Vie du campus

Playlist Dominicale n°3 : La bonne claque !

Parce que depuis le début de l’année on poste des choses gentilles. Parce que parfois écouter de la musique de rageux permet de se lever de bon pied. Parce que bon pied bon œil. Parce que œil pour œil, dent pour dent. (désolé) Parce que la péniche milite pour la fin du mythe urbain de ce terrible concept du November Nervous Breakdown qui, utilisé en accompagnement d’à peu près toutes les conversation déjà ô combien passionnantes que l’on peut avoir rue saint guillaume, rend chaque rencontre aussi prévisible qu’un film Marc Dorcel. Si t’es triste, sois joyeux. Parce qu’à jamais la musique qui nous fera sortir de nous même est celle qui nous prend par les tripes, de gré ou de force. Parce qu’aujourd’hui, ça sera de force. La péniche vous présente sa playlist dominicale : La bonne claque !

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Style of Eye Feat. Magnus – Antidote

En Scandinavie il fait froid. Genre toute l’année. Et quand nos amis scandinaves ne sont pas en train de combattre les gelures aux orteils ou des tueurs en série psychopathes déguisés en policiers, ils font une de deux choses. Soit faire des rollmops à faire retourner les intestins de ceux qui les mangent, soit faire de la musique qui très souvent fait remuer les intestins de ceux qui ont l’audace de l’écouter. Antidote de Style of Eye n’est pas un Rollmop. Je vous laisse donc deviner de quoi il s’agit. Nos amitiés à vos intestins.

artworks-000000089773-ce0d42-crop.jpg Nil Hartman – Ma Disconica (Mondkopf Remix)

Titre tiré d’un album savoureusement nommé “Comme un Printemps”, Ma Disconica version Mondkopf est un peu passé au remodelage. De la mignonne balade numérique à l’hymne qui te donne envie de rentrer au stade de France et de gagner toutes les coupes du monde en même temps, le petit tube au monome de Nil Hartman, voisin d’enfance de Mondkopf, a fait son chemin. Mondkopf, lui, choisit d’asséner un son lourd sans jamais être pesant, brutal, viscéral. Un son archaïque, de transe, plus de force que de gré, donc.

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Tenkah – The Walk

Des tanks dans le clip, comme c’est fin. En même temps on nous aurait dit que cette musique a été produite en utilisant le module “tôle de Panzer vétuste pliée” du synthé de Tenkah, on aurait pas exactement été surpris. Dire que Tenkah nous fout une claque parait comme une évidence. Écoutez ce morceaux à un moment ou vous vous sentez déjà assez solide et vous verrez à quel point c’est un euphémisme.

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Good Evening Mrs. Magpie – Radiohead (Modeselektor Remix)

La meilleure montée, celle qui s’arrête pour rien ni personne, impitoyable. Celle qui part de trois fois rien pour finir lentement par nous faire danser de manière quasi mystique. C’est ce que Modeselektor a réussi à produire avec ce remix de la chanson déjà connue de Radiohead. C’est aussi le genre de remix le plus réussi, qui garde l’esprit de base mais qui arrive presque sans qu’on le voie à transporter l’oeuvre de base, et nous, dans un autre monde.

A la péniche on n’est pas non plus des sauvages. En plus on vous aime bien. Du coup on a décidé qu’après tout ça, et pour ceux d’entre vous que ce genre de grincement correspond à la fausse culture d’une bande d’adolescents béotiens et attardés (vous avez le droit d’avoir un avis quoi, on va pas vous en vouloir pour ça), on vous ferait passer quelques douceurs, comme ça.

iwould.jpg Dirty Doering – I Would

Ça se passe quasiment de commentaire, cette petite litanie apaisante de ce déjà grand Berlinois. Loin du regard des autres, et loin de tout stress, Dirty Doering a, semble-t-il, su construire son havre de douceur en créant sa propre musique. On en viendrai presque à se demander pourquoi il a voulu partager tant de douceur avec le monde.

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Para One & Iris – Ciel Ether http://www.youtube.com/watch?v=isobPrWdra8

“Je vais vous parler à coeur ouvert, vous avez en vous un pauvre homme”. Les plus patients entendront cette citation à la fin de ce morceau. Une belle oeuvre qui mérite d’être un symbole de tous ces sons produits par Para One tombés dans l’oubli, subissant la trop grande ombre de sa stardom naissante avec Epiphanie, album certes drôle mais bien moins personnel. Le pauvre homme, est-ce aujourd’hui lui, alors qu’il continue de produire à tour de bras ?

Entre grincements et douceurs, nous espérons vous avoir fait découvrir des choses, vous avoir fait sentir au moins d’une manière ou d’une autre un pincement au coeur ou une envie de tout casser. A dimanche.

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