BéO Festival : ouvrez grand les oreilles.

Il y a quelque chose de délicieusement surhumain dans la voix de Simon Buret. Comme un râle surgi d’outre-tombe pour s’adresser aux tréfonds de nos âmes. Non, ne vous arrêtez pas à cette introduction prétentieuse ! Car de prétention, il n’y en pas dans le duo qu’il forme avec Olivier Coursier, tous deux plus connus sous le nom de AaRON. Les deux compères ont remis le couvert hier soir au Divan du Monde, à l’occasion du BéO Festival.

« La musique, comme la république, est une et indivisible. » (Jack L.)

Merci Jack, mais BéO, qu’est-ce que c’est que ça ? Le BéO Festival est un nouvel événement par l’équipe du Divan du Monde et avec Peggy Szkudlarek comme programmatrice. C’est ici un hymne aux musiques de film qui sont, ne t’y trompes pas ami lecteur, une part essentielle à ton plaisir cinématographique, et qui ne se cantonnent pas aux Schiffrin, Elfman ou autres Williams. Au BéO, on célèbre la découverte, le talent discret, le remix talentueux, et on sait faire fi de tous solennités protocolaires.

Et quels meilleurs porte-drapeaux que AarON, consacré par « U-turn » dans l’appréciable « Je vais bien, ne t’en fais pas » de Philippe Lioret ? C’est donc dans l’ambiance lounge du Divan qu’ils se sont produits, avant de recevoir le prix de « Meilleur surprise musicale de l’année » par Vincy Thomas, le fondateur de « Ecran Noir », que tu te dois de connaître, lecteur branchouille. Après ce morceau de live, la B.O. de « Requiem for a Dream » fut remixée par les flamands et doués DAAU, et nos esprits s’estompèrent lentement dans la douce torpeur d’un monde où tout devenait vraiment possible. Ok, ca avait l’air cool, mais c’est fini de toute façon ?

« Vous n’avez pas besoin d’un cerveau pour écouter de la musique. » (L. Pavarotti)

Et heureusement, sinon, à voir les questions que vous posez, vous écouteriez que Diam’s (c’est déjà le cas ?). Ahlalala, tu es décidemment bien naïf, ami lecteur ! C’est vrai, tu as déjà loupé la soirée d’hommage au président de la Croisette, Stephen Frears et les évènements cités précédemment, mais tu peux encore limiter les dégâts. « Comment ? » te demandes-tu (car je le sais, tu te le demandes). Eh bien, il suffit pour toi d’éteindre Radio FG et de courir au Divan du Monde pour comprendre que le cinéma peut se mêler avec la musique pour donner autre chose que des pompeux « Star Wars Theme » ou de la pop-tarantinienne.

Dans le désordre tu auras le droit à des artistes aussi variés que Laurent Levesque ou 21 Love Hotel, interprétant « Les poupées russes », « Requiem for Billy the Kid », ou « Twin Peaks »… Sans oublier une soirée hommage à François de Roubaix, le compositeur tragiquement disparu du « Vieux fusil », du « Samouraï » ou de « La scoumoune ». Alors lecteur qu’est-ce que tu fais encore là ? Bouge !

3 réflexions au sujet de “BéO Festival : ouvrez grand les oreilles.”

  1. Mais si, c’est juste que les compositeurs de B.O. ne sont pas réputés dans le monde du cinéma. Mais en l’occurence, et dans le désordre, il y a là les compositeurs de Star Wars, Il était une fois en Amérique ou l’Usine de Charlie… Ils onst aps si "branchouilles"

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