Vie du campus

Le Mouvement étudiant, ou l’enfant ambitieux

MET.jpgRéunion récente de l’Uni et de Nouvelle Donne, le Met défend un projet à la fois original et innovant : aligner Sciences Po sur les grandes universités européennes, américaines et les écoles de commerce. Et tout cela visible dans la vie quotidienne des étudiants grâce aux projets qu’ils proposent de réaliser.

Le Met s’avère en un premier temps sensible aux préoccupations des étudiants. Ayant remarqué le problème quand il en vient de l’accès à la bibliothèque, ils proposent plusieurs plans-solution, utilisables à long terme, dont la numérisation de toutes les ressources de la bibliothèque, une augmentation du nombre de salles de travail, mais une facilitation de l’accès à la bibliothèque elle-même, en augmentant les heures d’ouverture (jusqu’à minuit, tous les jours), comme dans la plupart des campus américains. Eux-mêmes non certains de l’efficacité de cette dernière mesure (à partir de 20h30, il ne reste en général plus qu’une cinquantaine de personnes en bibliothèque) , souhaiteraient commencer par un essai en période de partiels.

Deuxième grand problème des étudiants : la situation concernant les réformes des langues. Pour le Met, l’étude d’une LV2 est également une option qu’il est nécessaire de proposer. Or, dans le cadre du programme proposé, cela passe par une diversification des LV3 optionnels, qui deviennent alors des LV2, donc de l’ajout à l’enseignement de nouvelles langues, accessibles de la même manière que les langues stratégiques.

De plus, à travers le projet du Bureau des Etudiants internationaux, c’est l’ensemble des étudiants que le Met dit vouloir défendre. Le bureau serait donc une aide aux étudiants internationaux, non seulement quant à l’intégration de ces nouveaux, mais aussi a pour but de couvrir l’ensemble des problèmes, chose qui n’est, selon certains membres, pas dans les compétences du Bureau des Elèves de Sciences Po. Le BDE défend l’intégration totale des étudiants internationaux comme une de leurs missions à l’occasion de ces élections syndicales. Se poser la question des relations futures possibles entre le syndicat et la corporation se révèle amusant… ou tout le contraire, selon les points de vue.

Conscient non seulement de certains enjeux possibles à Sciences Po, le Met s’intéresse également aux questions actuelles, le syndicat présente fièrement ses ambitions écologiques, selon eux, un point fondamental de leur programme. Cela passe avec le respect d’un agenda 21, qui établirait des objectifs à atteindre concernant les émissions de gaz à effet de serre de l’établissement, en utilisant des objets issus de matières recyclés et ampoules à basse consommation. L’ambition majeure reste l’installation de panneaux solaires. Une question se pose alors : comment financer tout ça ?

Pour cela, le Met espère convaincre la Fondation de «libéraliser le système» quant aux investissements des entreprises privées, afin de permettre aux services aux élèves de se développer plus facilement. Ce même Met se revendique un financement grâce aux 19 associations ayant approuvé le programme proposé, et non plus par l’UMP, comme c’était le cas de l’Uni. Le bilan de financement n’est pas encore publié, mais les candidats expliquent cela par le fait que le Met décide de devenir un syndicat qui se consacre entièrement aux étudiants de Sciences Po.

Cependant, les valeurs de Nouvelle Donne et de l’Uni se retrouvent toujours dans les idées et programme du Mouvement étudiant. En effet, toujours craignant la «baccalauréalisation» du concours d’entrée, dont ils accusent l’Unef d’être partisans, ils se montrent dans le cadre de la campagne sensible à une question d’ «égalité des chances», en projetant l’établissement d’une prépa publique en ligne dont le prix variera en fonction du revenu des parents du candidat. La question de l’égalité et des frais d’inscription restent le dernier point faible dans le programme de ce syndicat, dont les membres au Conseil de direction avait précédemment voté pour une augmentation des frais d’inscription de 54 %, oui.

Le Mouvement des étudiants se défend comme étant novateur, avec des ambitions qui invitent les élèves à rêver : il présente en programme le projet d’un établissement se rapprochant par son système pédagogique (à travers la multiplication des stages) d’une école de commerce, et par ses ressources d’une grande université américaine. Cependant, pourra-t-il s’affirmer comme à l’écoute et à la défense des étudiants, rôle premier d’un syndicat ? S’étant donné le simple minimum de 2 heures de présence en Péniche par jour, on ne peut qu’espérer en réalité qu’il ont bien plus d’ambitions qu’ils l’ont indiqué dans dans ce domaine. Une formation nouvelle qui a tout de même ses preuves à faire…

29 Comments

  • Julien B

    Sans oublier l’apothéose, ce matin, en conseil de direction, le SEUL syndicat à se prononcer CONTRE la sélection en master, c’est l’UNEF. Tout le monde faisait campagne contre? c’est pas grave, trahissons les électeurs avant même le vote…

  • Julien B

    « Sciences Po atteindra la représentativité sociale en 2012 » ça veut dire quoi ça? Celle du pays? Je ne pense pas non… En plus, on s’appuie sur l’étude de Tiberj, que vous citez aussi dans votre groupe facebook apparu par hasard à deux jours des élections pour critiquer la sélection sociale… Tant qu’il y aura discrimination sociale, c’est à dire dicrimination sur autre chose que le talent des gens, on se privera de certains talents. Point.
    La position de l’UNEF sur le concours est claire. La droite essaie depuis toujours de faire crire le contraire, pour masquer ses propres contradictions. De même sur les financements. On dit et on le répète, financement public majoritaire. Si les entreprises veulent financer, très bien, tant mieux, mais pas pour masque un désengagement de l’Etat. La dotation par tête dans Scienes-Po 2013 DIMINUE de 200 euros par an et par étudant à l’horizon 2013. L’Etat est prévu MINORITAIRE à ce même horizon.
    Sur la professionalisation, même chose. Nous disons qu’il en faut une certaine dose, pas de sur-spécialisation sous peine de contraindre l’étudiant à un marché d’emploi très spécifique (voir les licences ‘chargé de clientèle chez Orange’ à Paris X).
    Pour le contrôle de la pédagogie, l’exemple montre qu’il faut être vigileant. La chaire Turquie montre que le risque existe. Au niveau de l’Etat, des débats existent sur les programmes (voir le bazar à propos de l’histoire-géo en TS ou du contenu des SES), moins dans les entreprises.
    Il n’y a qu’à regarder l’Angleterre, ce pays magnifique dont tout le monde envie les résultats académiques: l’année où le gouvernement a ouvert le droit aux entreprises de financer les facs, elles y ont mis 200 M de livres. L’année d’après, le gouvernement a coupé 200M de livres à l’enseignement supérieur. Et cette année, -2,7 milliards. Le ministre des universités -par ailleurs celui du business, au moins comme ça la chose est claire- encourage les facs à pallier au manque de financement en liant encore plus de partenariats avec le privé. Et dans les facs, les départements qui n’attirent pas assez de financement privé ferment ou se réduisent drastiquement, comme au KCL (pourtant au top au niveau mondial) les Portuguese Studies, les sciences humaines en général et l’engineering qui s’est planté au dernier classement national et est ‘puni’ en fermant.
    Donc le risque existe. Ca ne veut pas dire que le privé c’est l’antéchrist. De toute façon nous sommes laïcs. Ca veut dire que le privé, pourquoi pas, mais sans désengagement de l’Etat, avec un Etat majoritaire, et sans que cela ne désavantage certaines filières au détriment d’autres.

    Tu parles de contradictions, mais un syndicat (ND), corpo, qui rejoint un syndicat national, bradant au passage sa posture de corpo et d’apolitisme; le Mét qui fait une campagne super corpo, mais avec du matériel financé par le national; le Mét qui revendique le bilan de l’UNI mais pas ses votes récents en CNESER, je le rappelle vote POUR la sélection en master au niveau national et soutien au gouvernement qui souhaite l’instaurer à l’université, ce que certains militants approuvent, mais qui fait campagne en étant contre à Sciences-Po, un président national de l’UNI qui prone le concours unique, sans réforme et explique que la sélection à l’entré si elle et socialement discriminante, c’est parce que les pauvres sont moins travailleurs et talentueux mais un Mét qui prone la sauvegarde des voies d’acces différenciées et en appelle à l’étude prouvant qu’il a séecton sociale à l’entrée de sciences-po quand ça l’arrange… tu appelles ça comment? Les positions de l’UNEF sont claires. Celles du Mét, beaucoup moins.

    Enfin, le Mét, ce serait bien que le débat vous l’acceptiez partout, parce que la cnesure sur votre groupe Facebook, franchement, c’est très moyen comme procédés: http://img502.imageshack.us/img502/
    Le camarade Béria n’aurait pas renié une telle méthode. C’est dommage. Surtout quand vous manifestez à 20 pour commémorer la chute du Mur…

  • Clément

    S’en prendre au concours pour des raisons de sélection sociale alors même que Sciences Po atteindra la représentativité sociale en 2012, je pense que c’est de l’acharnement idéologique. Quand l’UNEF dit que l’enseignement supérieur doit être financé par la solidarité nationale, grand concept derrière lequel se cachent les classes moyennes de ce pays, à hauteur de 16000€ par an et par étudiant, je trouve non seulement irréaliste mais profondément injuste. Le service public ne signifie pas que seul l’Etat doive le financer (pour les amateurs, voir baux emphytéotiques administratifs, une vraie merveille de droit public). La position de l’UNEF sur ces sujets n’est pas claire : certains disent être contre le concous, mais il n’y a plus personne dès qu’on demande une position officielle ; certains disent être contre tout financement privé, idem.
    Quant au contrôle de la pédagogie, la crainte est excessive : le contrat mentionne que les entreprises n’ont pas de droit de regard. Il ne faut pas confondre l’orientation des enseignements vers la professionnalisation, qui est indispensable, avec une prétendue emprise du privé sur Sciences Po. Et pardonnez-moi, mais depuis qu’on a essayé de nous faire apprendre les effets positifs de la colonisation, je ne vois pas vraiment en quoi il faudrait plus se méfier des entreprises que de l’Etat en matière de contrôle pédagogique.
    Mon propos n’avait pas pour but la caricature, je voulais simplement pointer du doigt certaines contradictions.
    Je suis en passant enchanté de discuter avec toi, c’est un débat à peu près constructif.

  • Zabranjeno Pusenje

    Je réitererais mon commentaire sur l’article à propos de la Cé. J’ai des amis à l’UNEF, l’année dernière ils ont passé des heures à négocier sciences-po 2013, des heures prises sur leurs vacances et leurs révisions pour préparer leur dossier qui reflète des propositions concrètes, comme l’alignement des internationaux sur les européens ou la fin de la différence master/bachelor (entre autres). Leur attitude a été constructive. Ils ont voté contre, mais ils ont proposé, négocié et obtenu des trucs. Ce n’est pas parce qu’on négocie qu’on est obligé de voter pour. Le Mét sur le concours par exemple…

    Enfin, le débat tu nous a rencontré/non c’est pas vrai/si/non/j’ai écouté et lu/non… je vous laisse régler ça entre la péniche et le Mét. Je sais juste que l’année dernière ils avaient rencontré tout le monde.

    Après, le Mét revendique le bilan de ND et de l’UNI que pour certains points. Je suis désolé, mais si vous revendiquez les positions de ces deux organisations il y a deux ans ou l’année dernière à Sciences-Po, il faut le faire aussi nationalement. Donc assumer le vote en CNESER. Surtout qu’à l’époque il me semble qu’un des élus en CNESER de l’UNI était le président de l’UNI Sciences-Po.

    Sur Sciences-Po 2013 d’ailleurs, l’année dernière ND expliquait qu’ils avaient voté pour car ils avaient obtenu qu’il n’y ait pas de différence de traitement (en terme de FI) entre les masters. En tout cas c’était l’argument le plus mis en avant, même si moi je ne l’ai jamais lu dans le projet de départ. Au passage Jean, le complement de bourse il passe de 50 à 75%, et ça y était déjà au départ, personne ne l’a ‘gagné’. J’ai aussi l’impression que tout le monde explique que c’est lui et lui seul qui a gagné les nouvelles tranches, la diminution de la dernière etc… J’ai surtout l’impression qu’il y avait concensus sur un certain nombre de trucs.

    De même, si il y a bien un truc concensuel devant l’éternel, à Sciences-Po ou ailleurs, c’est l’écologie. Et les tracts différent très très peu sur ce sujet. Si je me souviens bien ce que m’avient raconté mes amis l’année dernière, l’opposition initiale de l’UNEF au projet d’Ecocampus ce n’était pas en soi contre l’association, mais plutôt contre certaines de leurs propositions de taxe verte ou quelque chose comme ça. Et notamment, je connais très bien une de leurs militantes qui était en double cursus avec P6, super écolo, élue en Cd l’année dernière il me semble.

    Ensuite je suis tout à fait d’accord avec l’argument sur le double engagement syndical et politique. D’ailleurs mes amis UNEfistes ne disent pas le contraire. Seulement moi je trouve ça très limite d’avoir quelqu’un qui est en responsabilité dans les deux à la fois, ce qui a ma connaissance n’existe pas à l’UNEF. Des ‘carrières’ qui se suivent, oui, mais pas simultanées. Surtout au niveau des bureaux nationaux. Je suis prêt à croire à l’indépendance du Mét, mais ça, ça me chiffonne quand même beaucoup.

    Et puis nuance encore tes propos Clément. Tu caricatures l’UNEF en disant qu’ils font de l’acharnement idéologique. Ils ont des valeurs et des principes, c’est vrai. Ils les défendent. Comme le Mét. Mais ils sont conscients de la spécificité de Sciences-Po, apportent aussi des solutions pragmatiques (la bourse au livres, la demande de dédoublement des amphis, etc etc). Et sur la question du financement, ils ne sont pas opposés à tout financement par le privé. Regarde le débat. Ils disent que l’Etat doit rester majoritaire (ce qui, parait-il, posait problème à l’horizon 2013 dans Objectifs 2013, j’ai la flemme de revérifier mais de mémoire le calcul était simple). Pour eux l’éducation doit rester un service public. Ca ne veut pas dire financé à 100% par l’Etat. Ca veut dire faire attention à ce qu’il n’y ait pas ingérence de l’entreprise dans les contenus pédagogiques. C’est dans l’interet de l’entreprise de financer l’enseignement, c’est vrai. Mais c’est dans l’interet des étudiants d’accéder à un enseignement qui ne soit pas simplement dirigé par les intérets de ces entreprises. L’exemple de la chaire Turquie à Sciences-Po était là pour nous rappeler que le risque existait.

    Bref, pour quelqu’un qui s’offusque -à juste titre- qu’on caricature sa position, tu me sembles beaucoup recourrir à ce procédé toi aussi… C’est dommage.

  • Clément

    Jean (pas F, l’autre), tes commentaires poujadistes sont d’anthologie.
    Pour le reste, cet article est biaisé mais je n’ai pas encore réussi à faire la part de l’incompétence et de la mauvaise foi (il faut dire que le manque de fond le dispute aux insinuations). Juste un conseil : pour faire un article de présentation d’un syndicat, lire son programme, c’est un bon début ; interroger en les citant les responsables syndicaux, ça peut être bien aussi. Vous pouvez même interroger les autres sur nous et réciproquement, plutôt que de vous improviser spécialistes d’un débat que vous ne maîtrisez apparemment pas (pourtant ce n’est pas excessivement compliqué).

  • Robin

    Ah ah, un article de plus de la Péniche qui tente de décrédibiliser notre mouvement.
    Entre désinformation, sur la bibliothèque par exemple, et mensonge, « faire de Scpo une école de commerce », ce qui n’a jamais été dans notre projet, Mr Bozko a bien du mal à faire un semblant de travail journalistique.
    On prend les paris pour un dernier article puant avant mardi ?

  • Samuel

    Va dire ça à la direction de Sciences Po ! Ils ont décidé ça tout seuls comme des grands de leur donner de l’argent ! Au départ, on avait proposé de financer l’assos par des cotisations. Ecocampus voulait les rendre obligatoires pour tout le monde et on s’était tellement opposé à ça qu’ils avaient heureusement fini par accepter que la cotisation soit facultative.

  • Jean

    100 000 euros pour Sciences Po environnement? C’est une blague?
    Ca sert à quoi Sciences Po environnement? A mettre une poubelle de plus à la sortie des batiments? A produire des autocollants « sauver la planète »?

    Qu’ils reversent les 100 000 euros aux étudiants des classes moyennes franchement « sur-imposés » aux frais d’inscriptions. Arrêtez de distribuer de l’argent à des assoc’ bidons écologistes ou « internationalistes », « sans papiéristes ».

    Faudrait arrêter de délirer. Vous vous prenez pour des leaders importants. Vous ne vous présentez pas à une présidentielle et vous n’allez pas au G20. Franchement, j’ai montré ça à des amis hors sciences-po, ils ont rigolé. Pas étonnant que les élites ploutocrates se comportent ainsi.

  • Jean F

    Non mais je rêve c’est quoi cette caricature ridicule ?
    La qualité des articles de la Péniche diminue de plus en plus… Florian Bézault aurait honte d’un tel torchon partisan !

    Vous l’avez lu notre programme ? Vous êtes venu en parler avec nous ? Ca m’étonnerait !
    J’ai vécu la création de la Péniche et je vous promets que ça ne se passait comme ça ! Vos prédécesseurs avaient l’intelligence de faire des enquêtes approfondies et de venir nous poser des questions avant d’écrire leurs articles !
    Qui a dit qu’on voulait ressembler à une école de commerce ou à une université américaine ?
    Vous êtes venu nous demander pourquoi on avait voté Sciences Po 2013 ? Tout simplement pour augmenter de 25 à 50% le complément de bourse, pour exonérer de frais 2000 étudiants de place et toutes les tranches en-dessous de 5000 euros n’ont pas bougé (demander à la Cé c’est eux qui se sont battus là-dessus avec nous) et les frais n’ont augmenté que pour les gens les plus riches avec la création d’une nouvelle tranche pour les gens qui gagnent plus de 300 000 euros par an ! Lisez parce qu’à mon avis vous ne l’avez jamais lu ce qui a été voté pour Sciences Po 2013 !

    On n’a jamais proposé d’être une école de commerce ! Notre seul objectif, c’est d’améliorer nos conditions d’études !
    Quel mal y a t-il à ouvrir plus longtemps la bibliothèque ? Vous savez qu’il y a des gens à Sciences Po qui préparent des concours ? Des gens qui ont des rythmes de travail différents et préfèrent travailler le soir ?

    Vous avez suivi un peu l’actualité syndicale l’année dernière ? Vous connaissez Ecocampus devenu Sciences Po environnement ? Demandez leur qui les a aidé, soutenu, porté ? Allez demander à Thomas Matagne avant décrire n’importe quoi ! A mon avis, il ne vous répondra pas l’Unef puisque l’Unef avait voté contre leur création au départ et qu’on a du les convaincre pied à pied que c’était une bonne idée !!
    Pour les financements, Sciences Po environnement reçoit déjà 100 000 euros de la direction par an !

  • Clément

    La pertinence de cette attaque gratuite dans le débat sur le point très spécifique que j’ai soulevé est plus que douteuse, mais allons-y.
    Je me permets d’abord de citer ta phrase : « La question de l’égalité et des frais d’inscription restent le dernier point faible dans le programme de ce syndicat, dont les membres au Conseil de direction avait précédemment voté pour une augmentation des frais d’inscription de 54 %. »
    J’enlève le « oui » de la fin qui n’a rien à y faire.
    Tu dis que les frais d’inscription sont un point faible du programme, mais tu ne cites aucune proposition du MET et te contente de rappeler le vote de ses représentants sur Objectif 2013, ce qui fait partie du bilan et non du programme.
    Sur ce vote, c’est une simple question de méthode : tous les syndicats à l’exception de l’UNEF ont fait le choix de négocier avec la direction et d’obtenir des avancées, notamment pour les étudiants internationaux qui devaient payer plus que le plafond actuel au début du projet, ou le gel des premières tranches. En un mot, nous avons fait notre travail de représentants : au Conseil de Direction, où se votent les frais d’inscription, les élus étudiants n’ont pas de pouvoir de blocage. L’UNEF s’est murée dans son opposition à toute augmentation et a voté contre, remportant là une « victoire » électoralement rentable mais sans aucun intérêt pour les étudiants. N’oublions pas également qu’Objectif 2013 apporte des garanties en termes de politique de recherche et de politique immobilière, dont l’augmentation du financement est la contrepartie. En l’occurrence, le seul syndicat qui ait agi dans une visée électoraliste, c’est l’UNEF. Tu peux donc retirer tes insinuations sur ce point.
    Sur le programme, nous faisons effectivement des propositions pour instaurer des frais de scolarité plus justes : nous souhaitons que le calcul de ces frais soit aligné sur la loi fiscale pour soulager les familles nombreuses, dans lesquelles il est courant que plusieurs enfants suivent simultanément des études supérieures au coût important. Nous souhaitons qu’un système de frais par tranches de revenus soit adopté pour les étudiants hors Union Européenne, dès lors qu’ils peuvent rendre compte de leur revenu par un document digne de foi. Nous avons annoncé que nous sommes favorables à un groupe de travail sur la linéarisation des frais d’inscription et que nous voterons en faveur de cette linéarisation.

    Merci de m’avoir donné cette occasion de clarifier à nouveau tes approximations (je disais interprétations pour être charitable, mais finalement…).

  • SB

    C’est normal Clément, cette information vient d’une interview, pas du débat syndical, où si ça peut te faire plaisir d’une conclusion que j’ai retiré de tout ce que j’ai entendu durant le reportage, à partir de vos idées concernant notamment les stages, et vos possibles solutions pour le problème de la bibliothèque. Les débats ont ici plutôt été un outil secondaire, d’où l’emploi de « à côté de cela » (finalement je pense que je ne dois pas me vexer pour une critique concernant la syntaxe venant de ta part). Enfin bon, il faut décider : vous voulez vendre du rêve ou pas ? Tu as également tous tes droits de faire de la propagande/ »clarification » ici, mais je constate que tu oublies dans ton projet le système de frais d’inscription « plus juste ». ça n’a finalement pas d’importance aux yeux du Met ? C’était juste pour attirer un peu de voix de gauche qui hésitent à voter Unef ou Cé ?

  • Clément

    J’ajoute à toutes fins utiles et pour compléter ma démonstration que la tête de liste Cé en Commission Paritaire admet être membre du PS sur l’article suivant, alors même que la Confédération étudiante est tout à fait indépendante des mouvements politiques, bien que rattachée à la CFDT dans le mouvement syndical.
    Politique et syndicalisme nécessitent le même type de convictions et de vocations personnelles, cela crée des liens qui nourrissent le débat mais ne signifient pas nécessairement un téléguidage.

  • Clément

    Sim, j’ai assisté aux deux débats syndicaux et je n’ai jamais entendu parler ni d’alignement sur le modèle des écoles de commerce, ni sur les universités américaines. Au risque de me répéter, il est possible de s’en inspirer sur certains points (les stages, l’ouverture de la bibliothèque en période de partiels, etc.), mais il ne s’agit pas d’un alignement. C’est une interprétation excessive de ta part, mais je le répète tu es libre de tes interprétations comme je le suis de mes clarifications. Et dans la mesure où j’ai participé à l’élaboration de ce programme, je ne me sens pas particulièrement marginal : je suis simplement surpris de la façon dont il est ici aussi bien retravaillé que la langue française.

    Puisque Zabranjeno souhaite avoir des réponses aux questions d’Azerty, je vais les donner (comme les critiques étaient diverses et abondantes, ça m’aurait pris la moitié de la nuit de répondre à tout le monde) :
    – le MET a pris le parti de se focaliser sur la situation des étudiants de Sciences Po tout simplement parce que ce sont eux qui sont représentés dans les conseils. Le MET fonctionne comme une fédération et les spécificités de Sciences Po justifient parfaitement ce parti pris. Cela n’enlève pas à nos militants le droit de faire valoir leurs convictions en dehors de Sciences Po, y compris dans d’autres élections étudiantes.
    – de même, la situation de Sciences Po n’ayant rien à voir avec celle des universités, je ne vois pas pourquoi un vote de l’UNI au CNESER il y a deux ans engage le MET à Sciences Po aujourd’hui. Je tiens d’ailleurs à signaler que certains étudiants que nous avons rencontrés sont favorables à cette sélection en master, et que nous maintenons même devant eux notre préférence pour l’orientation. Les étudiants de Sciences Po ne sont absolument pas défavorables à la sélection et nous taxer d’électoralisme sur ce point est absurde. L’absence de sélection en master à Sciences Po est la condition de l’unité de l’école, de la sérénité des études en premier cycle, et de la liberté des étudiants. Point.
    – Le MET est financièrement indépendant de l’UMP, comme l’UNEF est financièrement indépendante du Parti Socialiste. Cela n’empêche pas qu’il y ait des jeunes centristes et des jeunes pop’ au MET, comme il y a des MJS, des jeunes communistes ou des jeunes PG à l’UNEF. La différence, c’est que le programme du MET Sciences Po veut apporter des solutions pragmatiques aux problèmes des étudiants, alors que celui de l’UNEF traduit l’acharnement idéologique de l’UNEF nationale contre la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et le rejet de tout lien avec l’entreprise privée aux dépens de l’insertion professionnelle.
    J’espère avoir comblé la soif de réponses.

  • SB

    Clément, ce que tu dis est très intéressant, mais apparemment tous les membres de ton syndicat n’accentuent pas vraiment les mêmes points dans cette campagne. Il aurait peut être fallu revoir ça, avant de venir s’acharner sur la syntaxe, passer davantage de temps et revenir sur cela avec eux. Parce que même en écoutant plusieurs membres, et à côté de cela, les débats intersyndicaux, j’ai l’impression que tu es un membre marginal du syndicat. Cela aurait pu être un plus, ou un moins, à toi de voir.

    En attendant, j’ai hâte pour la grosse soirée à l’occasion de votre possible victoire. C’était quoi le thème déjà : I love USA ?

  • Zabranjeno Pusenje

    Moi je trouve ça impressionnant que le Mét, dans la droite lignée de l’UNI et de ND, réagisse de cette façon aux critiques. Dès que quelqu’un ose poser une question c’est forcément quequ’un de l’UNEF qui poste ça haine sous pseudonyme…
    DOnc les gens non syndiqués n’on pas le droit d’être critique, ni de se poser des questions?
    les questions posées par Azerty sont intéressantes, ce serait bien d’avoir des réponses…

  • Clément

    En tant que membre du Mét, rien ne pouvait me faire plus plaisir que de voir s’acharner contre nous une improbable (mais objective) coalition de militants UNEF vaguement inquiets de voir une force syndicale faire plus des deux tiers de leurs voix et de droitiers purs et durs (doux euphémisme) furieux de se voir dépossédés de leur joujou.
    Une phrase de l’article me laisse toutefois perplexe : « aligner Sciences Po aux grandes universités européennes, américaines et écoles de commerce ».
    Outre la syntaxe particulièrement approximative pour une phrase d’accroche, je tiens à souligner que, si le Mét a utilisé le « benchmarking », exercice aussi utile que tendance, pour construire son projet, il a aussi défendu le maintien de l’esprit particulier de l’école (ce qui n’a rien à voir avec l’idée de « sciences-pistes premiers servis » avancée précédemment par quelqu’un qui a pris un peu trop à coeur les slogans lepénistes les plus sommaires). Ainsi, à un café des échanges auquel seul le Mét avait pris la peine d’assister (ce qui est peut-être plus utile que d’avoir un poste permanent d’astreinte en péniche), j’avais insisté sur ce point, notamment pour rappeler le rôle historique de Sciences Po comme école du service public (et cela est repris dans le programme, par exemple avec la défense de la Prép’ENA). De même, augmenter le nombre de stages, cela peut se faire aussi en partenariat avec les administrations et les entreprises publiques. Quant aux ressources comparables à celles d’une université américaine, cela ressemble plus à un symptôme de Descoingite aiguë qu’au programme du Mét, que je connais pourtant bien. Mais là encore, la Péniche est libre de ses interprétations…

  • Azerty

    AH, bon, le Mét se focalise sur les étudiants de Sciences-Po. Mais alors pourquoi les « corpos » de nouvelle donne ont-ils rejoint une organisation NATIONALE, avec une direction NATIONALE, une politique NATIONALE? Pourquoi ses militants partent-ils ‘aider’ leurs ‘camarades’ dans d’autres facs au moment des élections?
    Serait-ce de l’hypocrisie électoraliste?….

    Ah bon, le Mét est contre la sélection en master… C’est dommage, ces élus (enfin, ceux de l’UNI que le Mét revendique à présent être les siens, et qui ont rejoint le Mét) on voté POUR la en master en CNESER il y a deux ans, avec celui qui est maintenant président national de la Cé, d’ailleurs. Et l’UNi (principale pouvoyeur de moyens financiers et humains du Mét) a toujours soutenu les gouvernements RPR puis UMP qui ont tenté de la mettre en place (de Devaquet en 1986 à ce vote il y a deux ans). Précisons, pour dégoupiller l’argument ‘oui mais on est déjà sélectionné à l’entrée’, que dans les deux cas, il y avait sélection à l’entrée dans le projet.
    Serait-ce alors de l’hypocrisie électorale?…

    Ah bon, le Mét est indépendant de l’UMP? Alors pourquoi les premières dépêches annonçaient que les discussions avaient lieu à l’UMP? Alors pourquoi Paul Midy -entre autres- est membre du BN du Mét (http://www.mouvement-etudiant.info/… en bas, trésorier adjoint) et de celui des Jeunes Populaires (http://www.jeunesump.fr/qui-sommes-… au milieu, en charge de la communication, connu pour son association avec l’ineffable Creux, très proche collaborateur de Valérie Pécresse dans la non moins rocambolesque IForce de l’UMP, les responsables du lipdub)?
    Ensuite, les rumeurs circulent, j’attends de voir. Mais des echos personnels m’ammenent au scepticisme.

    Finalement, le Mét, « nouveau syndicat », mêmes gens, même programme, BILAN REVENDIQUE (à la fois celui des tradi de l’UNi et des vendeurs de casier lib’ de ND), arrêtons de dire que c’est nouveau…
    Serait-ce de l’hypocrisie électoraliste?…

  • Jean.

    @ mistermartoon,

    Le Met n’a rien de droite, c’est une méduse molle (comme l’UMP d’ailleurs) qui déploie ses tentacules chez les neuneus écolos et chez les mangeurs de Big Mac’ adeptes du modèle américain.

    Le projet « sciences-pistes premiers servis » de ce syndicat était honorable. Malheureusement ils se sont perdus en chemin.

    En même temps, vu l’idéologie cosmopolite, européiste, environnementaliste, « sans-papiériste », qui transpire dans cet établissement et dans ses enseignements, ce n’est guère étonnant.

  • mistermartoon

    Visiblement certains militants de l’UNEF semblent sur les nerfs, rien se surprenant si on totalise l’ensemble des voix de l’UNI et de Nouvelle Donne de l’an dernier (conseil de direction + commission paritaire), ils se retrouvent à une cinquantaine de voix de l’UNEF. La fin de l’hégémonie syndicale de gauche ?

    P.S : Les rédacteurs de La Péniche se sont-ils senti obligé de faire un article favorable au MET parce que les lecteurs avaient dénoncé l’éloge dithyrambique faite à l’UNEF dans un précédent article ? Dans ce cas là, faite de même pour la Cé et InterZaide-Face Verte pour ne léser personne.

  • Juan

    Moi j’aurais dit « le Mét, l’enfant arriviste ». Parce qu’entre les types qui se découvrent une conscience écolo, les vendeurs de casier lib’ de ND qui retournent leur veste à la vitesse de la lumière parce que le petit Nicolas donne l’ordre et les droitiers de base de l’UNI qui acceptent de se faire enfler sur toute la ligne et de se faire encore plus satelliser par l’UMP pour avoir l’impression d’exister, c’est un sacré bal des faux-culs ce « syndicat »…

  • Jean.

    Aligner sur les grandes écoles de commerces américaines, anglaises, allemandes, bla bla bla, bibliothèque bla bla bla…. une petite touche écologique ( c’est à la mode et ça mange pas de pain) bla bla bla….

    Nul à chier. C’est ça la droite à Sciences Po ? Réduire la consommation de CO² des bâtiments (déjà plutôt modernes) ? Franchement c’est à la fois naïf et carrément inutile.

    Aligner notre enseignement sur celui d’une école de comm’? Non merci. Et je passe sur le délire d’espérer avoir un jour les ressources d’une grande université américaine. Fabulations.
    Pour les langues, le choix me semble déjà assez vaste. Proposez d’abord des cours de soutien obligatoires en français, un bon quart des étudiants ( d’après ce que je constate en 1ère année) fait une à deux fautes par phrase.

    Enfin bref, quand il y aura un syndicat de droite un peu plus « francisé » que ces vieux haillons de l’UNI et de la Nouvelle Donne, je songerai à voter.

  • Djougachvili

    19 associations – lesquelles ? Ils sont gentils tous de se réclamer des « associations » (on pense également à la liste « UNEF et associations étudiantes »), mais serait-ce trop demander qu’ils les affichassent ?

  • Ministre intègre

    Très original de vouloir mettre sciences po au niveau des grandes universités internationales… Ce ne serait pas déjà la top-ambition de Descoings? Quant aux nunucheries hypocrites sur l’écologie à sciences po et l’ouverture plus tardive de la bibli, je baîlle. Quid des droits d’inscription? Des maquettes pédagogiques minables qu’on de fade dans certains masters?

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