Vie du campus

Sciences Po est-il macho ?

Féminisme

Amis de la gente masculine, défenseurs de notre belle école, à l’annonce de ce titre ne riez pas trop vite. J’entends déjà gronder les accusations de féminisme idéaliste prêt à dénoncer sans argument une inégalité homme/femme inacceptable dans notre société. Tout doux, tout doux, mon point n’est pas là. En interrogeant mes confrères masculins au sujet de cet article, j’ai eu le droit à des ricanements, des sourires moqueurs et quelques remarques bien senties : « Allons, sois réaliste, Science Po n’est pas macho. » « Il y a plus de filles que de garçons dans l’école » « elles sont aussi bien représentées dans les associations que les garçons» (la majorité des associations ont en effet une présidente et non un président) et « je doute que beaucoup de filles ressentent une quelconque discrimination dans leur scolarité. ». Certes. Pourtant, en interrogeant les filles la réponse est moins évidente. Sans ressentir une véritable discrimination ou une différence de traitement entre filles et garçons (excepté évidemment l’installation d’un sèche-main supersonique dans les toilettes des messieurs du 27, scandaleusement absent chez les filles) beaucoup s’accordent à dire qu’elles ressentent plus le machisme à Science Po que dans leurs expériences scolaires précédentes. Un constat donc, un seul : à Sciences Po les filles sont moins prises au sérieux que les garçons.

Confrères masculins, ne rugissez pas trop vite, vous n’y êtes pas ici pour grand chose. Fraichement arrivés à Sciences Po vous avez vite compris comment survivre, ou briller dans cette jungle hostile. Parler fort, prendre la parole (avec moult fioritures et gestes de la main si possible), lancer des sujets de conversation brillants sans rien avoir à dire dessus, en un mot : bluffer. Qui ira vérifier la superficie du Brésil, brillamment lâchée au détour d’une conversation subtile sur la production de canne à sucre dans l’Etat du Pernambouc en 1950 ? Ne nous méprenons pas, Sciences Po favorise grandement cette attitude. C’est une volonté affichée que de permettre à ses élèves de développer un niveau de confiance en soi suffisant pour s’affirmer et maîtriser l’exercice de la prise de parole en public, comme en témoignent les exercices lors du stage d’intégration et le grand débat organisé à la fin de cette semaine. Et je pense fondamentalement que cette volonté de former des étudiants complets, qui savent non seulement produire leurs idées mais également les exprimer, est une des grandes qualités de notre école.

Mais cette faculté n’est pas naturelle pour tous et est notamment plus facilement mobilisable chez les garçons, comme en témoigne la surreprésentation des hommes à Sciences Polémiques ou encore au concours d ‘éloquence. Rien d’anormal à ça : quiconque a passé quelques minutes lors d’une séance (que dis-je, un show !) de Sciences Polémiques a pu ressentir l’ébullition de testostérone émanant d’individus grandiloquents, transpirants, fiers, royalistes ou communistes, qui scandent la France et les Lendemains qui Chantent, s’affrontant lors d’une joute verbale endiablée (ou pas) rythmée par les doux sons d’une petite clochette qui tente de ramener le calme au milieu de ce combat de coqs. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Comme partout ailleurs, la compétition masculine est implacable. Seulement, en l’absence de muscles à montrer (messieurs ne vous vexez pas, mais vous n’êtes pas tous Daniel Craig – ou Boris Boillon), vous optez pour l’étalage de connaissances, de charisme et de confiance en soi. Moins enclines à ce genre d’exhibition intellectuelle, plus discrètes et peut être un peu moins sûres d’elles, les filles sont moins visibles à Sciences Po que ces spécimens de la gente masculine. Et bien que la représentation dans des associations comme Sciences Polémiques soit une étude de cas un peu extrême, il n’en reste pas moins que cette différence peut se ressentir dans la vie de tous les jours : Sciences Po ayant prôné ces valeurs au maximum, elles imprègnent le quotidien des échanges entre élèves, et peuvent parfois donner aux filles le sentiment de ne pas être prises au sérieux, pour la seule raison qu’elles participent moins à ces épisodes de compétition intellectuelle et sont moins visibles lors de ces joutes verbales publiques.

La solution serait peut-être de persévérer, lors de la première année, dans les exercices obligatoires de prise de parole en publique du stage d’intégration. En effet les associations qui permettent de continuer sur ce chemin n’attirent que ceux qui ont déjà des dispositions à ce genre d’exercice et ceux qui veulent être vus. On pourrait envisager ainsi un cours obligatoire d’élaboration du discours ou de prise de parole, permettant, tout en conservant l’esprit de l’école de faire participer et d’offrir de la visibilité à tous et a toutes. En attendant que tout ceci se réalise, jeunes femmes, sortez vos armes, vos atouts, votre charme, dégainez votre intelligence ! Car comme l’a si bien dit Charlotte Whitton, illustre féministe inconnue, maire d’Ottawa, « Quoi qu’elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l’homme pour qu’on en pense autant de bien. Heureusement ce n’est pas très difficile. »

77 Comments

  • Ariane A

    Lise Muller a vraiment eu une bonne idée d’écrire un article sur cette question, bravo. Mais d’une part, est-ce qu’il est souhaitable que, pour acquérir une égalité avec les hommes, les femmes doivent s’abaisser à apprendre à blablater, à etre sures d’elles tout en disant des betises…? certes les filles ne sont pas mieux que les garçons donc pourquoi pas, elles peuvent etre tout aussi stupides si elles le souhaitent. Mais tant qu’il y a des traits que personnellement je trouve inutiles sinon ridicules (et pas parce-que je suis une fille) et dont l’histoire et la société nous ont épargnées (meme si pour la mauvaise raison), autant continuer s’en préserver, meme si ça nous différencie des hommes et ça nous aidera pas pour l’avenir. ce qu’il faut parallèlement c’est peut etre changer les règles du jeu, faire que le bla bla, que l' »Art d’avoir toujours raison »( dixit par pitié ) soit moins nécessaire dans la vie politique et professionnelle. Par ailleurs, meme si on voulais apprendre aux filles à s’abbaisser à cette art pour la noble cause de l’égalité, soit, mais je ne crois pas que quelques cours d’oratoire et de prise de paroles vont changer des siècles d’héritage d’ intérieur, de soumission, de modestie, de discrétion, qui pèsent dans l’habitus féminin d’aujourd’hui.

  • Par pitié!

    Soit, le constat est intéressant et mérite réflexion, mais la solution (rajouter des cours en matière oratoire) laisse carrément à désirer. Sciences-Pipeau l’est déjà suffisament pour que l’on se tappe des cours à base de l’Art d’avoir toujours raison.

  • bignouf

    Moi je trouve les commentaires plus intéressants que l’article, surtout ceux qui font référence à un trou de ball.
    Eet si la question est « est-ce que ceux qui sont ont plus de dispositions à l’oral parlent mieux à l’oral ? », je pense qu’il est assez bête de le ramener à une séparation homme/ femme. (Ou femme/ homme si on opte pour l’ordre alphabétique.)

  • h.

    Article vraiment drôle même si l’argumentation est un peu légère.
    Par contre les critiques, à part quelques unes réellement constructives, sont un beau ramassis de conneries, à se demander si certains n’ont pas trop d’heures vides à combler.

  • Lola

    Ils sont juste très élégants nos hommes de sciences polémiques ! Il faut qu’ils le soient de toute manière pour qu’on les aime encore plus 🙂 Comme le dit si bien Lise en citant Charlotte Whitton, c’est juste parce que, « quoi qu’elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l’homme pour qu’on en pense autant de bien. Heureusement ce n’est pas très difficile. »

  • Profond.

    Wesh didi, je crois que j’ai gagné

    Je propose un O, un U, un D et je forme ainsi le magnifique mot TROUDEBALLE, je recule de 4 cases, je revends ma carte Pipo et je lance le dé vert.
    KAMOULOX

  • H.

    Pour qu’on arrête un peu avec la victoire de ladite Margot Leridon. Je tiens à rappeler aux nuls et aux premières années que cette victoire était le fruit d’un passage en force de Gisèle Halimi qui refusait d’accepter un podium tant qu’une femme ne serait pas première. Il était évident à tous les spectateurs qu’Antoine Vey était infiniment meilleur.

  • El Pro.

    Je crois que je l’ai !

    Y’a t-il un lien quelconque avec une certaine association bien implantée au cœur de la cafétéria ?

    Dans tous les cas je propose un B

  • Didier T

    Cher norawy, ta contribution à ce pendu est inestimable ! En effet, il n’y a pas un mais bien deux L !
    T R . . . E . A L L E

    Continuez à participer activement, je vous rappelle que le gagnant se verra offert une surprise qui en ferait rougir plus d’un de jalousie !

  • Ronan MAUREL

    Erratum (toujours lire les conneries que vous écrivez avant de les publier)

    Taux de réussite des hommes : 5/130 = 0,03
    Taux de réussite des femmes : 1/10 = 0,1

    Soit 10% de chance d’arriver en finale lorsque vous êtes une femme contre 3% pour les hommes.

    L’écart (réel cette fois ci) confirme mon analyse précédente.

  • Ronan MAUREL

    Un peu de statistique car ce n’est jamais vain :

    140 participants au Prix Philippe Séguin, 130 hommes, 10 femmes, 5 finalistes hommes, 1 finaliste femme.

    Donc 10/130 = 0,07 et 1/5 = 0,2

    Ces coefficient laisse donc apparaître qu’en temps qu’homme vous avez 7% de chances d’arriver en finale, contre 20% lorsque vous êtes une femme. Infériorité ? Je ne crois pas. Autocensure ? Probablement.

  • armand

    moi je pense que dans ce cas là comme dans bien d’autres à sciencespo, les féministes fabriquent elles meme les discriminations, ces salopes

  • Didier T

    Wahou, que de participation, mes camarades !

    Nous avons donc les propositions suivantes : A, F, 4 et N.

    Qu’en est-il du A ?
    Bravo, le Professionnel !
    T R . . . E . A . . E

    Mais alors, un F se glisse-t-il dans ce mystère ?
    Et non, perdu, Pif. Il n’y a pas de F ici. Tu viens donc de mettre en place le poteau de l’échafaud !
    ___|____

    A toi, Didier, penchons nous sur ta proposition : un 4 se cache-t-il dans le mot secret ?
    Bravo, Didier, il y a effectivement un 4 !
    T R . . . E . A . . E 4

    Et enfin, penchons-nous sur le N.
    Hélas, mon ami « on est pas machistes, la preuve on vous encule », tu as perdu. En effet, il n’y a pas de N dans le mot que tu recherches.

    Nous en sommes donc à ce stade là :
    T R . . . E . A . . E
    ___|____

    Que le jeu continue !

  • N.

    Je pense que l’auteure s’est mal exprimée. Les femmes ne sont certainement pas moins douées par nature pour les arts oratoires . Personne ne peut nier en revanche que l’éducation reste très sexuée et que les modèles F/H nous sont inculqués dès notre plus jeune âge, pas seulement par nos parents mais aussi par l’école, les médias etc. Culturellement il est probable qu’on valorise plus un homme qui prend la parole qu’une femme. La femme n’est pas moins apte, c’est juste que nos valeurs continuent, malgré des progrès par rapport à quelques décennies en arrière, à valoriser la femme sensible qui se tait et reste derrière son mari. Je ne dit pas qu’on en est encore à la société d’Ancien Régime, loin de là, n’empêche qu’on a toujours ces modèles en tête et que cela influence peut être la place des femmes au sein de Sciences Po.
    (Même si il commence à dater un peu (1973), le livre de Elena Gianini Belotti « Du côté des petites filles » montre bien les différences au niveau de l’éducation entre H et F, si le sujet vous intéresse)

  • Sam

    En tant que défenseur de l’égalité H/F (ou devrais-je plutôt dire F/H…), je trouve cet article pitoyable et dommageable pour la cause qu’il prétend défendre.

  • Juliette H

    Ton article est vide de toute substance ou de toute argumentation tangible. On cherche des preuves, des arguments intéressants qui témoigneraient d’un éventuel machisme et on se heurte au vague argument de la sur représentation masculine à Science Polémique !

    « Moins enclines à ce genre d’exhibition intellectuelle, plus discrètes et peut être un peu moins sûres d’elles, les filles sont moins visibles à Sciences Po que ces spécimens de la gente masculine »

    La bêtise de cette article culmine dans cette phrase, dégoutante de clichés et de pré-notions des années 50. Je suis une féministe convaincue et je ne peux que souligner le caractère inutile de ce genre de lignes. Si il y a bel et bien un problème de machisme à science po, point sur lequel je ne tranche pas, il faut aller le chercher ailleurs et s’armer de témoignages et d’exemples plus convaincants…

    Ce genre d’article alimente l’image d’une féminisme qui se victimise et contribue à ridiculiser un mouvement qui a déjà du mal à se légitimer. Merci beaucoup pour nous toutes

  • Romane

    Chère Lucie, est-ce que ça te parait vraiment constructif de dire qu’un article est « affligeant », que son auteur « donne des leçons » et de l’argumenter avec une pauvre faute d’orthographe dans tout l’article? Franchement, si c’est pour écrire des commentaires comme ça, dans le seul but de descendre ce qui est écrit, c’est en effet affligeant. Ce genre de commentaires m’énerve vraiment parce que c’est de la méchanceté gratuite. Tu sais quoi? Elle sait parler français, mais la différence avec toi, c’est qu’elle argumente et qu’elle n’insulte personne. Alors j’espère que toi, et tous ceux qui se permettent de faire des critiques douteuses sur l’article parce qu’il aborde un sujet un peu « sensible », puissent avoir la correction de ne pas s’en prendre gratuitement à l’auteur, et d’argumenter comme d’autres l’ont très bien fait. Merci

  • AP

    Le sujet est pertinent, quelques passages sont cependant regrettables : sciences po « macho », les filles plus timides que les garçons, etc… qui justifient certaines critiques. Bravo pour avoir pris le risque de rédiger un article comme cela, en sachant pertinemment qu’il susciterait les logorrhées (masculines ?) d’individus dont le QI ne dépasse visiblement pas la température anale.

  • Lucie

    On peut ajouter, chère Lise, toi qui semble si disposée à donner des leçons, que quand on écrit des articles affligeants, on ne fait pas de faute d’orthographe dès le quatrième mot. Quand parle français, on ne met pas de « e » à la fin de « gent »…

  • Vladimir Haulet

    Certes les concours d’éloquence attirent les individus qui cachent un manque d’idées derrière des convictions grandiloquentes. A de notables exceptions près, ceci étant.

    Mais quelqu’un se rappelle-t-il, et par conséquent pourrait-il rappeler à l’auteure, que l’an dernier c’est une femme et non pas un homme qui a remporté le Prix Philippe Séguin pour les arts oratoires? Soit, sur deux sessions organisées, une parité parfaite.

    L’exemple est donc mal choisi; pour ce qui est de la tendance générale, je n’ai jamais eu l’impression que les filles étaient des sous-douées du verbe. En sortant de Sciences Po je me rappellerai surtout de l’éloquence feutrée de Françoise Mélonio, pas des braillements inintelligibles d’un gueulard malhabile.

    Bon sujet; mauvais angle.

  • Raphael

    Foutaises ! L´homme n´est pas supérieure à la femme.

    Jean Yanne, l´ours mal léché par excellence, le reconnaissait volontiers :
    – Quelle est la supériorité sur laquelle le Coran et la Bible sont d’accord?
    – Celle de l’homme sur la femme.
    – Vous partagez cet avis, monsieur Yanne?
    – Non. Je trouve que pour faire la vaisselle la femme est meilleure.

  • ernesto

    article digne d’un grand lol. Jolie blagounette s’il en est. Au fait on les invite quand à Eric Zemmour ou Robert Mesnard discutez féminisme. Et puis les mentalités changent: la preuve le parti le plus réac de France a à sa tête une femme. A casa mujeres!

  • Didier T

    Hmmmmm… Je suis désolé, Arnaud, tu as perdu ! En effet, il n’y a pas de T dans le mot recherché.
    Le socle de l’échafaud est arrivé. Attention, attention !

    __________________

  • what?

    « Sciences est macho parce que les filles et bah elles sont timides et elles interviennent moins à Sciences Polémiques du coup ». C’est quoi cet argument en carton?

  • Tous ensemble tous ensemble ouais ouais

    Article intéressant, pas sur l’analyse qui souffre de beaucoup de raccourcis douteux (« oh les filles, elles sont tellement timides, kikoulol ») mais qui propose une bonne idée en fin d’article, et très réalisable me semble-t-il.
    Et à quand des enregistrements des séances de SCIENCES POLEMIQUES pour celles qui ne peuvent pas y aller à cause de conflit horaire mais qui aimeraient bien ??

  • Testo

    L’infériorité des filles en art oratoire a une cause très simple : leur flagrant manque de couilles. Les injections de testostérone sont le remède idéal à cette infériorité naturelle.
    Ne nous étonnons donc pas que les filles les plus actives et efficaces dans cette discipline présentent un faciès pour le moins… viril.

  • wqsp

    Je crois bon de mentionner le fait que l’année dernière, c’est Margaux Leridon qui a remporté le prix Philippe Seguin. Et il y avait deux filles en finale (soit une de moins que la parité).

  • Arthur Schopenhauer

    « Le seul aspect de la femme révèle qu’elle n’est destinée ni aux grands travaux de l’intelligence, ni aux grands travaux corporels…elle doit obéir à l’homme, être une compagne patiente qui le rassérène. »

  • Pab'z

    (Lunette, faire de statistiques en aval comme ceci, cela ne signifie rien, n’est pas un argument, et n’aide aucunement à la compréhension).

  • Pab'z

    Et je voudrais rappeler à Chambord que le Français n’est pas machiste (de macho à fasco il n’y a qu’un pas, hein ?). Dans cette « chanson » de Fatal Bazooka, 90 % des comparaisons sont fausses… puisque ces mots sont des mots vulgaires qui veulent dire totalement autre chose dans la « vrai » langue française : cochonne, allumeuse, maîtresse… Nous avons un exemple type de chanson féministe fallacieuse…
    Enfin, au moins cela te donnera une excuse pour parler anglais « Chambord », les Anglais sont sûrement moins machos que les autres.
    Pour l’auteur de cet article : et si l’art oratoire est en somme, comme tu le dis, un « truc de mecs », alors pourquoi de plaindre qu’il y ait une écrasante majorité d’hommes… ? Cherchez l’erreur.
    A quand la fin de la victimisation permanente ? A défaut de pouvoir éviter le cliché, je rajouterai: ne cherchez pas à devenir femmes (où alors, assumez-le) mais à devenir Hommes. Il n’y a que comme cela que diminueront les inégalités et changeront les mentalités.

  • lunette

    Peut-être aurait-il fallu se demander « Sciences Po est-elle macho? »

    Autrement, j’ai fait les comptes (non que je sois une maniaque paritaire) : sur 9 professeurs d’amphi, une seule femme. En espérant que cela ne soit qu’un long relent…

  • Maverick

    Certes cet article a le mérite de ne pas être féministement lourd mais il fait une généralisation scandaleuse sur la « compétition masculine à SciencesPo ».
    Peut-être qu’il y a deux ou trois glandus pour qui le port du costume, la superficie du Brésil ou la participation aux sauteries de Sciences Polémique sont des extensions phalliques idéales mais merde, il y a encore des HOMMES à SciencesPo.
    Des mecs dont la virilité se traduit par conduire très vite, regarder Top Gun, porter un marcel ou être bon en paintball.

    Femmes de SciencesPo, ne vous laissez pas tromper par cet article ! Nous sommes encore nombreux à ne pas trouver un beau discours sur des sujets tels que « Faut-il dégager les intellectuels engagés ? » aussi efficace pour vous arracher à nos concurrents qu’un bon vieux concours de pompes.

  • Pab'z

    Ridicule. Je voudrais rappeler à l’auteur (non, pas l’auteure) que c’est elle qui installe ici une inégalité entre hommes et femmes, qui considère ces dernières comme incapables d’êtres l’égale des hommes.
    Vu qu’il est coutume de citer des femmes pour être légitime, je choisirai Natacha Polony : « J’évite, le plus souvent possible, de penser avec mes ovaires »… A méditer.

  • Pauline

    Très bon billet. Ce phénomène n’a cependant rien à voir avec Sciences Po : étudiez un peu la sociolinguistique et vous constaterez très vite plusieurs phénomènes qui caractérisent les prises de parole féminine et masculine :

    – Bien que les femmes aient la réputation de « parler beaucoup et tout le temps », dès que le contexte d’une conversation est public (c’est-à-dire quand le statut social de la personne se voit jugé et peut gagner en prestige), on remarque tout de suite que ce sont les hommes qui dominent très largement le temps de parole.

    – Les femmes sont celles qui se font interrompre le plus lors de conversations mixtes, les hommes sont ceux qui interrompent le plus.

    – Les femmes sont en général des « cooperative conversationalits », c’est-à-dire qu’elles encouragent la poursuite d’une discussion sur un terrain commun tout en étant à l’écoute de leur interlocuteur, alors que les hommes sont plutôt des « competitive conversationalists », qui cherchent plus l’affrontement, la domination.

    Donc plus de prise de parole en public, pourquoi pas, mais le fond du problème ne changera pas tant que le formatage quant aux rôles et attitudes respectifs des genres sera toujours aussi imprimé dans les inconscients, et ce dès tout petit…

  • Camille

    « Mais cette faculté n’est pas naturelle pour tous et est notamment plus facilement mobilisable chez les garçons »
    « Moins enclines à ce genre d’exhibition intellectuelle, plus discrètes et peut être un peu moins sûres d’elles, les filles sont moins visibles à Sciences Po que ces spécimens de la gente masculine »
    Mon dieu… va réviser tes gender studies

  • Garçon qui parle fort en cours ...

    Je résumerais ma pensée de la manière suivante. Si vraiment vous dîtes que les hommes sont meilleurs que les filles en terme d’arts oratoires, pour des raisons culturelles, éducationnelles, qui semblent évidente et que tout le monde peut comprendre alors je dis pour ma part :  » L’art oratoire est notre talent et votre problème « , ce qui signifie qu’il n’y a pas à attendre de quiconque une censure. C’est aux femmes de rompre l’autocensure.
    Ensuite, cet article véhicule une mauvaise compréhension des arts oratoires, qui ne se réduisent pas à parler fort. Enfin, il tâche de promouvoir une image faussée des garçons qui osent s’exprimer en classe.

    C’est en dernier lieu absolument faux que ces représentations innondent et structurent la vie quotidienne à Sciences Po. Rares sont les gens qui débattent en plein milieu du jardin en s’haranguant mutuellement.

    Un titre qui conviendrait mieux serait donc peut être : Sciences Po est-il macho malgré lui ?

    Bon ^sinon pour tout le reste c’est un bon article sur la forme et l’idée a du mérite.

  • Sinclair

    Pour information, le bureau de Sciences Polémiques est constitué à partié de filles et de garçons, et cela n’a rien à voir avec une quelconque discrimination positive : pour une raison étrange, nous recevons autant de candidatures de filles de que garçons à la « gestion » de l’association, alors que ceux qui se lancent en public sont en majorité des hommes, effectivement.

    Trois choses :
    1. Je le regrette, et je ne suis pas le seul.
    2. Sur les déterminants naturels, il ne faut pas être hypocrite : la voix des filles porte moins. Mais ce critère a totalement disparu maintenant que Graham Bell a inventé le micro en 1920 (et le Brésil fait 8 512 000 km2), et ne joue pas dans une petite salle comme Goguel. Reste l’autocensure, et ça, mesdemoiselles, c’est à vous d’en venir à bout : vivement que tout le monde participe !
    3. Ceci ne fait pas de Sciences Po un lieu macho.

    J’ajoue que c’est une fille qui me succèdera à la tête de l’association.

  • Chuck basse electrique

    Ah voilà je savais bien que tu allais tomber dans les stéréotypes, vous êtes vraiment toutes les mêmes les femmes des années 2010… Tu vas me dire que tu arrives a pianoter sur ton BlackBerry en meme temps que tu passes l’aspirateur toi ?

  • Didier T

    C’est cet article qui est macho à dire que les filles sont pourraves en arts oratoires. Ca ne fait appel à aucun paradigme ou opinion de qui que ce soit, mais donc simplement à la nature même des individus de sexe féminin. Pouah.

  • chamul

    A chuck basse éléctrique alias klaus

    Le jour où vous saurez faire deux choses à la fois, à part boire de la bière et regarder un match de foot on en reparle !

  • chamul t'éxagères

    Chamul (je te connais hein) la compétition un truc de garçons ?
    Qui se bat depuis la maternelle pour avoir le plus de bonhommes qui sourient sur son relevé de notes?
    Qui se bat en primaire pour avoir les plus beaux feutres?
    Qui se bat au collège pour avoir la meilleure note au brevet?
    Qui se bat au lycée pour avoir la première place pour le dossier, et avoir une prépa<3 ?
    Les filles, what else?

  • chamul

    La pédagogie sciences piste, tournée vers l’art oratoire, ne fait que souligner cette disparité profonde dans l’éducation des deux sexes.

  • Chuck basse electrique

    Euh Chamul je suis DESOLE mais le jour ou les femmes pourront battre les hommes au bras de fer tout en préparant le diner ben LA on verra si elles sont égales aux hommes

  • chamul

    cher H,

    dans la mesure où les filles sont moins nombreuses au sein de Sciences Polémiques, il est normal que, proportionnellement, elles comptent moins de bons orateurs dans leurs rangs.
    Ce qui est déplorable, en revanche, c’est que certains justifient ce déséquilibre par une infériorité naturelle des femmes.

    Si les filles s’aventurent peu dans des associations telles que Sciences Polémique, c’est peut être que, depuis leur tendre enfance, on les a élevées dans l’idée que la compétition est une affaire d’homme. Pas étonnant alors qu’elles soient moins confiantes.

  • simon

    Très bon article. Il y a une inégalité réelle dans la prise de parole publique, mais aussi une attente plus grande de la part du corps enseignant vis à vis des hommes, et il faut y remédier. Ce n’est pas tant de machisme que d’éducation qu’il s’agit, les femmes peuvent s’imposer dans ces clubs de parole sans une guerre sanglante contre les hommes, mais tout simplement parce qu’elles sont soit aussi fortes soit meilleures. Puissent toutes les pseudo féministes de Pipo être aussi constructives que l’auteure de cet article.

  • Yoda59

    En gros un article qui dit que les filles arrivent moins facilement que les garçons à prendre la parole en public (un des cinq piliers de Pipo) mais que ce n’est pas la faute des garçons, mais au caractère féminin … Cette article serait-il vraiment féministe en fin de compte étant donné qu’il dit que les femmes sont dans un domaines moins « douées » que les hommes ? Certes, il dit qu’elles ont des armes, d’autres prédispositions que celles des hommes, mais si elles ne les mettent pas en valeur, tout cela ne sert à rien. Donc je ne vois pas l’intérêt de cet article qui même s’il n’est pas dénué de sens est en fin de compte plutôt négatif sur les capacités féminines à s’approprier l’art oratoire. Par ailleurs, et même si cela n’est pas souhaité par l’auteur, il crée inconsciemment une cupabilité chez les hommes qui comme tu le dis « n’y peuvent rien » …

  • H.

    Membre régulier de Sciences Polémiques, j’y constate un phénomène simple: Par manque de pratique peut-être, par manque de motivation sans doute (elle sont au-dessus des concours de bites que constituent nos joutes oratoires), les femmes y sont nettement moins bonnes. Toute personne ayant regardé les demis-finales du Philippe-Séguin auront constaté de la même façon que les filles y étaient moins représentées, et assez loin des meilleures.

  • sophyy

    Ça fait un moment que je remarque ce phénomène, cet article est excellent.
    Excellent, parce que, sans commentaires ultra féministes (le féminisme n’ayant rien à voir avec cette attitude) , il gagne en crédibilité et en conviction…
    Merci donc, de pointer un véritable fait, sans tomber dans la lutte armée contre la gente masculine, qui dans ce cas, n’y peut pas grand chose. D’ailleurs, je ne parlerais pas vraiment de « machisme », simplement d’inégalité vis à vis des arts oratoires.

  • Un macho qui s'ignore peut-être

    Donc si je comprends bien,
    1) Sciences-Po met en valeur l’art oratoire,
    2) Les hommes s’en sortent mieux que les femmes en art oratoire,
    3) Les femmes sont moins prises au sérieux,
    4) Les femmes se sentent en environnement machiste.

    Soit j’ai loupé un truc, soit on a sauté une étape, soit j’ai une mauvaise interprétation du machisme, mais j’ai pas trop saisi les liens logiques entre les deux (et même trois) derniers éléments du raisonnement. Que vient faire le machisme ici ?

  • Drac

    Article intéressant. Et ça, c’est sans compter le concours de bite (je ne vois pas d’autre mot) qu’est la cuisine interne de nombreuses associations et syndicats. D’ailleurs, avoir une présidente, c’est bien, mais s’interroger sur sa personnalité et son contrôle réel de l’association, c’est mieux…et parfois, ça cache des rivalités masculines bien grasses et très classiques.

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