d’un créneau favorable afin d’instaurer ce programme dès la rentrée prochaine. Toutefois, pour l’année scolaire 2009/2010, la première année sera ouverte et accessible aux étudiants précédemment en troisième année.

  • LaPéniche.net : Ce master était indiqué comme rattaché à l’école doctorale par la première maquette pédagogique diffusée sur votre blog en avril dernier. S’agit-il donc d’un master recherche ?

Etienne Wasmer : Nous avons anticipé la fin de la distinction entre masters de recherche et masters professionnels, qui devrait être effective d’ici quelques mois. Ceci se traduit par un double rattachement (Ecole Doctorale et Direction des Etudes et de la Scolarité), à la fois administratif et en termes de débouchés.

  • LaPéniche.net : Ce cursus vise-t-il une ouverture internationale ?

Etienne Wasmer : L’ensemble des cours du master seront donnés en anglais, ce qui prouve que l’idée d’internationalisation est fortement présente. Nous souhaitons également développer les liens avec nos institutions partenaires (par exemple Yale, Princeton, Columbia) afin de mettre en place des échanges, éventuellement pendant l’été. Nous désirons également faire de même pour les étudiants en thèse.

  • LaPéniche.net : Quel niveau en maths est attendu des étudiants ? Quel degré d’exigences mathématiques sera-t-il demandé aux étudiants pendant le cursus ?

Etienne Wasmer : Il s’agit avant tout d’une question d’investissement personnel, et des modules spécifiques de rattrapage seront mis en place. Les évaluations nécessitent l’utilisation de modèles. C’est le chemin qu’ont suivi la profession et la recherche économique. Il sera nécessaire d’utiliser, durant le cursus, des outils d’analyse, d’optimisation, et du calcul matriciel. Les gens rétifs à la formalisation mathématique ont de toute façon bien d’autres choix de masters à SciencesPo. où ils pourront réussir. Il ne faut pas oublier qu’en économie, ce qui compte le plus reste l’idée plus que l’équation ! Il est important de savoir jouer sur plusieurs niveaux (mathématiques, littéraires, graphiques). Et encore une fois, des modules spécifiques seront instaurés, et il existe de nombreux économistes qui, avant de faire de l’économie, ont suivi des programmes plus « littéraires » et ne se sont mis aux méthodes quantitatives que plus tard ! Ils sont devenus de grands chercheurs.

  • LaPéniche.net : Le master sera-t-il professionnalisant ? Est-ce que les diplômés seront immédiatement en mesure d’obtenir un emploi et d’être opérationnels ?

Etienne Wasmer : Oui, les diplômés seront effectifs par les méthodes qu’ils auront apprises, ce qui leur permettra d’être à l’aise dans les métiers de l’évaluation. Un économiste est une personne qui traite de l’information, d’origines diverses, et raisonne en termes d’équilibre, de causalité … Ces méthodes pourront être mises en œuvre très concrètement. Les diplômés seront aussi capables d’avoir une compréhension fine du monde qui les entoure, d’analyser les obstacles. Mais il faut rappeler que ce master n’est pas une formation aux concours de la fonction publique, même s’il est possible que ce genre de profils soit embauché dans les administrations publiques d’ici quelques années.

  • LaPéniche.net : Les étudiants de l’ENSAE et de l’école Polytechnique seront diplômés de Sciences Po. En revanche, les étudiants de Sciences Po n’obtiendront pas de double-diplôme à l’issue de cette formation. Pourquoi ?

Etienne Wasmer : Cela vient du fait que SciencesPo gère et délivre le diplôme et est l’établissement qui a pris les choses en main, en son nom. Il faut aussi voir les grands avantages de cette formation, et ne pas réduire les questions essentielles à des marchandages. Nous allons grâce à ce master bénéficier d’une batterie nouvelle de cours dans des domaines où nous avions moins de forces, et au contraire offrir des cours de grands professeurs à des étudiants triés sur le volet. Le mélange d’étudiants de top niveau et le fait d’offrir des cours à dominante économique avec des cours dans des domaines qui ont fait la réputation de SciencesPo, je pense aux sciences politiques notamment, est une originalité tout à fait remarquable dans le paysage universitaire.

  • LaPéniche.net : Quel devenir pour le master « Gouvernance économique » ?

Etienne Wasmer : Le master « Gouvernance économique » sera bien sûr maintenu. Il s’agit véritablement de deux masters différents. Des rapprochements et des regroupements de cours sont envisageables. On reprendra la réflexion sur l’offre d’économie plus tard, après l’instauration du nouveau programme EPP et dans le cadre des réformes des masters, processus qui ne fait que débuter.

  • LaPéniche.net : La thématique centrale de ce master est l’évaluation des politiques publiques. La France est-elle prête pour ce genre d’évaluations ?

Etienne Wasmer : L’évaluation des politiques publiques et privées – dans les grandes organisations du privé comme les banques par exemple – est cruciale. Il s’agit de mettre en place diverses façons de penser les problèmes économiques et sociaux. La France est très en retard dans ce domaine. Le gâteau est donc grand car les besoins sont importants. Martin Hirsch a, par exemple, mis en place de telles évaluations pour le RSA. Il y a une prise de conscience de la part des administrations, qui sont maintenant convaincues que cela représente l’avenir. La demande de personnes capables de mener de telles évaluations s’annonce donc énorme.

  • LaPéniche.net : Quelle place pour les Français dans les institutions économiques mondiales alors que l’on parle de réformes visant à augmenter le poids des pays émergeants au détriment des pays européens notamment ?

Etienne Wasmer : Il y aura, a priori, toujours besoin de français dans ces institutions ! Il y a en plus un besoin de gens bien formés. D’une façon générale, les Français bien formés sont très demandés.

22 réflexions au sujet de “Interview : Etienne Wasmer pour le master EPP”

  1. J’arrive un peu après la bataille mais je voudrais apporter mon point de vue d’ENSAE.
    Tout d’abord, ne vous y trompez pas, le M2 de l’EPP ne dispense en aucun cas les ENSAE d’effectuer leur 3ème année.
    Au contraire, ce programme implique une charge de travail très importante, car les ENSAE suivront les cours de deux écoles en même temps.
    Pour nous, c’est l’occasion d’avoir une formation complémentaire de la nôtre, et, quoi que vous disiez, de haut niveau.
    Et les X qui viennent suivre la 3ème année de l’ENSAE obtiennent le diplôme de l’ENSAE, et personne ne s’en plaint.

  2. Parfaite contradiction : c’est Descoings qui fait des bricolages foireux avec Jouy ou Palaiseau. C’est lui le franco-français.
    Développer l’institut à l’international c’est recruter de bon étudiants à l’international pour commencer et recruter des profs aussi plutôt que de se servir de ceux des autres écoles pour "faire riche".

  3. Pourquoi tant de débats rétrogrades ? Pourquoi tant de misérabilisme ?

    Cet accord est une véritable chance pour notre école, et lui donne un accès à des professeurs et des départements de très grande renommée. D’autre part, je ne suis pas convaincu que délivrer un diplôme à de brillants étudiants qui ont prouvé leurs qualités et leurs aptitudes soit dévalorisant pour SciencesPo.

    J’ajouterais qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi : aujourd’hui, la concurrence n’est pas à Jouy, Palaiseau, Cergy … mais bel et bien à l’international. Si nous voulons nous positionner de façon enviable dans cette lutte du savoir, il faut que SciencesPo. croisse, gagne en visibilité, développe son école doctorale, s’ouvre davantage à plus de profils, plus de disciplines, etc.

    Ce n’est certainement pas en s’en tenant à ces débats byzantins sur la valeur franco-française de diplômes incomparables et aux visées différentes que vous parviendrez à promouvoir l’image de notre école (et par conséquent celle de votre parcours scolaire), bien au contraire.

  4. Je ne veux pas qu’on dise le contraire, je veux qu’on fasse le contraire :
    1) qu’on ne grave pas dans le marbre par de tels accords que nous sommes une école de second rang. Toutes les écoles d’ingénieurs voudront la même chose. Hec doit se mordre les doigts d’avoir accepté le DD.
    2) qu’on relève le niveau des recrutements par certaines voies qui sont des passoires
    3) qu’on fasse savoir qu’il faut à l’institut un directeur qui ait pour ambition une vraie croissance qualitative et pas la croissance quantitative saupoudrée de peopolisation.
    4) qu’on ait des représentants qui pensent à la stratégie et pas seulement à gérer les affaires sociales.

  5. et ta solution ce serait…quoi? Quand je regarde autour de moi à scpo, je ne vois pas d’élèves au niveau des écoles dont tu parles…donc oui, scpo est une école de second rang, je crois que c’est clair. Tu voudrais que l’on dise le contraire, mais les recruteurs comme les autres écoles ne s’y tromperont pas

  6. "scpo a quelques années à attendre avant de prétendre être une vraie grande école"…
    Tu rêves !
    Scpo risque d’attendre longtemps avec un directeur qui lui fait prendre la direction opposée. Ce genre d’accord confirme à tout le monde que nous sommes une institution de second rang. Plus on communique dessus plus on s’enfonce.

  7. De toute façon on n’a pas le niveau pour jouer dans leur cour pour l’instant. Acceptons-les, communiquons dessus, et un jour on arrivera à s’imposer. On a pas les épaules pour dire aux X autre chose, et l’isolement ne serait pas une solution non plus

    en d’autres termes, ne soyons pas prétentieux, scpo a quelques années à attendre avant de prétendre être une vraie grande école. Ce qui ne se fera pas si il ne procède pas à un recrutement plus élitiste, par ailleurs

  8. Un double diplôme n’a pas de sens. donc n’en parlons pas. Mais ce n’est pas la seule solution. Un exemple pour montrer comment une école, HEC, fait respecter la valeur de son diplôme par les mêmes partenaires.

    1) Il y a des années que des X font leur dernière année d’école dans les majeures "Finance" et "Stratégie" d’HEC. Cette année leur est créditée dans leur scolarité à l’X, mais ils ne reçoivent pas le dipôme d’HEC. Pour exactement la même chose scpo va leur donner son diplôme.
    2) Hec a un double diplôme avec l’Ensae : il y échanges d’élèves, qui suivent des cours dans les deux établissements sur deux ans. Les Ensae recoivent le diplôme d’Hec et les Hec reçoivent le diplôme de l’Ensae. Scpo va donner son diplôme aux Ensae, comme aux X, avec juste une année qui est déjà créditée dans leur scolarité.
    Il y a ceux qui se font respecter et ceux qui baissent pavillon, pour ne pas dire autre chose.

  9. Je ne trouve pas ça désastreux que les sciences po ne reçoivent pas le diplôme de l’X en retour de ce master, l’inverse serait scandaleux sachant que la formation d’un ingénieur amène à un niveau de maths qu’un sciences po n’aura jamais. La DD gagne beaucoup de la participation de l’X, bien plus que l’inverse -sans pour autant dénigrer le côté sciences po, qui fait le lien entre aspect technique et décision politique.

  10. Une super université classée 227ème au classement 2008 du Times Higher Education Supplement…C’est sûr, on fait mieux que l’université de Pau et des Pays de l’Adour, et même que Paris 8 -Saint-Denis. Merci Mr Descoings, quelle réussite !

  11. Cet accord est équilibré, c’est déjà ça. Mais il est désastreux que le diplôme de scpo soit donné à des étudiants qui n’ont pas reçu l’essentiel de la formation scpo. C’est l’art et la manière de détruire l’identité scpo. En fait c’est le coeur de la stratégie de Richard Descoings : détruire ce qu’il y a de commun, ce qui fait une école, et créer une palette de formations sans liens entre elles, c’est à dire une "université".

  12. Remarque : les étudiants de Sc Po acceptés dans le double diplome avec Strasbourg se voient gratifié d’un Master 2 Pro de droit de l’université de Strasbourg… après à peine plus de 2 mois de cours. Donc ex aequo sur ce coup là !

  13. Je ne demande pas le dipôme de l’X pour les scpo. C’est tellement idiot que c’est malhonnête de faire comme si c’était ça la quetion.
    Je dis que des accords comme celui-ci et comme celui avec Strasbourg que j’ignorais, sont des accords qui confirment scpo comme une école de second rang, une école de complément. Ce qu’elle était dans le passé. Simplement RD tout en prétendant le contraire le rend officiel et définitif.

  14. Et puis, c’est pas nouveau. En master droit éco, par exemple, des étudiants de l’université de Strasbourg obtiennent le diplome de Sciences Po après un seul semestre d’études à Paris et un Stage…

  15. adrien, quand tu en seras à essayer de rattraper des X en économétrie, tu comprendras pourquoi tu ne peux pas avoir le diplôme ^^ Ils nous apportent tellement que l’on devrait nous estimer heureux.

    tu voulais vraiment le diplôme de l’X?Un gros kikoolol pour toi ( et je ne suis pas X)

    Très bonne interview cela dit Rémy. On sent que cela te fait frisonner de toucher des matrices à nouveau!

  16. M. Wasmer botte en touche à la question "pourquoi les élèves de l’X et de l’Ensae seront-ils diplômés de scpo ?"
    C’est un scandale qu’ils obtiennent le diplôme avec seulement une année M2 qui est incluse dans leur propre scolarité. Les économistes ont vendu pas cher le diplôme de scpo pour avoir leur joujou. Et Richard Descoings a marché pour épingler l’X à sa boutonnière.
    Belle défense du diplôme.

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