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LE MAG – La chronique sonore du Mag’

Temples, Sun Structure

Source : Heavenly Recordings
Source : Heavenly Recordings

Est-ce que vous avez déjà entendu parler de Temples ? C’est un groupe anglais lancé il y a un peu plus d’un an, dont les membres ont une vingtaine d’années sur leur tête mais une cinquantaine dans leurs instruments. En voulant replonger ses auditeurs dans une musique psyché voire glam des années 1970, le quatuor s’est lancé – avec brio – dans le prolongement de Tame Impala et nous impressionne encore une fois par leur maturité et la maîtrise de leur sujet.

Le 10 février prochain sortira donc officiellement leur premier et nouvel album, intitulé Sun Structure, titre aussi énigmatique que son contenu, oscillant entre un rock résolument psychédélique et sensiblement pop. Le résultat ? Une envie de revenir dans les années 1970, placé entre les Pink Floyd et les Birds, au milieu de Rickenbackers flambant neuves. Pour autant, l’album reste moderne, ne tombant jamais dans le déjà vu avec des titres comme « The Golden Throne » qui s’annoncent déjà anthologiques. Utilisant des fonds sonores aux tonalités orientales, le quatuor s’amuse, essaye, reprend, invente. Les chansons se suivent sans se confondre, toujours avec la même exigence musicale, qui laisse l’album peut être plus difficile à apprécier à la première écoute.

Temples, c’est la preuve que le rock anglais poursuit sa route et ce dernier album montre que Noel Gallagher avait raison lorsqu’il affirmait que « l’avenir de la galaxie » dépendait d’eux.

Elie de Gourcuff

http://www.youtube.com/watch?v=slau-FyrFfU

 

Childish Gambino, Because the Internet

Comédien, humoriste ou encore musicien, il est difficile de classer Donald Glover dans une case.

Souvent connu pour le rôle de Troy Barnes qu’il joue dans la série Community, l’acteur fait son apparition sur la scène rap américaine en 2011 avec un premier album studio, Camp, et un nouveau blaze : Childish Gambino.

Avec ce deuxième album intitulé Because the Internet paru en décembre dernier, le trentenaire californien confirme ses talents de rappeur tout au long des 19 tracks qui composent l’opus.

Un remède contre la pluie
Source : RapGenius
Source : RapGenius

A l’image de sa pochette, l’album propose des morceaux assez frais et colorés. Les titres « Shadow » et « Pink Toes » résument bien cette atmosphère où les premières notes peuvent nous rappeler l’univers sensuel du célèbre Channel Orange de Franck Ocean. Les influences blues sont aussi bien présentes comme à la fin du morceau « WORLDSTAR », consacré à un solo très smooth de saxophone.

Mais Gambino n’a pas abandonné son style originel pour autant. Because the Internet s’inscrit à travers plusieurs morceaux dans la continuité de Camp. Avec « Crawl », le rappeur californien débite ses vers dans un décor plus sombre à l’image de « Bonfire », extrait du précédent album.

Un expérimentateur

Childish Gambino n’hésite pas à innover à travers cet opus. Cette innovation passe par des featurings ambitieux, comme le très bon « The Worst Guys »  avec Chance the Rapper ou encore « Earth : the Oldest Computer » en partenariat avec Azalea Banks. Les expériences de Gambino ne se limitent pas au fond, il s’attaque aussi à la forme en proposant des morceaux de transition entre les tracks où les bruits ambiants sont parfois audibles.

Thomas Papin

 

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