Vie du campus

Découvrez la team Sciences Po 2010 du projet National Model United Nations !

projetNMUN.JPGChers lecteurs, je ne vous apprends rien en vous disant que la Péniche a aussi vocation à être une tribune pour les scienpistes dont l’activité, comme chacun sait, est irréfrénable.

Nous avons donc rencontré pour vous Laura Merckx et Olivier Saunier, respectivement responsable de la cellule comm’ et dir-gé d’un projet collectif tout à fait passionnant et dont – je l’avoue – j’ignorais l’existence il y a encore une semaine.

La Péniche : Bonjour!

Laura et Olivier : Bonjour et merci de nous rencontrer.

LP : Pouvez-vous pour commencer expliquer à nos lecteurs en quoi consiste le projet NMUN 2010?

Laura : Bien sûr. Il s’agit d’un projet collectif – qui constitue donc une obligation de scolarité en Master – appelé National Model United Nations. C’est une simulation de réunions des différents organes des Nations Unies. La première réunion remonte à la fin des années quarante, immédiatement après la création des NU, presque parallèlement en fait. Elle fut organisée par un college américain et depuis, la manifestation ne cesse de prendre de l’ampleur.

Olivier : Il y a de mutiples objectifs. Ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que cette simulation s’adresse à des universitaires provenant pour la plupart de cursus relations internationales ou public affairs. Des gens qui en tout cas s’intéressent au haut fonctionnariat (qu’il soit national ou international) et à la diplomatie. L’un des buts est donc de se mettre dans des conditions très réalistes de négociation. Les thèmes traités quant à eux sont parallèles à ceux dont s’occupent les différents organes de l’ONU et sont de toute façon étroitement liés à l’actualité et aux questions internationales.

Laura : Les interventions sont, en plus, en anglais. C’est vraiment un entraînement, une mise en situation complète qui calque la façon de travailler des diplomates. Evidemment, les sujets ne tombent pas du ciel : trois grandes problématiques seront évoquées que l’on aura pu préparer sous forme de resolution papers.

La Péniche : Tout ça représente quand même une certaine organisation. Comment vous préparez-vous, au point de vue logistique ?

Olivier : En effet, il ne faut pas perdre de vue le côté technique. Nous avons un cahier des charges, une chronologie à respecter. Bien sûr tout commence à Sciences Po. Bien que notre démarche – le choix de participer au NMUN – soit plutôt spontanée elle fait partie d’une obligation de scolarité (le “projet co”) pour tous ceux qui, comme nous, sont en master affaires publiques, internationales ou européennes. Il y a donc un cadre formel, si l’on veut. Nous sommes vingt-huit à avoir été retenus par l’équipe de l’année dernière après une sélection rigoureuse. C’est drôle parce que nous sommes précisément à moitié des étudiants français et à moitié des internationaux. Tous les continents sont représentés !

Laura : Olivier est donc notre directeur général de projet et Vera Ficarova est son adjointe. Nous sommes ensuite divisés en cellules de 5 à 7 personnes.

Olivier : En effet. On compte une cellule communication dont Laura ici présente est responsable et dont l’objet est de gérer la communication interne (entre les cellules et les membres) et externe, pour que le plus de personnes possible s’intéressent à nous et nous soutiennent. Nous disposons aussi d’une cellule sponsors qui doit – c’est capital – se mettre en relation avec les organismes, entreprises, institutions internationales et nationales pour récolter des fonds. La cellule sponsor met aussi en oeuvre d’autres méhodes de financement, par exemple la vente de goodies lors de conférences comme celle de l’UNICEF à Sciences Po. C’est un plus.

Laura : Nous disposons en plus d’une cellule logistique, dont la tâche consiste évidemment à s’occuper des passeports, visas, partenariats avec les compagnies de voyage et du logement.

La Péniche : Oui, j’imagine que vous n’allez pas descendre au Mariott…

Olivier : Euh, précisément, si. C’est obligatoire pour le temps que dure la manifestation. Mais avant et après, nous serons certainement logés dans un hôtel moins luxueux.

LP : Bon, je vais exiger d’être envoyé spécial à NYC pour couvrir l’évènement. Pardon. On discutait de votre logistique.

Olivier : Oui. Il existe aussi une cellule training constituée d’un pool d’étudiants qui ont déjà participé à ce type de simulation (il s’en organise à Paris, Genève, Taipei…) et sont donc très expérimentés. Ils nous entraînent grâce à des micro-simuations. Mercredi prochain, ce sera les armements nucléaires. Par ailleurs, Frédéric Toussaint, diplomate du ministère, nous forme grâce au financement de l’administration de Sciences Po.

LP : Je voudrais quand même comprendre, au-delà de la valeur formatrice, quelles retombées ce genre de manifestation peut avoir, notamment pour Sciences Po et pour vos partenaires-sponsors.

Olivier : Il faut savoir que cet évènement est très important dans le milieu universitaire et des relations internationales. Entre quatre et cinq mille étudiants du monde entier participent chaque année – c’est beaucoup de monde et cela garantit une couverture médiatique. Les regards sont braqués sur New York et cela donne de la visibilité à nos sponsors, notamment si notre équipe réussit à se démarquer. Des awards récompensent par ailleurs les équipes les plus méritantes pour leur préparation et leur représentation. On a aussi à coeur de démontrer l’excellence de notre université sur la scène internationale. Les sciences-pistes du NMUN 2009 ont quand même remporté quatre, cinq awards ! (NdR : chapeau).

LP : Et quel pays représenterez-vous au prochain NMUN ?

Olivier : Le Royaume-Uni, ce qui est vraiement très bien. En fait, un pool de pays éligibles est attribué à chaque groupe en fonction de sa taille. Nous avons dû choisir parmi ces pays, par vote, et nous en avons retenu dix. Finalement, l’équipe de recrutement de New York a décidé que nous serions des diplomates britanniques !

Laura : Comme Olivier l’a dit, c’est un très bon pays, un réel avantage. C’est une Nation nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité, très amie des USA, membre fondateur du Commonwealth, membre de l’Union Européenne… les demandes d’alliance d’autres délégations vont pleuvoir. Mais au-delà de ça, n’oublions pas que nous représentons Sciences Po et la France ! Nous avons donc besoin de votre soutien lors des ventes de goodies et du soutien de l’administration !

National Model United Nations 2010, New York City (USA), entre le 01 avril et le 05 avril. La Péniche vous tiendra évidemment informés des résultats du team Sciences Po, qu’on soutient à fond !

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