Vie du campus

Elections syndicales 2009 : La Confédération étudiante

CéLa Confédération étudiante est un syndicat étudiant qui se veut démocratique et réprésentatif à Sciences Po comme au niveau national.

Réformiste, la Cé est une force de changement et de progrès animée par des valeurs de démocratie, de liberté et de solidarité. Indépendante des partis politiques, la Cé, ce sont des étudiants qui ont choisi de s’engager pour pouvoir participer ensemble à une formidable aventure collective.

  • Droit de scolarité et bourse :

« La Confédération étudiante soutient le système progressif de droits de scolarité. Il reste un système efficace de justice sociale, mais doit être amélioré :
– le complément de bourse versé par Sciences Po doit passer de 50 à 75% et augmenter du même pourcentage que les bourses du CROUS ;
– toute augmentation des droits de scolarité doit se faire avec modération et ne pas uniquement reposer sur les classes moyennes ;
– Sciences Po doit proposer un prêt à taux 0 % sous condition d’insertion professionnelle pour aider au financement des études ;
– les postes de vacataires étudiants dans les différents services doivent se multiplier. »

  • Qualité de vie :

« L’amélioration des conditions d’étude et d’accueil, c’est la priorité des étudiants. Nous devons bénéficier d’une vie étudiante à la hauteur de nos attentes ! Nous exigeons que :
les lieux de travail (amphis, salle de cours, salles infos) puissent nous accueillir décemment : extension de l’espace par l’acquisition de nouveaux locaux, prises électriques pour les ordinateurs, etc. ;
– la bibliothèque soit agrandie comme prévu par le calendrier fixé par la direction ;
– les étudiants aient la possibilité de pratiquer leur sport à proximité de Sciences Po, au Lagardère Paris Racing ou dans les gymnases municipaux.

Nous sommes de plus en plus en plus nombreux à vivre près de Sciences Po. Nous demandons:
– l’amélioration de la qualité de la nourriture en cafet’ et l’ouverture d’un espace de restauration rapide au 13, rue de l’université ;
– des facilités pour obtenir un logement en faisant de Sciences Po un garant sûr lors des locations.

Enfin, pour les campus délocalisés et les étudiants internationaux, nous défendons :
– les conseils consultatifs de représentation étudiante dans les campus délocalisés ;
– une véritable intégration des étudiants du programme international (cf. encadré) ;
– l’ouverture d’un campus délocalisé tourné vers l’Afrique. »

  • Admission:

« Le concours d’entrée à Sciences Po doit être maintenu. Pour le moment, sa suppression n’est pas à l’ordre du jour mais des aménagements sont nécessaires, nous demandons :
– l’extension de nombre de CEP (Convention Education Prioritaire) avec les lycées de banlieue ;
– que les campus délocalisés en province puissent accueillir les étudiants qui souhaitent passer le concours ;
– que des aménagements soient faits au niveau des épreuves écrites comme l’introduction d’un oral, moins discriminant socialement ;
– l’amélioration de la transparence des critères de recrutement sur dossier. »

  • Parcours étudiant:

« En premier cycle, nous voulons avoir plus de liberté dans le choix des cours. Nous demandons :
– la création d’une majeure disciplinaire : à côté des cours communs, les étudiants qui le souhaitent doivent bénéficier d’enseignements spécialisés pour approfondir une discipline, notamment s’ils se destinent à un parcours de recherche ;
– le développement des mémoires de synthèse en remplacement des examens semestriels de fin de modules.

En master pro, la charge de travail souvent trop élevée nous empêche d’insérer une activité associative ou un stage à temps partiel bien utile à notre insertion professionnelle. Nous exigeons que :
– les emplois du temps soient aménagés pour les étudiants des masters pro tournés vers l’entreprise (Fin’&strat’ ; Grh ; Marketing) ;
– la charge de travail soit mieux équilibrée entre les semestres.
La construction de notre parcours d’étudiant doit aussi passer par l’étude d’une seconde langue vivante en plus de l’anglais. »

  • Insertion professionnelle:

« Nous demandons :
– la systématisation de la publication des taux de débouchés par master ;
– l’amélioration de la rapidité de placement des étudiants après leur diplôme ;
– l’élargissement de Sciences Po Avenir par le recrutement de salariés et le doublement des capacités d’accueil dans les ateliers proposés ;
– Sciences Po Avenir doit garantir des stages gratifiés, au moins 30% du SMIC (minimum légal). »

  • Étudiants internationaux :

« L’intégration des étudiants internationaux doit être sérieusement amélioré à Sciences d’autant plus qu’ils sont très nombreux à Sciences Po. Nous demandons :

– la création d’un vrai bureau d’informations pour les étudiants du programme international (logements, système académiques, procures administratives),
– la mise en place d’un tutorat personnalisé,
– l’augmentation du nombre de bourses Emile Boutmy. »

Photo : Antoine Genel

9 Comments

  • Guy

    La Cé, c’est un peu la preuve que Parménide avait raison: l’être est plein, le non-être n’existe pas. Le mouvement est donc impossible, tout est illusion. Nous ne pouvons nous mouvoir, cela ne sert à rien de s’agiter !

    Oui, toi aussi devient Parménidien, dis merde à ces enfoirés de matérialistes infinitistes qui posent l’existence du vide. Vote Cé.

  • Alice in Wonderland

    Revenons à l’esssentiel: la cé.
    La Cé est un syndicat de couilles-molles qui propose d’être tous des bisounours d’accords avec l’administration, quoi qu’il puisse se passer. Son anglais est catastrophique (cf leur « tract »), ainsi que leur orthographe. Ils soutiennent la privatisation de l’enseignement supérieur (« un vend nouveau », lapsus révélateur?) à condition d’être tout gentil avec les étudiants. Enfin, leur programme comporte deux idées: une consensuelle (plus de locaux), l’autre déjà actée par la direction (compléments de bourses passant de 50 à 75%).

    Bref, la cé, c’est comme la cfdt. Vide.

  • UNEF

    L’UNEF ET LE CONCOURS D’ENTREE

    Il nous semble indispensable aujourd’hui de revenir sur cette polémique et de vous rendre compte clairement de l’état des réflexions sur ce sujet, à la fois à l’UNEF et à la direction de Sciences Po.

    L’administration nous a depuis quelques mois fait part de ses voeux de réformer les procédures de sélection à Sciences Po. Mais à l’heure actuelle, aucune décision, aucun projet clair n’a été décidé, et encore moins proposé officiellement aux différentes instances de l’IEP. Les rumeurs qui enflent sont basées sur des spéculations. D’ailleurs, l’administraion a adressé un démenti à la suite de la publication d’un article dans Le Parisien. Ce qui est sûr, c’est que- et l’UNEF s’en réjouit- l’administration présente une volonté claire de rendre plus juste socialement le recrutement a l’entrée de Sciences Po.

    La vision qui nous guide est la suivante: nous souhaitons réduire au maximum le biais social qui s’effectue a l’entrée de l’IEP. Il n’est pas acceptable qu’à niveau égal au bac, un enfant issu d’une famille de cadres ait 2 fois plus de chances de réussir le concours qu’un enfant d’employés. Nous jugerons toute réforme proposée en fonction de ce principe. Des études sociologique et statistiques nombreuses ont été réalisees sur l’origine de ces biais sociaux: nous mobiliserons ces connaissances scientifiques pour déterminer si les réformes proposées augmentent ou diminuent l’effet de sélection sociale tout comme nous les utilisons aujourd’hui pour murir nos propositions dans les discussions en cours a ce sujet:

    Mettre en place des centres d’examen en province, notamment dans nos campus delocalisés et dans les DOM TOM
    Avancer le concours en juillet (afin de limiter le rôle des coûteuses prépas d’été)

    Modifier les épreuves. Elles doivent être plus proches du programme du bac (la ‘prépa’ la plus égalitaire qu’on puisse mettre en place c’est malgré tout la terminale) et valoriser la réflexion personnelle et l’esprit critique plutot que la forme et le capital culturel. Nous pensons aussi qu’elles doivent être encadrées par des bibliographies, thèmes et lignes directrices precises communiqués à l’avance aux candidats.

    La gratuité du concours pour tous, car il est anormal que l’administration dégage des bénéfices sur l’organisation de celui-ci!

    A ceux qui agitent le fantôme d’une soi-disant baisse de niveau/dévalorisation du concours et du diplôme, nous répondrons d’une part que c’est avant tous le taux de sélection qui fait la difficulté d’un concours, et que d’autre part la qualité et la valeur de notre diplôme tiennent a l’excellence du contenu de notre formation, pas aux modalités de sélection. Les recruteurs le savent, eux qui considèrent les étudiants issus du recrutement ZEP comme des diplômés de Sciences Po comme les autres.

    Et le développement d’autres formes d’admission? Ici encore, rien n’est décidé du côté de la direction. Nous restons en ce qui nous concerne ouverts aux différentes propositions. En effet, à l’heure actuelle, les étudiants recrutés sur dossier viennent globalement de milieux sociaux plus modestes et réussissent leurs études avec, en moyenne, un point de plus que les autres étudiants., une indication de plus que la démocratisation sociale de l’IEP, loin d’amener cette fameuse “baisse de niveau” tant redoutée, ajoute en réalité à l’excellence de notre formation. Ce constat nous a amené à développer les propositions suivantes:

    Inclure une nouvelle procédure d’admission tournée vers les profils atypiques aux qualités non purement scolaires (n’ayant pas obtenu la mention MTB par exemple tout en présentant des compétences particulièrement intéressantes) et/ou n’ayant pas les moyens de se payer une préparation à Sciences Po. Pour ces étudiants, nous imaginons une étape d’admissibilité basée sur la prise en compte des dossiers scolaires, suivie d’un oral de sélection.

    Introduire une sélection en 2 étapes (admissibilité/ admission). Ainsi les effets du ratio candidat/admis seront minorés (réduction des biais sociaux). Par exemple, l’introduction d’un oral après le concours nous paraitra opportune sous certaines conditions (transparence des critères de sélection).

    Ce sont des idées parmis d’autres, mais il est en tout cas primordial d’en débattre et de se poser les bonnes questions!

  • Marion (UNEF)

    Maxence,
    L’uni a raison de se méfier de l’oral en tant que procédure de recrutement. Fin de l’anonymat, peur de la discrimination, etc., sont en effet à prendre en compte. Cependant, il est tout à fait faux de dire, comme tu le répètes depuis quelques jours en péniche à qui veut l’entendre, que l’oral est « l’épreuve des bourgeois ». Depuis maintenant 3 mois, une partie de l’UNEF Sciences Po travaille sur les procédures d’admission, et nos recherches nous ont permis de constater que la plupart des études montrent que l’oral est beaucoup moins biaisé socialement que l’écrit, car les codes qui s’y appliquent sont mieux connus par les CSP- que ceux de l’écrit. Je te conseille donc particulièrement de lire Madani Cheurfa et Vincent Tiberj, « Le concours d’entrée à. Sciences Po : inégalités d’accès et inégalités sociales », écrit en 2001,qui traite beaucoup de cet aspect.

  • moi

    Donc en fait, si on résume le programme de la Cé ça donne :

    Droit de scolarité et bourse –> Sciences Po 2013
    Qualité de vie –> Sciences Po 2013
    Admission –> Sciences Po 2013
    Parcours étudiant –> http://www.trattoria-chez-tony.ch/p
    Insertion professionnelle –> « il faut respecter la loi ! »
    Étudiants internationaux –> cf. « parcours étudiant »

    Belle preuve d’originalité ! Votez pour le porte parole étudiant de l’administration !

    Avec quand même un best of pour « l’amélioration de la rapidité de placement des étudiants après leur diplôme », parce qu’à Pipo c’est bien connu, le chômage guette à la sortie !

  • Maxence

    « L’introduction d’un oral, moins discriminant socialement ? »

    VRAIMENT ? Beaucoup disent que l’oral permet d’évaluer les candidats sur une compétence qu’on n’apprend pas au lycée mais dans les familles, et souvent dans les familles aisées.

    Par ailleurs, l’oral c’est la porte ouverte à toutes les politiques de quotas. Origine géographique, socio-économique, faciès, et -pourquoi pas- origine ethnique et religieuse ?

    L’oral n’est pas moins discriminant. C’est simplement la possibilité pour la direction de prendre les étudiants qui lui plaisent en se fondant sur autre chose que sur les seuls résultats académiques. Finalement, l’épreuve écrite et anonyme, elle est pas mal, non ? Proposons plus de prépas publiques, en région, pour les étudiants défavorisés.

    Osons mener une vraie politique d’égalité sociale, plutôt que d’envoyer de simple signaux !

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