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Plan Pais : proposer des solutions pour répondre à la crise vénézuélienne

Il n’aura pas échappé à ceux qui étaient à Sciences Po vendredi dernier 15 novembre 2019 qu’un évènement d’envergure s’y déroulait. La Péniche a enquêté pour vous et vous explique de quoi il s’agissait !

La première conférence européenne de Plan Pais

Pendant un jour et demi – vendredi et samedi – s’est tenue à Sciences Po une conférence organisée par l’ONG Plan Pais. Son but ? Connecter les jeunes de la diaspora vénézuélienne et promouvoir l’échange autour de la situation actuelle du pays. Rien à voir, donc, avec la Commission du même nom crée en janvier 2019  par Juan Guaido et qui vise à dynamiser l’économie vénézuélienne. Si l’ONG Plan Pais, fondée en 2011 à l’université de Yale (dans le Connecticut), organisait à l’origine ses évènements dans les universités américaines, elle a décidé en 2019 de tenir une conférence dans une université européenne.

La candidature de Venezuela 2030 retenue

L’initiative étudiante de Sciences Po Venezuela 2030 a alors décidé de candidater. Fondée en 2015, l’association organisait jusque-là des conférences plus modestes pour informer sur la situation vénézuélienne. Mais l’association est entrée dans une autre dimension puisque c’est elle qui a été choisie, en février dernier, pour accueillir cette conférence. Un sacré défi pour ce groupe, qui a pu être relevé grâce à l’implication d’une dizaine d’étudiants de Sciences Po.

Analyser la situation vénézuélienne depuis une triple perspective

La conférence a abordé la situation vénézuélienne sous trois angles différents : social, institutionnel et économique. Il s’agissait d’abord de donner un aperçu des crises socio-humanitaire et migratoire que traverse le pays et d’identifier les stratégies les plus efficaces pour répondre à celles-ci. Au niveau institutionnel, l’enjeu était notamment de proposer des solutions pour enclencher une marche vers la démocratie et la tenue d’élections libres et transparentes. Enfin,  d’un point de vue économique, la conférence a abordé les questions liés aux ressources naturelles et à la nécessaire reconstruction économique du pays, en évoquant par exemple l’importance d’une diversification de l’économie.

Mais une des spécificités de cette édition est d’élargir la focale : « Nous voulons aborder la crise dans une perspective régionale, car on observe des répercussions dans toute l’Amérique latine » explique Alexandra D’Agostini, présidente de Venezuela 2030 l’année passée. La conférence a donc également traité du rôle des acteurs externes dans la gestion de cette crise.

Conférenciers et public au rendez-vous

Une vingtaine d’orateurs reconnus venus du Venezuela mais aussi de Colombie, d’Angleterre ou de France ont  ainsi animé les conférences. Parmi eux, des membres de l’OCDE, des ingénieurs, des économistes, des sociologues,… Même si elles se sont presque exclusivement déroulées en espagnol,  les conférences étaient ouvertes à tous : « L’objectif est de dialoguer, de proposer des idées, des solutions et de donner la parole aux jeunes » précise Alexandra D’Agostini.

Une initiative qui semble plutôt réussie puisque plus de 150 personnes, étudiants de SciencesPo ou personnes extérieures, étaient attendues.

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