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Le tri sélectif de la consultation Make It Work

Un article de Gautier Crépin-Leblond

Il y a quelques mois, Sciences Po annonçait vouloir s’engager dans la lutte contre le changement climatique à travers un programme d’initiatives, Climate Action : Make It Work, où étaient invitées « toutes les communautés de Sciences Po […] à devenir des acteurs engagés pour mener la transition écologique »[1], à la suite d’une mobilisation inédite pour le climat à Sciences Po. S’en est suivie l’ouverture d’une consultation consacrée à la fondation d’un campus durable, qui a pris fin vendredi dernier. On aurait pu espérer voir en cette ouverture la possibilité de créer les conditions à l’émergence d’un débat public large, animé par une pluralité d’associations, tissant de nouveaux échanges parmi les étudiants, les enseignants, les salariés. Il aurait pu être de cette consultation une fête, célébrant la réunion collective des conceptions de ce que devrait être Sciences Po, produisant un bouillonnement public de nouveaux horizons. On aurait pu, oui, espérer tout cela, jusqu’à ce que la consultation révèle ses premières conséquences. Tentons toutefois de revenir sur quelques points, pour proposer une autre contribution que celles attendues par la consultation : en tant que citoyens avertis à Sciences Po, comment appréhender la consultation Make It Work ?

Penser la contribution et ses conséquences : quelques chiffres

Posons d’abord une base. L’entreprise fournissant la plateforme pour la consultation n’est pas une inconnue des dispositifs participatifs. Celle-ci est fournie par la start-up Cap Collectif, la même que celle du Grand Débat National, qui avait suscité de nombreuses questions concernant notamment l’indépendance des parties prenantes et la gestion des résultats et du code qui reste propriétaire, donc opaque. Concernant la consultation propre à Sciences Po, la page d’accueil du site annonce 583 contributions, 7 406 votes et 601 participants uniques, dont 80% d’étudiants. Ces chiffres affichés, prometteurs sur le papier, ne doivent toutefois pas masquer leurs limites. En effet, il faut tenir compte du fait que parmi ces 583 contributions, il y a 219 propositions pour 364 « arguments », les éléments de discussion des propositions. Juliette Seban, responsable transition écologique auprès du secrétariat général de Sciences Po, se réjouit d’une « très forte participation à cette consultation ». Pour elle, ces chiffres « montrent l’intérêt porté au sujet et nous encourage à proposer un plan d’action ambitieux. Sur le fond, la lecture des propositions est passionnante : les participants ont contribué de manière argumentée, créative et constructive. Certaines idées ont suscité des débats très intéressants au sein de nos communautés ».

Ces premiers chiffres ne doivent pas non plus masquer l’enjeu de l’analyse de ces données. D’abord, beaucoup de propositions auraient mérité d’être fusionnées, car portant la même revendication. Certaines propositions sont parfois reprises au mot près dans différentes catégories, ce qui engendre mécaniquement une déconcentration des votes. Voici donc, toutes catégories confondues, les 4 revendications ayant dépassé les 300 votes favorables, après avoir corrigé cette faiblesse[2] :

Fin du plastique à usage unique et remplacement par de la vaisselle durable 503
Installation de fontaines à eau 401
Fin des partenariats avec les industries fossiles (en particulier Total) 391
Favoriser une alimentation bio, locale et de saison pour tout type de restauration à Sciences Po 325

Cela renverse la perspective, puisqu’il s’agirait prendre en compte non pas uniquement les propositions les plus votées, mais bien la somme de toutes les propositions portant la même revendication, au risque d’en minimiser certaines, tout en prenant compte les votes multiples. Par exemple, l’association Sciences Po Zéro-Fossile peut prétendre à revendiquer 391 votes en faveur de sa revendication historique, aussi réclamée par les élus de la liste majoritaire et de Solidaires Étudiant.e.s, soit près du double du résultat que l’initiative a annoncé sur sa page Facebook. La dilution des propositions masque le poids des votes.

Pour parer à ce problème, l’administration a mené un travail de regroupement des propositions. Contactée par téléphone, Juliette Seban confirme des résultats sensiblement comparables. Les propositions les plus votées après traitement seront annoncées dans une communication très prochainement. Concernant la modération, elle a été menée « a posteriori », et « sous la responsabilité de la Direction de la communication ». La responsable de la transition écologique a tenu à rappeler l’assainissement de la plateforme : « toutes les propositions respectaient le cadre prévu par la charte de la plateforme. Il n’y a donc aucun impact sur le comptage des votes ».

Reste qu’il est possible d’interroger la pertinence de certaines propositions par rapport à l’objectif de fonder un campus durable, ce qui est contraire avec la chartre censée garantir l’hygiène informationnelle de la plateforme. Il y eu ainsi des propositions suggérant de rouvrir la pelouse du jardin du 27, alors que cette même pelouse a souffert de l’activité humaine piétinante, ou encore d’inclure plus de tables et de bancs dans le jardin du 27, ne posant aucune garantie d’éco-responsabilisation supplémentaire.

De plus, on peut constater la disparition d’un onglet dédié à la mise en ligne de sources, donnant des garanties épistémiques à des propositions traitant de sujets sensibles. Cet onglet, crucial dans le cadre d’un débat public requérant le partage d’informations, est pourtant présent dans le tutoriel de la plateforme mais aussi dans la consultation précédente, consacré aux élections européennes.

Enfin, il semble avoir eu un certain défaut de circulation d’informations au sein de la communauté étudiante. Sciences Po Environnement a publié avant le début de la consultation un point d’étape des réalisations de ses propres revendications. Pourtant, force est de constater que certaines contributions renvoient à des revendications déjà appliquées. L’impression en recto verso est déjà par défaut en bibliothèque, il y a déjà plusieurs composts, les ordinateurs sont déjà éteints la nuit et mis en veille après un certain laps de temps, Sciences Po travaille déjà sur un bilan carbone de ses campus. Si certaines de ces réalisations ne sont pas encore complètes, il faut bien réaliser qu’elles sont déjà actées, tandis que les contributions sont votées, discutées, occupent un espace qui aurait mérité d’être occupé par des propositions plus innovantes.

Ainsi, à travers tous ces éléments, il devient aisé de parler d’une pollution informationnelle dont Sciences Po n’aurait pas vraiment réussi à anticiper l’écologie. Cette absence perceptible de modération générale est aussi constatée par Sciences Po Environnement, qui regrette plusieurs de ces défaillances, qu’elles soient structurelles, car liées à l’agencement et la modération de la plateforme, ou communicationnelles, Sciences Po ayant selon elle peu mis en avant cette plateforme. Pour eux, la communication générale par e-mail le premier jour n’a pas été suffisant, bien qu’elle ait été relancée sur les réseaux sociaux. Sciences Po Environnement s’est occupé de compenser ces faiblesses en répondant à un maximum de contributions sur la plateforme et par une communication particulièrement offensive, que Juliette Seban tient à saluer. Ces tentatives témoignent toutefois de lacunes qui tendent à nuire à l’instauration d’un débat public réellement accessible.

Une question d’espace-temps

À ces limitations à la réalisation d’un débat public constructif s’ajoute celle de la question des corps intermédiaires, de la présence d’une société civile nécessaire à la représentation des intérêts des groupes évoluant dans la communauté. Du côté des étudiants, l’association permanente Sciences Po Environnement est devenue une interlocutrice privilégiée avec l’administration, qui la rencontre très régulièrement pour opérer un suivi des démarches engagées à travers le comité de pilotage Climate Action : Make It Work. SPE a d’ailleurs réussi à imposer la catégorisation de la consultation selon six thématiques différentes, afin d’inciter une certaine diversité dans les propositions.

Les associations représentatives (syndicats étudiants), les seules représentant les étudiants et ayant un droit de vote dans les instances institutionnelles reconnues, présentent un tableau plus contrasté. Si les associations représentatives interrogées témoignent avoir déjà beaucoup travaillé à la présentation de revendications environnementales, tous les élus étudiants interrogés précisent ainsi ne pas avoir été associé à l’élaboration de la plateforme. Arthur Moinet, vice-président étudiant du Conseil de l’Institut et s’exprimant au nom de la liste majoritaire, insiste sur l’enjeu qu’il y a derrière la question de la représentation : « nous regrettons que les conseils n’aient pas été consultés préalablement à cette initiative, notamment le CVEF, qui serait tout à fait légitime pour veiller à la transparence et l’organisation de cette consultation ». Solidaires Étudiant.e.s se veut encore plus résigné : « La participation des élu-e-s s’est limitée à ce qu’elle est toujours à Sciences Po : une annonce à l’occasion d’un conseil de Sciences Po. ».

Il faut ainsi saisir la mutation des rapports de force dans la représentation des étudiants au sein de la gouvernance de Sciences Po. Alors que Sciences Po Environnement est devenu l’organe central d’un dialogue permanent entre l’administration et la communauté étudiante, portant à jour des revendications fortes et légitimes, il semble que les corps représentatifs des étudiants n’ont pas été beaucoup impliqués dans l’organisation de la consultation. Toutefois, on le verra, cela ne les empêche pas de formuler leurs propres revendications.

Il reste une dernière dimension qui doit attirer notre vigilance. Les milliers d’étudiants, de salariés, d’enseignants et de chercheurs qui composent la communauté Sciences Po ont eu onze jours pour repenser la transition écologique vers un campus durable à Sciences Po. Au regard de la gravité pratique, intellectuelle et politique de l’enjeu, force est de constater que cela est plutôt court. Cela ne permet pas de suffisamment penser les implications de certaines propositions, d’autant que Sciences po n’a pas mis à disposition tout le capital informationnel nécessaire à la bonne appropriation de la consultation, par exemple par la publication de rapports ou l’organisations d’événements permettant de présenter un état des lieux de l’écologie à Sciences Po. Certes, ce travail est actuellement mené par le comité Latour, mais cela aurait sans doute permis des propositions bien plus fertiles de le porter à titre d’information à la communauté. Tout comme les salariés, le temps est une ressource qui échappe à la communauté étudiante, déjà inévitablement privée d’une partie importante de cette ressource rare qu’elle doit consacrer à la réalisation de ses études.

Make It Work et l’ordre du discours : le grand détournement

En réduisant la production de discours à une boîte à idée, en restreignant les conditions d’expression par de multiples procédures de limitations (forme, moyens, espace-temps…) certaines personnes ont tenté de détourner le but initial de la plateforme pour suggérer des discours plus revendicatifs, s’appropriant la forme pour mieux la critiquer. Il y a eu en effet quelques propositions dénonçant les travers de la plateforme, que ce soient les lacunes informationnelles ou bien la gestion du temps démocratique. Voici quelques exemples[3] :

Ces quatre propositions témoignent non seulement de la créativité de certains membres, mais aussi qu’il existe une certaine volonté politique de discuter des modalités du débat, exprimée par l’exploitation d’une technologie pour la détourner de son but initial, du hacking social interrogeant les structures dans lesquelles nous évoluons. Par une telle plateforme, Sciences Po s’assure de la maîtrise du répertoire d’action politique légitime des communautés qui la compose. En tant qu’institution monopolisant les modes d’expressions légitimes et susceptibles d’être entendus, Sciences Po a tenté de s’acheter une paix sociale au prix de l’ordonnancement prodigieux de la production de nouvelles idées, sans pour autant se mettre à l’abri de formes de détournement.

Il faut reconnaître que la tendance contestataire face à l’action de Sciences Po face au changement climatique n’est pas nouvelle. Au-delà du mouvement initié par Sciences Po Zéro-Fossiles qui fonde son action en partie sur l’action directe, le mouvement de grève mondial pour le climat a aussi touché Sciences Po en mars dernier. Solidaires Étudiant.e.s rappelle d’ailleurs le rôle joué par ces actions contestataires dans l’élaboration de Make It Work : « ces initiatives ont été mise en place suite aux mobilisations de mars dernier comprenant deux Assemblées Générales, des formations, un die-in en péniche, une campagne d’affichage et un blocage de Sciences Po pour permettre aux étudiant.e.s d’aller manifester ». En entrant dans l’espace public par la lutte, la société civile a tenté d’imposer son propre agenda politique, dont l’évolution d’une telle dynamique est aujourd’hui en question face à une institutionnalisation du désaccord.

Toute la difficulté de saisir l’ambition

Il est important de réfléchir à la méthode avec laquelle des décisions sont prises, et celle de la construction du débat en est l’un des points les plus importants. En tant que procédure servant à l’émergence d’idées nouvelles pour des décisions plus efficaces, la consultation Make It Work témoigne d’un manque de construction collective de la discussion commune. Organiser un bon débat public est très complexe, et il ne s’agit pas de mettre à l’index la consultation, seulement montrer qu’elle ne peut à elle seule se suffire. L’insuffisance de démocratisation n’est pas son absence.

Toutes les organisations interrogées attendent avec impatience les résultats de la consultation. Beaucoup d’entre elles avaient déjà émis des revendications à destination de l’administration. SPE, en particulier, précise que « la plupart des propositions formulées à ce jour ont en fait déjà été envisagées, réfléchies ou négociées avec plus ou moins de succès avec l’administration par le pôle Campus durable de l’Antenne parisienne de SPE depuis 2014 (!), ce que nous avons mis en valeur dans les arguments de la Consultation et dans notre Livret vert [consultable à cette adresse] ». Le caractère inédit de la consultation est donc à nuancer, au regard du travail déjà entrepris.

Il persiste en effet un scepticisme général concernant les conséquences de la consultation Make It Work. SPE, l’UNEF, NOVA et Solidaires Étudiant.e.s insistent pour saluer l’initiative de Sciences Po de conscientisation de l’enjeu climatique à l’échelle locale et immédiate, qui est une première forme de reconnaissance de la voix de la communauté étudiante, mais aussi celle des enseignants-chercheurs et des salariés. Mais en demandant des garanties de mise en œuvre des propositions, l’ensemble des associations interrogées maintiennent un important devoir de vigilance face à cette consultation, qui s’inscrit dans une démarche globale saluée mais avec certaines réserves.

Du côté de Sciences Po Environnement, au-delà de cette consultation dont elle a constaté les travers, il s’agit de continuer à exiger des actes concrets : « Sciences Po Environnement n’attend pas seulement des discours institutionnels faisant la promotion d’un mode de vie plus éco-responsable et réalisant ce type d’initiative, mais attend que Sciences Po montre l’exemple par des actes et par la mise en place d’un calendrier précis, concret, réaliste et contraignant d’éco-responsabilisation de tous les campus ». En première ligne devant la charge du travail qu’il reste à accomplir, SPE ne cache pas sa contrariété : « sur le fond, nous restons absolument insatisfaits de l’absence d’engagements concrets de mise en oeuvre de ces propositions, qui aurait pu démontrer une volonté de changement véritable, et nous regrettons l’opacité totale des résultats qui seront pris en compte ».

Cet appel à la transparence est aussi lancé à un niveau plus institutionnel. Solidaires Étudiant.e.s  réclame ainsi une concrétisation des propositions les plus votées, qu’il voit comme une victoire en attente d’être entreprise : « nous n’avons aucune garantie du respect de ces propositions, c’est pourquoi nous demanderons à l’administration lors des prochains conseils que les premières propositions soient votées et appliquées, afin de mettre la direction de Sciences Po face à ses responsabilités ».

Pour Nova, la vraie question se trouve au-delà de cette consultation : « nous n’avons pas attendu la consultation Make It Work pour nous mobiliser », indique l’association représentative, pour qui « la mère des batailles » se fonde d’abord dans l’élaboration de maquettes pédagogiques prenant réellement en compte la dimension écologique. Son travail engagé dans le futur Bachelor of Arts and Sciences de Sciences Po en est l’un des aspects centraux, même s’il s’agit pour Nova d’aller au-delà : « ce sont des milliers de cours qu’il nous faut repenser à Sciences Po. Le défi est colossal et la revue entreprise par Bruno Latour dans le cadre de Make It Work, absolument titanesque. C’est de sa réussite, pourtant, dont dépend réellement la mue écologique de notre école ».

L’UNI rejoint également le consensus des autres associations représentatives, pour qui la question environnementale est une priorité. Côme Gojkovic-Lette, responsable de l’UNI Sciences Po, communique le même scepticisme : « nous serons vigilants quant aux résultats de cette consultation, ainsi qu’aux propositions formulées par le comité présidé par Bruno Latour concernant les enseignements sur les questions environnementales. Nous avons également pris connaissance du livret vert coordonné par Sciences Po Environnement et travaillons sur ces sujets, afin de formuler des propositions concrètes et réalisables pour Sciences Po ».

L’administration cherche toutefois à rassurer certaines de ces objections. Juliette Seban assure que les propositions les plus votées franchiront au moins la barre de l’examen détaillé, par une évaluation d’impact, de coût et de faisabilité. Au nombre annoncé d’une vingtaine, « l’ensemble [de ces] propositions seront étudiées pour nourrir le plan d’action “transition écologique” qui sera présenté début 2020 ». Ce plan d’action, qui sera présenté devant les instances de gouvernance en plus d’une synthèse globale, devra préciser les propositions finalement sélectionnées et le calendrier.

La responsabilisation démocratique de l’écoresponsabilité

Tout cela tend à rejeter l’hypothèse qui prétendrait que l’institution Sciences Po ne souhaite pas écouter les étudiants. L’objet de cette consultation consistait à prendre en compte les idées des étudiants, consulter n’étant pas délibérer ou générer une forme quelconque forme de consensus fondé sur une volonté générale. En réalité, rien ne laisse en effet penser à une prétention au débat démocratique dans la communication de Sciences Po pour Make It Work. Il reste donc à modérer cette ambition consultative au regard de celle, encore lointaine, de vouloir créer les conditions sociales d’un débat public concret. D’un point de vue général, la consultation Make It Work semble miser, en termes de résultats, sur une agrégation mécanique de propositions sans créer nécessairement un débat de fond à propos de la politique générale de Sciences Po sur son écoresponsabilité. Il est en effet difficile avec un tel format de saisir les forces en tension dans l’élaboration d’un campus durable, tant la place accordée à la réflexion globale reste minime, face à l’incitation à faire des contributions pratiques, presque immédiates. Rien ne dit néanmoins que cet effort de réflexion global sera absent au sein des instances de gouvernance de Sciences Po lors de la présentation du plan d’action.

Il semble ainsi que nous sommes encore loin d’une démocratie écologique à Sciences Po, mais rares sont les acteurs à encore la revendiquer. La présence du scepticisme démocratique à Sciences Po relève encore de l’exception dans le temps politique, l’exigence de résultats ne devant pas occulter l’exigence procédurale. À défaut de susciter un nouvel élan vivifiant, les dispositions proposées par Sciences Po pour l’expression publique d’une nouvelle transition écologique permettent au moins de se rendre compte du travail qu’il reste à faire en termes d’ingénierie politique, tant sur la forme que sur le fond. Il est de cette plateforme une certaine avancée en termes de débat public, mais qui ne doit pas nous satisfaire, bien au contraire : l’absence lexicale et structurelle de la variable démocratique dans un tel processus qui requiert pourtant une participation vive et critique mérite au moins la même attention que celle que nous portons sur notre avenir climatique, à défaut d’universellement nous préoccuper.


[1] https://www.sciencespo.fr/fr/actualites/actualit%C3%A9s/make-it-work-une-consultation-pour-le-climat/4088

[2] Méthodologie : on repère parmi les 219 propositions celles qui portent les mêmes revendications dans le titre et dans la description de chaque proposition, puis on additionne les votes en faveur de chaque proposition, la limite étant que les personnes peuvent voter pour plusieurs de ces propositions.

Propositions retenues :

  • Pour la fin du plastique à usage unique : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14.
  • Pour l’installation de fontaines : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8.
  • Pour la fin des partenariats avec les industries fossiles : 1 ; 2 ; 3 ; 4.
  • Pour une alimentation durable : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6.

[3] Consultables ici : 1 ; 2 ; 3 ; 4.

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