Vie du campus

Sciences Po Saint Germain, c’est pour demain ?

Saint Germain en Laye
Se pourrait-il que Sciences Po ne soit plus le seul IEP de la région parisienne ? Jusqu’à aujourd’hui personne ne serait allé s’imaginer que l’on puisse venir concurrencer la Rue Saint-Guillaume sur ses propres terres, les étudiants des lycées d’Île de France représentant 1/3 des étudiants français admis en première année. Cette situation ne satisfait visiblement pas totalement les Yvelines. Dans la ville royale de Saint-Germain en Laye se prépare ainsi l’installation d’un nouvel IEP et se fomente une rébellion contre la superpuissance de Saint-Guillaume !

Ce nouvel IEP qui se prépare à s’installer confortablement dans les anciens locaux de l’IUFM de Saint-Germain serait rattaché à l’hexaconcours – qui pour l’occasion deviendrait un heptaconcours. Les Instituts d’Études Politiques passeront pour leur part de 9 à 10. Niveau promotion l’effectif restera modeste puisque le recrutement chaque année devrait se faire sensiblement au même niveau que pour les actuels IEP de province soit entre 100 et 150 étudiants par an. La menace reste limité finalement.

Mais quand même, pourquoi un Sciences Po à Saint-Germain en Laye ? Le projet est né du rapprochement de l’Université de Versailles – Saint-Quentin et de celle de Cergy-Pontoise. Les deux universités ont créé un projet d’IEP commun. Les trois premières années se feraient dans les locaux de l’IEP, et le master serait choisi parmi ceux des deux Universités associées à l’IEP. C’est d’ailleurs parce que ce sont deux Universités qui ont décidé de mettre en place un IEP en cogestion que celui-ci n’est toujours pas sur le marché. Au départ il n’est pas possible qu’un Institut d’Etude Politique dépende de deux Universités. Pour qu’un tel institut puisse voir le jour il faut modifier le décret qui régit l’organisation des IEP. Cet écueil est néanmoins limité. Si un décret ce n’est pas tout à fait aussi simple à modifier que la couleur des lunettes d’Adriana Karembeu, c’est pas non plus aussi compliqué que de faire traverser un amphithéâtre à Jules Ferry. L’IEP de Saint-Germain en Laye s’intègrerait alors au Pôle de recherche et d’enseignement supérieur de Paris Grand Ouest en cours d’élaboration – qui permettrait entre autres de regrouper les deux Université dont dépendra l’IEP. Pour le maire de Saint-Germain en Laye, il ne fait cependant aucun doute que Sciences Po Saint-Germain c’est pour demain. Cet ancien de la maison – parisienne – est tellement content d’accueillir l’un des prestigieux instituts sur sa commune qu’il a déjà mis en chantier une centaine de logements étudiants. De même la réhabilitation de l’IUFM est entamée pour accueillir au mieux les futures légions de cette nouvelle Perfide Albion.

Outre quelques interrogations secondaires comme celles de savoir dans quel camp se rangera Saint-Germain pendant les Crits ou si ils entreront dans la très générale catégorie d’IEP de province ou seront une sorte d’intermédiaire en tant qu’IEP de banlieue, l’installation d’un IEP à Saint-Germain en Laye soulève quelques questions plus pertinentes comme celle de l’opportunité d’un nouvel IEP en Île-de-France. Sans compter que Saint-Germain en Laye n’est pas la ville la plus accessible de la région – hors Paris on l’aura compris. L’IEP « de l’île de France » est présenté comme un point positif pour « les étudiants franciliens. » Déjà les provinciaux ne manqueront pas de rappeler qu’eux aussi sont supposés concernés si Saint-Germain rejoint l’hexaconcours. A cet oubli dans le discours on peut toutefois opposer la création de logements étudiants à Saint-Germain qui permettront l’accueil d’éventuels provinciaux ou lointains banlieusards. Surtout cet IEP bien loin du projet de CEP, de délocalisation des campus ou encore d’implantation d’IEP en province semble plutôt accroitre les écarts entre étudiants de province et les franciliens et plus particulièrement encore les étudiants des Hauts-de-Seine et des Yvelines qui ont déjà à proximité l’essentiel des grandes écoles comme HEC, Centrale ou encore l’ESSEC. Il y aurait ainsi deux IEP en Île-de-France contre 8 dans les 15 régions restantes. Et si le Centre n’a pas forcément une grande légitimité pour accueillir pareille école, on ne peut pas forcément en dire autant du Languedoc ou de la Charente-Maritime… Socialement enfin on peut penser que l’implantation d’une nouvelle grande école dans des départements figurant déjà parmi les plus favorisés en terme de revenus par habitant augmentera encore les écarts avec d’autres régions moins bien loties.

Quoi qu’il en soit le projet semble bien parti pour se concrétiser. Si tout va comme le prévoient ses instigateurs l’IEP Île-de-France à Saint-Germain en Laye accueillera ses premiers étudiants dès la rentrée 2013. Soyons donc prêts à les accueillir comme il se doit !

18 Comments

  • EMC

    Une petite relecture pourrait éviter tant de commentaires acerbes…

    Connaissance assez floue de la géographie administrative française…
    La région Centre et la Région Languedoc-ROUSSILLON comptent à peu près autant d’habitants.
    Par ailleurs, la Charente-Maritime est un DEPARTEMENT. Dont la préfecture compte à peu près 75000 habitants. Suffisant pour un IEP à votre gout ?

  • @PB

    « la privatisation de l’éducation »
    Les IEP de province sont tous des établissements publiques.

    « La création de cet IEP, c’est surtout l’occasion de mettre de la sélection à l’entrée et de faire payer des frais d’inscription pour une formation qui est déjà disponible dans les facs, gratuites et accessibles à tous. »

    Les IEP (de province toujours) ont des frais relativement calqués sur ceux de l’Université de rattachement (voir de l’Université intégrée pour Strasbourg). Pour ce qui est de la sélection , on peut aussi se demander si elle ne devrait pas être systématisée.

    La formation de « science politique » (au singulier) à l’université de Cergy , peut tout à fait subsister (c’est le cas à Lyon , à Rennes…), celle-ci étant centrée sur LA science politique , là où Sciences Po forme à la science politique mais aussi à l’économie , au droit, à l’histoire … bref AUX scienceS politiqueS .

  • PB

    Au-delà de la question de l’inégalité entre les régions (qui est un problème, je plussoie), se pose surtout la question de la restructuration de la carte universitaire que provoquerait la création de cet IEP. En effet, quel avenir pour les filières de science politique des universités de VSQ et Cergy ? La création de cet IEP, c’est surtout l’occasion de mettre de la sélection à l’entrée et de faire payer des frais d’inscription pour une formation qui est déjà disponible dans les facs, gratuites et accessibles à tous. Créer cet IEP, c’est accentuer l’enseignement supérieur à deux vitesses, la privatisation de l’éducation, bref, augmenter les inégalités et réduire l’accès aux études de qualité pour le plus grand nombre.

  • franchement

    Incroyable de faire un article aussi indigent sur la forme pour un sujet intéressant sur le fond. N’essayez pas à tout prix de faire de l’humour… »se fomente une rébellion contre la superpuissance de Saint-Guillaume ! « , pour accueillir au mieux les futures légions de cette nouvelle Perfide Albion » et les « lunettes d’Adriana Karembeu », c’est pas crédible.

    Bref, un article, ça se relit. Et ca n’essaye pas de faire de vaines comparaisons.

    Je plussoie Clotilde. Qui ne devrait pas lire La Peniche mais profiter du soleil de la Californie…

  • Clotilde Rousseau

    Non , mais, franchement .
    Non seulement cet article est bourré de fautes – d’orthographe , comme de ponctuation – mais en plus il traite mal son sujet .
    En effet , pourquoi cette création ? sous l’impulsion de qui , et pourquoi ? ne seraient – ce pas les IEP de province qui doivent s’en méfier ? et , enfin , sera – t – il intégré au crit , si oui , que faire de nos chansons contenant le terme « st germain » ? Par voie de conséquence , pour garder notre identité « germano – pratine » , serait – il possible de déplacer ce nouvel IEP dans une autre ville qui ne prête pas à confusion ?
    Cdlt,
    CR.

  • cam

    (Occurrence à A.Karembeu inattendue mais appréciés pour ma part)
    Je viens de st germain en laye et je ne vois pas vraiment l’intérêt de la création d’un IEP là-bas, mis à part le fait que les locaux seront très beaux(?). Ni trop loin ni trop près de Paris, comme vous l’avez dit, il ne sera accessible qu’aux élèves du 92 et 78…
    Mais j’aime voir des sciences-pistes s’interroger sur l’avenir et sur la domination (francilienne) de notre cher IEP!

  • Marc Aurèle

    Les tentatives d’humour ne sont pas super… et reléguer le CRIT derrière des « questions plus pertinentes » est un propos irresponsable.

    Sinon je ne vois pas pourquoi l’auteur insiste sur une répartition géographique inégale des IEP. On peut penser qu’au contraire avec ses 10 millions d’habitants l’Ile de France est mal dotée.

  • LoL

    Je trouve franchement dommage que Lapéniche cherche à tout prix à faire de l’humour: c’est en général assez mauvais et ca décrédibilise les articles.

  • quelle horreur

    Le sujet m’intéresse, mais j’ai beau essayer de me concentrer mes yeux n’arrivent simplement pas à accrocher. C’est ILLISIBLE, même pas relu, et plus généralement bâclé. Vraiment dommage, à ce rythme là je vais finir par arrêter de vous lire.

  • Roi Heenok

    Si c’est uniquement un IEP, ce n’est donc pas un Sciences Po. C’est un raccourci trop souvent fait à mon goût sachant que Sciences Po englobe aussi la FNSP. Merci d’y faire attention.

    Han ?

  • keLk1

    Franchement engagez un correcteur si vos rédacteurs ne savent pas écrire parce que ça fait un peu mal aux yeux toussa. (Sans compter les fautes d’inattention).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.