Vie du campus

Le Grand Oral approche: conseils pratiques

20081004-_MG_6896.jpgC’est dans une toute petite salle au deuxième étage du 28 rue des Saints-Pères qu’a eu lieu, à peine cinq jours avant que les premiers étudiants ne passent leur oral et plus d’un mois après le rendu de la « note » de 4000 signes demandée en préparation, une réunion d’information sur le sujet.

Pour résumer l’esprit de la réunion, dégageons quelques apports fondamentaux :

  • Les notes quelles qu’elles soient sont évidemment interdites.
  • Les jurys (un représentant de l’administration, généralement un responsable de master, un représentant du corps professoral et un extérieur ou professionnel) voient passer 12 candidats par jour, c’est de « l’abattage »
  • Il faut prendre des risques et préférer une approche contraire à l’opinion commune pour provoquer le débat
  • Il ne faut pas venir en décolleté plongeant (il va donc falloir préparer un vrai plan, désolée). Apparemment l’année dernière un jury quelque peu à cheval sur la tenue vestimentaire correcte a « lynché » (je cite) une candidate pour un chemisier trop ouvert.
  • Éviter à tout prix les plans thèse/antithèse/synthèse (malgré cinq ans de bourrage de crâne intensif – et bigrement efficace).

Pour entrer un peu plus dans les détails :

  • Le déroulement de l’épreuve

10 minutes de présentation de la note de synthèse. Il ne faut pas réciter sa note, mais en faire valoir le plan, la trame générale. En réalité on peut même changer radicalement de plan, voire de point de vue, si on le justifie ou l’explique suffisamment. Un point d’actualité récente peut par exemple être un bon moyen de retourner sa veste sans se le voir reproché (quelle belle école). Le jury s’ennuie, il nous en serait plutôt reconnaissant. Quoi qu’il en soit il faut avoir à cœur de tenir les 10 minutes de présentation. Une présentation de 9 minutes et 30 secondes serait insuffisante, et pour une présentation de plus de 10 minutes le jury, les yeux fixés sur le chronomètre, saura mettre le holà et ne s’en privera pas.


10 minutes de questions. C’est là que l’enfer s’ouvre sous nos pieds. Pour éviter le drame, une astuce pas très novatrice mais bien utile consiste à proposer une ouverture dès la fin de la présentation. Ainsi, le jury qui a trop fixé la pendule et pas assez écouté notre discours pourtant novateur, impertinent et fin saura, sans trop avoir à réfléchir, sur quelles questions nous orienter. Et un jury orienté est un jury heureux. Cependant, le fait que le jury vous mette en difficulté serait bon signe. En effet, convaincu de votre brio, il chercherait à « jouer ». Se méfier donc des questions « bisounours » (sic), généralement plutôt signe que le jury vous prend pour un demeuré fini et veuille en finir sans trop d’éclaboussures de sang.

  • Une vraie question : et que se passe-t-il si on ne le valide pas ?

Rien. Il ne se passe absolument rien. Si on ne se présente pas, on ne peut pas avoir son diplôme, il faut refaire une année complète à Sciences Po, « payée plein pot » nous précise-t-on. Et ça risque d’énerver Papa et Maman. A 10/20, on valide, et si on a moins, on ne valide pas mais on n’est pas foudroyé, tant que l’on est l’heureux détenteur de 120 crédits pour le master (le stage de fin d’études en apporte 30, merci de ne pas paniquer).

  • Dernières recommandations avant de s’y mettre

On ne s’assied pas tant que le jury ne nous le propose pas – et ça ne devrait pas avoir lieu, il faudra donc tanguer debout tel un élève de CM2 récitant une poésie. Il faut se présenter, dire bonjour, être poli, ne pas amener d’animaux ni de parents – la moue dégoûtée de M. Sarrat de Tramezaigues en témoigne – au risque de « perdre toute crédibilité ». On peut utiliser le tableau mais il faut penser à amener son propre marqueur, ils sont souvent absents des salles de classe.

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