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Horreurs automnales

On est déjà fin septembre. La rentrée est passée, l’automne s’installe. Vous savez donc que la spooky season arrive… Et je ne parle pas des galops et autres échanges de mi-semestre. Non, il s’agit de la saison de septembre à octobre qui annonce, de manière très anglo-saxonne, la saison d’Halloween ! En attendant la meilleure fête de l’année – trop sous-estimée en France, quel dommage – voici une petite sélection de films pour se faire peur, en salle ou sur petit écran, en fonction du niveau de frayeur que vous pouvez supporter.

Niveau 1 – Scary Stories (to tell in the Dark) de André Øvredal avec Zoe Margaret CollettiMichael GarzaGabriel Rush, sorti le : 21 août 2019, encore en salle.

Ce film, produit par nul autre que Guillermo Del Toro, est sorti inexplicablement en août alors que son intrigue se situe à Halloween, ce qui tombe à pic pour cette sélection. Le scénario, adapté d’une série de livre de Alvin Shwartz très populaire aux Etats-Unis, est plutôt simple : une bande d’ados dans les années 60 décide de rentrer dans une maison hantée pendant la nuit d’Halloween et réveille un esprit malfaisant. Au son de « Season of The Witch » de Donovan, nos larrons vont devoir faire de leur mieux pour ne pas mourir. Classique et efficace, le film est calibré pour le tout public de l’horreur; il est donc parfait pour une petite frayeur sans être traumatisé à vie. Vous apprécierez l’inventivité des plans, la musique à propos et les héros attachants. À visionner le soir pour une ambiance vintage et tendue garantie.

Rapport frayeur/qualité : 2/5. Bonus : la chanson de Lana Del Rey au générique de fin.

Niveau 2 : Ça, Chapitre 2 de Andy Muschietti, avec James McAvoy, Bill Skarsgård, Jessica Chastain, sorti le 11 septembre 2019, toujours en salle.

Ok les clowns c’est déjà trop flippant pour une partie d’entre nous. Le téléfilm des années 90, lui aussi adapté du roman de Stephen King, a terrifié plus d’un enfant de la génération millenials, dont l’autrice de cet article (impossible d’aller à Disneyland ensuite sans avoir peur des mascottes leur ressemblant trop – bye bye Mickey). Des égouts, des ballons, un petit garçon en anorak jaune sauvagement tué : le premier Ça d’Andrés Muschietti avait fait un tabac en 2017 (film d’horreur le plus rentable de tous les temps selon Allociné) et sa suite, logiquement, sort maintenant. Elle impressionne par sa durée (près de 2h50!), son casting (tous les enfants et le clown Grippe-Sou sont de retour, et James McAvoy, Bill Hader et Jessica Chastain rejoignent la bande des Losers) et ses ambitions (adapter le roman – complètement wtf – de Stephen King même en deux films relève de l’exploit).  C’est l’incontournable de tout amateur.trice de cinéma de genre et de culture pop en cette rentrée, peut importe que vous soyez coulrophobes ou pas. Le résultat est inégal, effrayant et joyeusement chaotique, propose de vrais moments d’horreur pure et de gore assumé, comme des instants d’amitié traitant purement du temps qui passe. Pas un plan de répit dans ce train fantôme cinématographique, pas de fondu noir qui pourrait vous éviter de faire face à l’effroyable clown Grippe-Sou, et pas vraiment de logique entre tous les événements incroyables qui se passent à Derry. Cela reste accessible à un large public, pour peu qu’on se laisse porter d’une situation flippante à l’autre et que l’on soit touché par cette bande (oui encore une) d’ados et d’adultes face aux horreurs du quotidien comme aux situations surnaturelles. Immanquable pour la spooky season !

Rapport frayeur/qualité : 4/5. Bonus : Un caméo pas piqué des hannetons.

Niveau 3 : Marianne, série de Samuel Bodin, avec Victoire Du BoisLucie BoujenahTiphaine Daviot, saison 1 sortie en entier le 13 septembre 2019, disponible sur Netflix.

Il est encore temps de streamer allègrement entre deux cours, alors profitez-en pour découvrir cette série Made In France déroutante. L’horreur à la française a fait ses preuves ces dernières années (Grave de Julia Ducournau, Ghostland de Pascal Laugier, Dans la Brume de Daniel Roby…) et se décline désormais sur Netflix en huit épisodes. Marianne conte l’histoire (aux relents évidents de Misery et Ça de Stephen King – décidément) d’Emma Larsimon, autrice à succès d’une série de romans horrifiques, qui se décide à arrêter la saga. Mais la protagoniste maléfique de l’histoire ne compte pas la laisser faire, et entraîne notre héroïne dans les fin fonds d’une Bretagne sinistre. Intense dès ses premières secondes et franchement glauque, Marianne n’est pas à mettre devant tous les yeux. Au fil d’un récit construit comme un livre, les épisodes amènent tous leur lot d’effroi et s’enchaînent avec fluidité. Pleine de références sans crouler dessous, la série est une proposition ambitieuse à la mise en scène atypique, terriblement quotidienne (la Bretagne, la cigarette, les gens qui râlent en français, tout ça est fort proche de nous) comme complètement too much dans ses effets horrifiques, elle fonctionne pour peu qu’on se prenne au jeu de Victoire Du Bois en Emma. A tenter si vous vous sentez capables de supporter un mini film d’horreur huit fois, et que vous n’avez pas trop peur des vieilles dames gentilles mais qu’au début.

Rapport frayeur/qualité : 4/5. Bonus : il y a Alban Lenoir dedans.

Que de similitudes entre ces œuvres finalement ! Les influences se croisent sans se répéter en horreur, ce qui en fait un genre très riche. En espérant que ces suggestions vous auront plus et en attendant toujours plus de films d’Halloween, passez une bonne spooky season !

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