Vie du campus

Gardez la magie

fonds_sciences_po_1_1.jpgSciences Po était pour moi un rêve. Depuis toujours j’en entendais parler comme d’une sorte de paradis sur terre, d’un lieu sacré où seuls quelques chanceux parviennent à entrer, réservé à une élite scolaire très mince.

Puis mon nom est apparu sur la liste des admis. Je ne pense pas avoir été le seul à ressentir ça: lorsque que l’on parcourt des yeux cette liste pleine de noms qui nous sont aussi inconnus que l’intérieur du 27 et que, tout à coup, notre nom apparaît au milieu de cette masse. On passe ensuite par trois phases bien distinctes: d’abord la surprise -qui ne dure qu’à peine une demi-seconde- , puis la joie qui, combinée au stress disparaissant lentement, provoque en général moult cris et actes incontrôlés. Mais si cette phase de joie est agréable, c’est sans commune mesure avec la phase suivante, qui vient plus tard (quelques heures ou quelques jours), lorsque l’on réalise que ça y est: notre rêve s’est réalisé. Ce dont on a rêvé sans cesse depuis 1 an, 2 ans, 3 ans ou beaucoup plus longtemps s’est enfin réalisé. C’est cette phase là qui apporte la dimension magique à la chose -dimension qui, pour ma part, ne m’a quitté (à mon grand malheur tout de même) que bien plus tard.

Et ça, je suis sûr que tous l’avez déjà vécu (ou alors c’est d’une tristesse inouïe!) : les yeux qui brillent, les choses qui apparaissent plus lumineuses qu’elles ne sont, un degré de plaisir tel que l’on se sent invincible. On veut fêter ça, mais les gens qui comprennent la puissance de notre état sont si peu nombreux qu’il est très difficile de partager cette joie: non, ça n’est pas seulement « ce que je voulais faire », non, ça n’est pas non plus juste « plus pratique que Sciences Po Strasbourg parce que j’habite plus près »! C’est une chose indescriptible, une état magique, une substance qui nous habite plusieurs semaines – je ne sais pas si cette impression est aussi forte avec d’autres voies d’entrée que le concours, mais je vous le souhaite !

Maintenant, rappelez-vous votre première arrivée à Sciences Po. Ne mentez pas, ne faites pas les faussement habitués à la chose: si aujourd’hui on y rentre sans y faire attention, juste pour aller chercher un café ou manger, à ce moment-là le 27 n’était pas le même. Il était plus grand. Rappelez-vous, n’avez vous pas eu l’impression que le plafond était infiniment haut ? Que tout était flou? Je m’en rappelle encore très bien: j’étais en retard, mais une apparitrice m’a tout de même accueilli avec un grand sourire: « vous êtes en première année? C’est par là, en haut des escaliers ».

Je sais qu’au bout de quelques semaines de cours la magie est en général partie, laissant place à une habitude qui nous mine le moral: on ne remarque plus la beauté des lieux, les extraordinaires conditions d’étude, et on devient du coup très sensibles à des choses minimes comme le Wi-Fi qui ne marche plus ou le manque de place (provisoire) dans la bibliothèque. Je n’aurais donc qu’une chose à dire: ne perdez pas la magie au profit d’un pragmatisme grincheux. Soyez sans cesse conscients du bonheur que Sciences Po vous procure, et n’oubliez jamais l’état d’esprit dans lequel vous étiez, encore au lycée, lorsque Sciences Po n’était pas chose acquise, que vous saviez que seuls quelques uns seraient pris, et qu’il serait miraculeux que vous soyez de ceux là. Pensons à ça et soyons heureux, parce que nous sommes chanceux.

Illustration: centre-histoire.sciences-po

31 Comments

  • déçue

    Je trouve ces commentaires extrêmement intéressants et je vais complètement dans le sens de Marion.
    Pour moi aussi SciencesPo a un jour été un rêve – et je pense que ça l’a été pour tous ceux qui y sommes: on n’y arrive pas par accident!!! Et j’aime SciencesPo… mais ça m’a déçue. Je trouve que les conditions de travail qu’on nous y offre ne sont pas à la hauteur des promesses et de la dimension internationale à laquelle il aspire. Personnellement, JE NE PEUX PAS travailler à Sciences Po!!! quand j’essayais d’y travailler je passais entre 30 et 45 minutes à trouver une place et/ou une prise pour mon ordi… parfois j’y renonçais carrément!!! Quand on habite on banlieue et qu’on n’habite pas dans le 6ème croyez-moi que c’est pas drôle!
    Le service et l’attention que nous accorde l’adiministration sont nuls: d’une lenteur!!!! les différents bureaux ne sont ouverts que quelques heures par jour et il faut jongler pour pouvoir y aller à des horaires où ils sont ouverts sans empiéter sur nos cours… et quand c’est ouvert il faut être prêt à patienter… Les mails qu’on envoie, il ne faut pas s’attendre à recevoir de réponse rapide, voire à recevoir de réponse tout court….
    Les horaires: il faut être à la disposition de SciencesPo du lundi au vendredi de 8h à 21h 15… et même le samedi matin…. car, même quand on a un emploi de temps pseudo-fixe, il faut toujours être disponible pour les nombreux cours de rattrapage… c’est épuisant!!! et comment dans ces conditions peut-on faire d’autres choses en dehors de l’école. La vie associative est bien plus difficile à tenir à SciencesPo que dans d’autres écoles, d’une part les emplois de temps explosés sont très souvent incompatibles, SciencesPo, à part accorder un mini-budget en photocopies ne fournit aucun vrai support.
    Enfin, il faut être prêt à subir toutes les réformes sans préavis: semestre commun aux RH, finance et marketing annoncé 3 semaines avant la rentrée… réforme sur l’anglais et l’obligation de prouver le niveau 4…
    2 cafets!!! où on ne trouve que des sandwichs et quelques salades pour 9 000 étudiants!!! c’est pas normal non plus!!!
    Et j’en passe…….
    J’aime SciencesPo, mais il n’est pas du tout à la hauteur de ses ambitions. On y est très exigeants avec les étudiants, mais lorsque l’école n’est pas capable d’être exigeante avec elle-même, l’engagement étudiants-école est rompu….
    Peut-être que SciencesPo progresse, je l’espère sincèrement en tout cas!.. moi je ne verrai ni la bibilothèque plus grande ni les salles de travail… mais si on veut que notre école mérite sa réputation, il lui reste du chemin à parcourir….
    Il ne s’agit pas de quitter SciencesPo pour aller à l’université, mais il suffit de la comparer aux autres Grandes Ecoles et Ecoles de Commerce pour nous rendre compte que les conditions qui nous sont proposés sont mauvaises. Ce n’est pas comme si on payait 150 euros l’année…

  • Marion Aubry

    En effet, c’est mignon cet article.
    Je confesse avoir pleuré de joie lorsqu’il y a 4 ans j’ai été admise à scpo alors que je ne savais pas trop où j’allais.
    Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent « on a de la chance », il y a une part de chance mais il y a aussi du travail derrière.
    J’ai passé des années super à sciences po et je suis très heureuse de la formation que j’y suis. Ca ne m’a pas empêché dès la fin de ma 1ère année d’envoyer un email à Descoings pour mettre en lumière certains dysfonctionnements. Lettre restée sans réponse.
    J’ai eu un échange plus ou moins musclé avec RD sur facebook il y a 2 semaines. et toujours cette sempiternelle remarque « allez voir à la fac » que je retrouve ici dans les commentaires.
    Et bien je suis désolée mais je trouve ce discours stérile. A quoi ca sert de comparer sciences po à « moins bien »? pourquoi ne pas comparer à « mieux »? ce qui me semble plus logique vues les ambitions internationales de sciences po.
    J’ai cours à la sorbonne, je sais ce que c’est la fac. Ce n’est pas pour autant que je me satisfais des conditions d’études à sciences po. et soit dit en passant les frais de scolarité ne sont pas les mêmes… jusqu’à 12000 euros à sciences po.
    Quand je suis rentrée en 2005 nous étions environ 300 en 1e année, ils sont 1000 cette année. Il n’y a toujours que 2 cafet crous, il est très difficile de circuler en cafet aux alentours de 12h30 et 14h30. et au niveau de la sécurité, je me demande ce qu’il se passerait s’il y avait un incendie ou autre à ce moment là…
    quant au manque criant de places à la bibliothèque, c’est la 3e année que j’entends des étudiants se plaindre. ce n’est pas « provisoire. » Je suis désolée, mais non, je ne trouve pas ça normal qu’on admette autant d’étudiants sans les capacités d’accueil adéquates.

    alors oui c’est bien d’être à sciences po, on a le droit d’être heureux, mais on a aussi le droit de remettre en cause certaines choses et le discours « t’as qu’à partir si t’es pas content » ne fait aucunement avancer la situation.

    Néanmoins, j’ai le sentiment que d’ici quelques années, Sciences Po aura changé et sera beaucoup mieux. Les choses vont dans le bon sens.

  • 5A perplexe

    C’est fou ce que les gens sont blasés quand même…
    « Lire le nom d’un de mes profs dans le Monde ne me fait plus de papillons » Certes, tout n’est pas à idolâtrer à sciences po, mais cracher dans la soupe à ce point, c’est limite indécent quand justement on pense à la chance qu’on à par rapport à d’autres..

    L’article en lui-même n’est pas moralisant, les commentaires le sont beaucoup plus. Oui, ce point de vue de 1A est peut-etre encore un peu bisounours, et alors, ça change des mines déconfites quand il fait nuit à 17h et que les exams se succèdent.

    Oui, on peut débattre sur sciences po et ne pas être d’accord avec l’opinion d’Adrien, ce n’est pas une raison de se lacher sur lui non plus. SI vous voulez vous déchainez, allez donc voir un match de foot, tappez-vous dessus, c’est la mode en ce moment.

  • Antoine

    Sciences Po ce n’est pas le Graal mais ça reste un des plus beaux cursus universitaires qui existent en France, et, en effet, énormément de gens désirent ou ont désiré y entrer, souvent sans y parvenir. Du coup je pense qu’Adrien a raison de rappeler que se taper un café et un chocosuisse après un cours de Philippe Boutry n’est pas seulement un droit, c’est un privilège, une chance.
    Certes l’idolatrie est excessive, et le côté moralisateur regrettable mais ce n’est pas suffisant pour l’envoyer chier en le traitant de fayot. Je pense, en tout cas j’espère qu’Adrien a conscience des limites de l’enseignement prodigué à l’IEP Paris mais il cherche dans son article à mettre l’accent sur ses bons côtés… et il y en a.

  • lucile

    Un donneur de leçon de plus … mais en lisant bien ton article avoir la grosse tete ne t’effraye pas :
    « mon nom apparait au milieu de cette masse » écris en gras; réduire les autres aux stades de grincheux habitués au confort absent à la bibli,… Mais c’est bien de se placer au dessus des autres en leur faisant la morale alors que … ça fait que 2-3 mois que tu y est ???? Pas mal culotté pour un débutant à peine mineur. De plus tu avoues aussi etre blasé par le cadre. Equilibré le gamin.

  • Quentin

    Magnifique, commenter un article de façon négative revient à être « anti péniche »… Et j’imagine que oui, LaPéniche attend plein de commentaires et elle a bien raison.

  • Dan

    Des anti péniche qui sautent sur le moindre petit billet d’humeur pour cracher leur venin…un peu pathétique. En plus vous faites clairement ce que LaPéniche attend, plein de lectures et de commentaires, objectif fréquentation maximum du blog atteint.

  • Cat

    Comme c’est mignon … tu vas raconter cette belle histoire à tes enfants dans une dizaine d’années ? si tu veux, je peux t’offrir un paquet de mouchoir pour essayer de surmonter cette vague sentimentale larmoyante et dégoulinant à souhait …

    Sérieusement , c’est ça La Péniche ? à mi chemin entre «  »confidence à mon psy » et « les alcooliques anonymes » ? Mais c’est peut être une démonstration de votre objectivité … fracassante …

    Sinon je salue l’intervention du King et me console en me disant que j’aurai au moins une histoire drôle à raconter pour le repas de réveillon,  » Le fabuleux destin d’Adrien Bouillot » …

  • Quentin

    Mais n’importe quoi ! C’est tuer le droit à la critique. Avec un tel raisonnement, à n’importe quelle grève en France on peut répondre « eh oh, allez vivre deux mois en Chine et on en reparle ». C’est absurde.

  • Benjamin

    C’est toujours facile de critiquer une fois qu’on est à l’intérieur. Mais n’allez pas nous dire que le jour ou vous avez été accepté vous n’avez pas sauté au plafond, ou au moins été fier en vous même.
    Après une fois à l’intérieur c’est vrai que tout n’est pas parfait. Mais à ceux qui sont trop blasés de Sciences Po je propose qu’ils aillent faire un petit tour dans certaines facs histoire de comparer. Après ils reviendront et se rendront compte qu’on est quand pas si mal logé à Sciences Po

  • tonio

    C’est quoi cet article moralisateur ? Adrien, si tu es satisfait de la qualité des conditions étudiantes à Sciences Po, ravi pour toi, mais ne nous impose pas ton opinion en dénommant les critiques comme du ‘pragmatisme grincheux ». Si tu kiffes la life à Sciences Po, c’est bien, mais ne nous oblige pas à penser comme toi. Perso voir le nom d’un de mes profs dans un article du Monde, ou encore voir la « beauté des lieux » ne me fait plus des papillons dans le ventre, et effectivement, tu trouves peut-être ça pragmatique mais je préfèrerais avoir une place en bibli toute la semaine (non le manque de places n’est pas provisoire, ajouter 200 places assises ne sert à rien quand on augmente les promos de 200 chaque année) plutôt que de me faire une raison en me satisfaisant avec un peu d’onanisme germanopratin comme tu le fais si bien dans cet article.

    On se retrouve dans 4 ans, c’est sûr que t’auras changé d’avis.

  • Zabranjeno Pusenje

    Le problème c’est quand même qu’à la lecture de l’article et de certains commentaires, ce qui se dégage c’est « Sciences-Po c’est trop bien, si tu n’es pas content ferme ta gueule ou casse-toi ». Ce qui est stupide et dangereux.
    Stupide, car on peut tout à fait être content d’etre entré à l’IEP sans pour autant lui vouer un culte. On peut aussi se rendre compte que la réalité de l’IEP n’est pas toujours à la hauteur de ce qu’on pouvait imaginer,surtout quand on subit un bourrage de crane du style « on me dit que c’est le paradis depuis tout petit ».
    Dangereux, parce que ce n’est pas parce que l’on a réussi à arriver là où beaucoup d’autres n’arriveront jamais (et c’est dommage, d’ailleurs, que cela ne leur soit pas permis) que l’on a pas le droit de critiquer, BIEN AU CONTRAIRE. Pointer du doigt ce qui ne va pas plutot que de rester dans la Richi-latrie, c’est le meilleur moyen de faire preuve d’un peu d’esprit critique et de courage intellectuel, deux qualités qui malheureusement s’arrêtent la plus part du temps aux portes du 27. Critiquer Sciences-Po, ce n’est pas faire du parisianisme ou être une vieille barbe rancie avant l’heure. C’est simplement ouvrir les yeux et exprimer un point de vue. Au contraire, le parisianisme c’est de rester dans le mainstream, le politiquement correct apolitico-BDE-Nouvelle Donno-compatible, qui consiste à dire que celui qui critique est l’ennemi à abattre, blasé et manquant de reconnaissance envers le prophete Descoings qui lui apporte la lumière et la félicité.

    Alors l’idée que les pipoteurs devraient la fermer, ça mène au genre de cabbale dont une certaine étudiante avait été victime au début de l’an dernier. Ca mène à un lynchage mediatique et public en règle organisé par Ritchie himself pour sauvegarder l’image rose bonbon de son IEP chéri (et de son potentiel ministrable par la même occasion). Et bien ça c’est beaucoup plus dangereux que trois commentaires « blasés » sur lapeniche.net…

    Enfin Lucas, je pense que tu n’as jamais rencontré Ritchie à l’occasion de réunions ou autre, car je peux t’assurer que dans ce cas-là la grace s’envole. Et puis, tu crois VRAIMENT ce que tu dis, tu crois VRAIMENT que le débat n’a lieu que dans les commentaires de lapeniche.net? Parce que dans ce cas-là je te conseille de mettre un peu le nez en péniche et de ne pas dénigrer systématiquement les tracts syndicaux, parce que eux ils le portent le débat, et depuis bien longtemps…

  • Lucas

    @JS au moins la péniche donne la parole à tous, 1A éblouis par la grâce de Richie compris. Puis jusqu’à preuve du contraire il n’y a qu’ici qu’on trouve un débat, en particulier dans les commentaires.
    Et rien ne t’empêche de leur proposer des articles au lieu de critiquer, ce sera plus constructif.

  • moon

    super Adrien de savoir encore s’émerveiller et d’oser le dire , de savoir être heureux de ses choix
    tant pis pour ces vieilles barbes snobinardes , rancies avant l’heure , le King des quoi déjà ?

  • JS

    La péniche n’est plus ce qu’elle était, le bâteau coule, faites-vous engloutir par rsp !!!
    Et j’adhère aux propos du King, ce rédacteur doit se droguer pour écrire un article si « rose-bonbon-bisounours » !

    Vous n’avez tellement pas d’articles à publier que vous publiez n’importe quoi. Bah moi une fois j’ai chialé parce que Richie m’a dit bonjour !!! Oh, Être Suprême !!! J’en rêvais… la relève de la lèche est assurée : Merci la Péniche.net !!!

  • Marcel

    Ah ça, oui c’est grave : germanopratinite aïgue à tendance parisianiste
    Je vais vous mettre sous Crit’2010 pendant quelque temps et si la situation ne s’améliore pas il faudra vous sevrer de l’IEP jusqu’à ce qu’il vous manque

  • Sandra

    Ah, zut, je crois que j’ai perdu la magie…. Merde, non parce que ça fait environ 3 ans que ça me fait plus de guilis dans le ventre quand j’entre dans le 27.

    Est-ce grave docteur?

  • Igor

    LaPéniche étant un site d’actualité et d’expression à Sciences Po, on peut légitimement penser qu’une bonne partie de son lectorat fait ses études à l’Institut.
    C’est drôle quand même que tant de gens qui commentent soient à ce point blasés de Sciences Po qu’ils crachent ouvertement sur l’émotion qu’a ressentie Adrien.

    Première réaction d’un étudiant lambda : Sciences Po tu l’aimes ou tu la quittes, si c’est pour t’en plaindre, casse-toi tu nous libèreras une place en bibli.

    Et puis on peut allert un peu plus loin : et se dire qu’au fond, c’est tellement rose bonbon de dire les choses comme les a ressenties Adrien, ça fait tellement Provincial qui débarque ! Alors forcément les chantres du Parisianisme se disent qu’il faut prendre le parti inverse, parce que faire son poseur en fumant des clopes devant le 27 et dire que Sciences Po ça craint c’est tellement plus cool.

    Mais les mecs juste une chose, c’est pas notre faute si Henri IV n’a pas voulu de vous, et que Papa ne pouvait qu’accepter Sciences Po à défaut d’Ulm – ne dévalorisez pas notre environnement d’étude juste parce que vous êtes frustrés !

    Pour conclure, Adrien je vais complètement dans ton sens, et toute rose-bonbon qu’elle puisse être, ton émotion à l’entrée de Sciences Po a été la mienne et l’est souvent encore !
    Et puis sur 244 lecteurs, 5 mecs qui ronchonnent ne représentent pas une majorité

  • Fan

    « Depuis toujours j’en entendais parler comme d’une sorte de paradis sur terre, d’un lieu sacré où seuls quelques chanceux parviennent à entrer, réservé à une élite scolaire très mince. »

    Waw…c’est pas étonnant qu’après un tel bourrage de crâne depuis ta plus tendre enfance tu en sois à ce point-là…

  • Elvis

    Yo les jeunes!

    Le King vient de te lire, cher adrien. Et le King a bien ri. tu as l’air d’avoir abusé des paradis artificiels mon petit, mais ton paradise à toi, il est plus Lucy in the Sky que Hawaiian Style…
    Le King t’a trouvé trop mignon avec ta tirade sur la taille immense des batiments magiques dont on te parle depuis toujours… « Toujours »! mon pauvre, le King compatit à un tel formatage. Celui qui donne la médiocrité. Il faut vivre libre dans la vie Adrien, fais comme le King!
    Mais saches, petit Adrien, que le magicien, le Big Boss Man, il manipule tout le monde comme des Puppets on a string. Ya pas de magie mon cher Adrien, ya que la poudre (blanche) aux yeux que Richard balance…
    C’est sur, on est pas In the ghetto, mais le 27, c’est pas non plus Alice in Wonderland -sauf pour le côté plannant, à te lire…

    Bref, le King te dirait bien d’arrêter la came, mais ça te détournerait du vrai spirit mon petit Adrien tu lui as juste l’air embarqué dans un effet secondaire du bad trip , c’est tout. COntinue dans cette direction et tu finiras soit chez les fous, soit comme le King, Mister Songman!

    Allez Adrien, garde la foi mais doute de tout

    Voilà les jeunes

    Live Fast, die young
    Ici et ailleurs
    Un pur moment de rock’n’roll

    Le King

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