Vie du campus

Interview: Josselyn Bossennec, 2A, pour la réalisation du film Ivresses projeté jeudi soir à Sciences Po

La Semaine des Arts vous fait déjà tourner la tête ? Tenez le coup, vous n’avez pas fini d’avoir le vertige : jeudi soir en amphithéâtre Jean Moulin, projection d’un court-métrage réalisé par deux étudiants de Sciences Po : Ivresses.

  • LaPéniche.net : Qu’est-ce qu‘Ivresses ?

Josselyn : C’est un court-métrage écrit, réalisé et produit par Juan-Paulo Branco Lopez et moi même, et dans lequel jouent Cécile de Caunes (1ère année), Jean Heilbronn (1ère année), Édouard Mandon (2ème année), Pierre Leglise-Costa (professeur en premier cycle et master), ainsi qu’un invité surprise dont le nom ne peut être encore dévoilé… Il sera projeté jeudi 29 mai en amphithéâtre Jean Moulin, à 19h.

  • LaPéniche.net : Peux-tu nous parler un peu du synopsis ?

Josselyn : Non ! Je souhaite garder le mystère entier jusqu’à jeudi. Tout ce que je puis vous dire, c’est qu’il s’agit des tribulations d’une jeune femme en proie à sa peur de s’engager dans le monde qui l’entoure…

  • LaPéniche.net : Dans quel cadre s’inscrit la projection de jeudi ?

Josselyn : Le film est projeté avec le concours du BDA et de la Femis (LA grande école française des métiers du cinéma, d’où sort notamment Depleschin) dans le cadre de la Semaine des Arts. Des courts métrages des élèves de la Femis seront projetés à partir de 17 h. Puis ce sera notre tour à 19 h. Venez en avance pour éviter de ne pas trouver de places assises !

  • LaPéniche.net : Comment vous est venue l’envie de réaliser un film ?

Josselyn : Juan et moi nous sommes connus en conférence d’anglais niveau 5. Nous avions comme passion commune le cinéma et comme ennui commun la conférence d’anglais. La discussion s’est donc amorcée facilement ! Juan  tout comme Cécile d’ailleurs  est plongé depuis tout petit dans le monde du cinéma (son père est Paulo Branco, grand producteur français qui a notamment produit les Chansons d’amour) ; il a monté sa propre boite de production il y a un an, Lyris Films, qui produit d’ailleurs Ivresses. Pour ma part, je suis passionné par le cinéma depuis longtemps ; plus jeune j’ai écrit quelques scénarios. Je n’attendais qu’un déclic pour passer à l’acte ! Ce déclic ce fut Juan…

  • LaPéniche.net : Après le succès de Décide-toi Clément ! de Paul-Nicolas Paulsen, il semblerait que la création vidéo soit en vogue à Sciences Po…

Josselyn : Décide-toi Clément ! et Ivresses sont deux projets bien distincts. Ivresses est un court métrage à projection unique. Contrairement au projet de Paul-Nicolas, qui souhaite en faire une œuvre pérenne en utilisant un nouveau support (Internet), Ivresses est pour Juan et moi un premier film, un coup d’essai de cinéma. Nos moyens et notre expérience sont largement inférieurs… Il faudra donc être indulgent !

  • LaPéniche.net : Des projets pour l’avenir ?

Josselyn : Avant de parler d’avenir, nous devons songer au présent! Il nous reste encore deux scène à tourner, et 60 % du film à monter avant jeudi, ce qui laisse prévoir un dénouement à la Wong-Kar Wai ! Concernant de futurs projets, j’attends pour ma part les échos de jeudi, après la séance, afin de savoir si je persévère ou si je me lance dans la poterie… En tout cas, si prochain projet il y a, il se fera probablement de nouveau avec Juan, dans le cadre de notre société de production Lyris Films.

Merci à Josselyn Bossennec et Juan Paulo Branco Lopez.

6 Comments

  • Un confrère

    J’ai aussi fréquenté la conf de niveau 5 de Claire Potter. Josselyn y a été transféré directement du niveau 2 comme auditeur libre, pour nous faire partager sa connaissance de Joyce, Swift et Shandy. Cet homme est un âme généreuse, un doux, un sensible, toujours à l’affut du savoir nouveau, de la connaissance à partager avec le Monde, en bon héritier d’une tradition littéraire et cinématographique rochelaise pluriséculaire.

    vive Lui!

  • lvl 5

    Oui il existe des confs de niveau 5 en anglais (celle de Claire Potter par exemple), et Josselyn a bataillé dur pour y parvenir. Né à Lyon, Josselyn habita d’abord La Rochelle, où il se distingua vite par ses dons linguistiques hors du commun. Mais ses amis le jalousaient, ils se rendaient bien compte qu’ils ne maîtriseraient jamais Hamlet comme leur modèle.
    Ce n’est qu’en montant à la capitale qu’il parviendra à s’épanouir dans un cadre propice si l’en est, j’ai nommé l’enseignement des langues à Sciences Po.

    Vous comprendrez donc ma révolte contre ces accusations scandaleuses. I am a self-made man, vous dirait-il. (fuckin’ guy!)

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