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Oubliez les municipales : la campagne BDE, c’est imminent!

Que l’on soit néophyte en la matière ou vieux briscard rompu à l’exercice, l’élection du BDE est toujours un évènement particulier dans l’année universitaire d’un étudiant. Elire le BDE pour l’année à venir, c’est choisir la liste la plus à même de garantir une vie étudiante agréable deux semestres durant. C’est donc loin d’être anodin, et les candidats prennent souvent cette échéance très au sérieux. Le lancement de la campagne de cette année est imminent, et nous avons interrogé la présidente de la Commission électorale, Jeanne-Louise Roellinger, pour en savoir plus sur cette édition 2020.

Faisons un peu d’histoire. En 2019, la campagne a été un peu en deçà des attentes des sciencespistes. Une seule liste s’est présentée : West Side Sciences Po. Elle était accompagnée d’une liste « prank » qui ne souhaitait pas lui faire concurrence, et la liste « sérieuse » a donc gagné d’office. Bien qu’elle ait fait beaucoup d’efforts pour convaincre les étudiants et acquérir sa légitimité, il n’en reste pas moins que l’absence de rivalité ne pouvait que diminuer l’intensité de la campagne.

West Side Sciences Po, liste victorieuse (mais unique) en 2019

Cette année, les choses changent. Ce n’est pas une, ni deux, mais trois listes qui s’affronteront lors de la première phase de la campagne, qui se déroulera du 26 au 29 janvier 2020. Cette première phase est inédite. Les réseaux sociaux seront le théâtre de l’affrontement de trois listes rivalisant d’ingéniosité afin de séduire les étudiants. Les listes pourront présenter leur programme et tenter de tirer leur épingle du jeu. A la fin de cette période, un scrutin en ligne sera organisé, avec là encore une nouveauté : chaque étudiant disposera de quatre voix qu’il pourra distribuer comme bon lui semble. Si vous êtes convaincu qu’une liste en particulier est la bonne, vous pourrez lui consacrer vos quatre voix ; si vous doutez, au contraire, alors vous pourrez opter pour une répartition de vos voix. Selon Jeanne-Louise Roellinger, « Le système de scrutin a ainsi été repensé afin d’être plus juste ».

A l’issue de ce premier tour, les deux listes ayant recueilli le plus de voix seront retenues pour le second round. Il aura lieu quelques mois plus tard ; cela souligne la division en deux parties de la campagne. Et pour cause : alors que le premier tour est une campagne numérique, le second correspond lui à la traditionnelle campagne « physique », et aura lieu du 19 au 22 avril 2020. (une rumeur court annonçant que la liste qui fournirait la plus grande quantité de nourriture gagnerait un avantage décisif sur son adversaire). Le déroulement de cette élection est donc inédit, avec la mise en place de deux scrutins, s’apparentant à un vrai parcours du combattant.

Une autre nouveauté apparaît cette année, et pas des moindres : comparée par sa présidente au Conseil Constitutionnel (on souhaite bonne chance aux 1A qui doivent rattraper leurs oraux d’IP samedi 25 janvier), la Commission électorale joue un rôle central. Techniquement, bien que branche du BDE, elle est dotée de ses propres statuts. Elle est composée de neuf membres : trois sont des membres du BDE, six sont des étudiants volontaires ayant été tirés au sort, paritairement. S’appuyant sur une promesse du BDE élu en 2019 de rendre la campagne plus juste et transparente, elle a vocation à contrôler de long en large l’élection, et dispose de nombreuses prérogatives. A commencer par le suivi du recrutement : auparavant il y avait une très faible transparence concernant le recrutement des membres. Cette année, la Commission leur a proposé le nom des personnes s’étant inscrites lors du recrutement public lancé au milieu du premier semestre. « Notre première action de contrôle a été le lancement du recrutement public : on a suivi les listes dans leur processus de recrutement des candidatures spontanées. », confirme Jeanne-Louise Roellinger.

 La Commission aura une influence directe sur le vote par son action de contrôle : en effet, elle a soumis des épreuves de budget à chaque liste, et procède en ce moment aux évaluations de ces épreuves. La tâche consistait à établir un budget fictif prévisionnel pour le WEI. La Commission se charge de juger la faisabilité des projets, leur cohérence, etc. Elle rendra un avis par liste, accompagné de la présentation de son projet. Le but est double : premièrement que les étudiants puissent se constituer un avis concernant la compétence de chaque liste, deuxièmement qu’ils choisissent le WEI auquel ils voudraient participer.

Enfin, le respect du règlement est assuré par la Commission électorale qui encadre les listes dans cette optique. Et ce notamment pour la campagne numérique, nouveauté nécessitant l’établissement d’un règlement et la clarification de certaines situations.

 Si Jeanne-Louise Roellinger est consciente de la difficulté pour les listes d’entrer dans les clous imposés par la Commission, elle considère que derrière ce contrôle se trouvent « une réelle démarche, et une réelle volonté que la campagne soit plus morale. ».

Une question se pose, quant aux possibles conflits d’intérêts apportés par ce contrôle : si les membres sont en majorité proches d’une liste en particulier, cela peut poser problème. Pas d’inquiétude pour la Présidente : « Nous avons tous signé un papier attestant de notre probité et du fait que, même si nous avions des connaissances au sein des listes en lice, nous devions conserver notre droit de réserve sur tout ce qui concerne la campagne. »

Pour tout ce que cet article évoque, la campagne promet d’être passionnante, les rivalités exacerbées. La campagne numérique commence dès dimanche : bonne chance aux listes, et que les deux meilleures passent !

Note de la rédaction (27/01/2020) : à la suite du désistement d’une liste, l’article a été adapté pour correspondre au nouveau nombre de listes.

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