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Les joies du confinement

Vous vous sentez déjà à l’étroit ? Pour vous réconforter, La Péniche a listé ces plaisirs inhabituels qui vous feront dire à vos petits-enfants « Aah le confinement, c’était l’bon temps ! ».

On pensait devoir attendre la trentaine pour s’abonner à Canal+… La chaîne diffusait pendant cette période l’intégralité de ses programmes en clair (Cinéma, Séries, Sport, Family, Décalé). Orange offrait aussi les chaînes jeunesse de son bouquet et les chaînes OCS (OCS Max, OCS City, OCS Choc et OCS Géants).

(On se doutait bien que derrière les œuvres de charité de ces grands groupes, il y avait sans doute une arrière pensée publicitaire, mais bon)

On pouvait admirer les œuvres du musée d’Orsay (sans qu’une main brandissant un smartphone ne s’invite dans le champ de vision) au son des podcasts « Promenades imaginaires ». Lorsque les alentours de SciencesPo nous manquaient trop, on partait se balader sur le Quai Saint-Michelen nous perdant dans le tableau de Maximilien Luce.

On réalisait enfin notre rêve d’apprendre à dessiner.

On se sentait plus proche que jamais des grands écrivains, qui comme nous tenaient leur journal du confinement. Notre Leïla Slimani locale (vous ignoriez qu’elle sortait de SciencesPo ?) publiait par exemple ses chroniques dans Le Monde¸ et notre ancienne auteure en résidence Marie Darrieussecq racontait son quotidien chamboulé dans le Point.

On commentait en direct les séries avec nos amis grâce à l’extension Netflix Party. Bien sûr que non le binge-watch ne se faisait pas forcément en solo.

On se sentait comme Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale.

On tapait la discute avec l’inépuisable Stephen Colbert, qui avait décidé que le Late Show aurait lieu depuis sa baignoire ou en remuant les braises de son barbecue.

On écoutait en live les meilleurs artistes sur Arte Concert, dont la base avait été enrichie de près de 600 concerts gratuits, ou sur le site de la Philharmonie de Paris. On n’avait jamais été aussi confortablement installés à un concert.

On redécouvrait le plaisir des jeux de société. Et si notre collection personnelle était limitée, on utilisait des jeux à imprimer gratuitement en ligne.

On assistait à des opéras en pyjama, grâce aux sites du Met ou de l’Opéra de Paris, qui proposaient en libre accès de grands classiques issus de leurs archives. Culturebox offrait également des spectacles de théâtre et de danse, en plus des opéras et des concerts.

On s’émerveillait des possibilités offertes par nos fonds de placard au moment de préparer le repas. Et on renouait avec le goûter. Comment avait-on pu abandonner pareil bonheur ?

On se plongeait dans les archives de l’INA, dont les 13 000 contenus patrimoniaux étaient en libre accès pour trois mois.

On retrouvait Naruto sur ADN, à travers 866 épisodes accessibles gratuitement.

On se perdait pendant des heures sur le net, ravis et sidérés par la production effrénée de memes dédiés au confinement (et pas seulement). On s’émerveillait des élans de créativité que l’épidémie suscitait.

On s’ambiançait avec « Quarantine Party », « Coronavirus de l’ambiance » et autres playlists collaboratives sur Spotify ou Deezer.

Et puis, malgré l’épreuve qu’infligeait la maladie et le confinement, on se sentait en communion avec la France entière à 19h30 au moment de danser à sa fenêtre pour les 10 minutes du peuple, et à 20h, en saluant les efforts et le courage des soignants mobilisés.

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