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Triplétades 2019 : A ta bicyclette!

Aujourd’hui, je viens te conter les bienfaits du vélo, et les petits conseils pour te déplacer en toute sécurité en ville, et en particulier dans notre jolie capitale, qui j’en suis sûre, ne t’as jamais fait peur.
En partenariat avec Sciences Po Environnement et Binouze Bikers, cet article est surtout à but informatif. En effet, si tu es un petit accro des réseaux sociaux, tu dois déjà savoir que l’épreuve la plus cool des triplétades, aura lieu ce vendredi 4 Octobre à 19h

Ainsi, tu vas devoir affronter les autres triplettes sur ton meilleur vélo ou ton meilleur vélib’, pour arriver le premier à un bar dont tu ne connaîtras que le nom, pour y boire de super grenadines (nous en sommes tous certains). 

Alors, réveille le plus beau cycliste en toi, parce qu’il va falloir pédaler, et vite. 

Seulement, pour remporter la victoire en toute sécurité, il ne faut pas oublier que le vélo est un moyen de transport génial mais avec lequel il y a certaines règles de courtoisie et de sécurité routière à respecter pour arriver tout entier dans ton nouveau bar préféré

Notre but c’est bien sûr aussi de t’inciter à faire du vélo. Parce que le vélo, ce n’est pas fait juste pour remporter les triplétades, c’est également une alternative plus durable pour se déplacer dans la capitale.  

Quels sont, alors, les conseils pour rouler à vélo sans jamais se faire renverser ? (Surtout à 4 heures du mat’ ou quand tu es en retard pour aller en Boutmy)

  • En premier lieu, ça semble évident, mais sois respectueux et courtois ! Reste poli avec tous les autres usagers de la route, à vélo tu n’es pas tout seul, tu es très peu protégé et donc vulnérable. En bref, sois prudent avec les gens qui t’entourent et très attentif !
  • Ensuite, même si ce n’est pas toujours très joli, porte un gilet fluorescent (jaune, bleu, vert ou rose, c’est toi qui choisis), tout simplement, pour que tu sois visible ! Porte un casque et tous les équipements nécessaires à ta sécurité. Si tu roules le soir, n’oublie pas de mettre la lumière de ton vélo : tu dois toujours être visible par les autres pour rester en sécurité.
  • N’oublie pas ta sonnette : en plus d’être visible, il faut que tu sois audible par les autres, et surtout par les piétons qui rêvassent sur ta piste cyclable.
  • Assure-toi que ton vélo fonctionne correctement avant de partir : pneus gonflés (vérifie souvent ta pression), freins en bon état, selle à la bonne hauteur, sonnette et lumières qui fonctionnent, etc… Ça sera dix fois plus agréable si tu te sens en sécurité. 
  • N’oublie pas ton antivol, ou de vérifier où est la prochaine borne vélib’, pour réussir à te garer en temps et en heure (et arriver le premier au bar pendant les triplétades). Assure-toi que ton antivol est fonctionnel, tu ne voudrais pas te faire voler ce superbe engin qui est peut-être plus vieux que toi. 
  • Respecte la signalisation. Non, ça ne sert à rien de griller un feu rouge, Delalande peut bien attendre. Respecte le code de la route, roule le plus loin possible des voitures, sois là où tu es censé rouler (par exemple la piste cyclable). Les règles de circulation ne sont pas compliquées, mais tout devient beaucoup plus dangereux quand tu les ignores car les autres usagers sont surpris ou énervés par ce que tu fais (surtout à Paris) 
  • Roule toujours bien à droite de la voie, dans le bon sens, quand il n’y a pas de piste cyclable et que tu n’es pas sûr d’être là où il faut.
  • NE GRILLE PAS LES FEUX ROUGES
  • Prépare ton itinéraire un minimum. Tu es vulnérable à vélo donc ne sois pas hésitant, pour ne pas te mettre en danger, et surtout arrête toi sur le bas-côté pour vérifier ta route. Tu peux par exemple utiliser l’appli Géovélo, qui calcule les itinéraires les plus safe.
  • Ne lis pas cet article en faisait du vélo. C’est dangereux. 
  • N’utilise pas ton téléphone en général : tu as besoin de tes deux mains pour te signaler et pour rouler avec plus d’aisance. Tu n’es pas obligé de poster un meme en roulant. (Tu le feras en Amphi de toute façon)
  • Évite d’écouter quelque chose en même temps que tu roules : tu n’es pas autant attentif à ce qu’il se passe. La route, c’est tout autant les bruits que ce que tu vois.

 En bref : sois concentré et tout ira bien. 

Alors, maintenant que je t’ai bien embêté avec mes supers règles, laisse-moi te dire pourquoi le vélo c’est cool

Déjà, c’est cool parce que c’est écolo : ton empreinte carbone de déplacement est bien meilleure à vélo, parce qu’elle est très proche de 0, surtout si tu récupères celui de la voisine de l’ex de ta proprio. En vélib’, c’est la même chose. Ton empreinte carbone est calculée à partir de tes émissions de CO2 quand tu te déplaces, quand tu consommes, ou quand tu manges. Ainsi, les transports en commun émettent bien moins de gaz à effet de serre que la voiture, parce que la même distance est parcourue mais à bien plus nombreux. Seulement, le bus et même le métro sont émetteurs de gaz à effets de serre mais aussi de particules fines, dangereuses pour la santé, et qui contribuent au réchauffement climatique. Ainsi, en faisant du vélo, tu contribues à rendre l’air plus respirable, mais aussi à ne pas polluer encore plus et donc à contribuer au changement climatique.

Si tu n’as pas de vélo, si tu souhaites en faire occasionnellement, ou que tu habites un 10 m2 au 6ème étage sans ascenseurs et sans cave, les vélib’ sont de bonnes alternatives. Le forfait mensuel V-Plus est à 2,30 € (1,55€ si tu es boursier). La première demi-heure est gratuite, ce qui permet de parcourir une assez grande distance.  Sinon c’est 1 euro par demi-heure. Moins cher que le métro… Avec les grèves qui arrivent, c’est l’occasion de tester! Et en plus, tu fais du sport pour pas grand-chose. 

Pour pédaler, il faut certes du courage, alors n’oublie pas de t’hydrater avant de partir sur les routes pavées. Cependant, en attendant que tout le monde t’imite, n’hésite pas, si tu le souhaites, à porter un masque pour éviter de respirer les pots d’échappement du bus devant toi. Paris n’est pas toujours très adapté aux cyclistes, et c’est pour ça que si tu te mets à rouler maintenant, cela incitera la mairie, ou Sciences Po, à mettre en place des infrastructures nécessaires pour que la circulation cycliste soit plus aisée et adaptée. Alors prends ta bicyclette : c’est un acte écocitoyen. 

Les avantages du vélo sont multiples : et les utilisateurs réguliers de ce moyen de transport te le diront aussi. 

Paul, en 1A : « Je fais du vélo tous les matins et tous les soirs pour aller à Sciences Po. J’aime beaucoup me déplacer comme ça, parce que ça me donne une poussée d’adrénaline en fin de journée avant de rentrer chez moi. Je préfère le vélo au métro : pour l’instant j’ai testé les deux, et je me suis pris rapidement un pass vélib’. J’évite l’odeur du métro et ses rames bondées, et ça me donne de l’énergie en fin de journée. Ça va plus vite à vélo et c’est plus agréable : j’ai une grande impression de liberté et c’est beaucoup plus pratique. Cependant, faut faire attention, surtout quand il pleut. Il faut être encore plus attentif, et vérifier ses pneus ! Après je pense, que s’il y avait plus de stations de vélib’ ça serait encore mieux. La flotte (de vélos) serait plus grande encore s’il y avait plus d’utilisateurs. En bref, je recommande le vélo, surtout quand tu habites trop loin pour venir à pied mais que tu en as marre du métro : au moins tu peux être maître de toi-même et te sentir libre. Après je verrai bien quand il fera plus froid, ou quand il y aura de la pluie tous les jours… » 

Geoffrey, en 1A : « Franchement c’est super avantageux, en tarif jeune, je paie une vingtaine d’euros par an, alors que je paie mon pass Navigo plus de 300 euros… Donc clairement, c’est bien plus économique… En revanche, même si c’est très pratique, je me suis déjà fait peur. Les ponts sont plutôt dangereux et faut faire assez attention, surtout quand tu viens de l’île de la Cité pour aller vers Sciences Po, parce que tu n’es pas tout seul… Mais bon, il suffit de faire attention, surtout en tant que piéton quand tu vois des cyclistes. Après les avantages sont bien plus grands. Déjà du côté du portefeuille, mais surtout parce que c’est beaucoup plus confortable et agréable que le métro. Je mets beaucoup moins de temps, et j’évite de m’enfermer tous les matins et tous les soirs. Je vois la beauté de la ville, et c’est quand même bien d’éviter les sous-sols. Après, je pense qu’il faut surtout savoir rester polyvalent et privilégier le vélo quand on le peut, c’est quand même certainement moins polluant que le bus. » 

Nicolas, en Master « Je n’ai pas roulé qu’à Paris, mais aussi beaucoup à Tokyo et cette ville est vraiment géniale pour rouler à vélo. Selon moi, le but principal du vélo c’est de se sentir libre et d’éviter la voiture polluante, ou les transports en commun qui sont chers et tout de même polluants, parce qu’ils consomment énormément d’électricité. C’est pour ça, faire du vélo, c’est un acte totalement responsable. Tu te déplaces par toi-même, et souvent bien plus rapidement qu’en transports en commun ! Faut juste faire attention à son antivol, les vols de vélo sont plus fréquents qu’on ne le pense. » 

Si tous ces arguments ne t’ont pas encore convaincu, sache que tu peux t’essayer au vélo dans la ville lors des Triplétades, vendredi prochain. En attendant, privilégie la marche à pied sur les très courtes distances et le vélo quand ça devient plus long. Fais toujours attention à toi et n’oublie pas tous les autres avantages à faire du vélo: la brise matinale qui fouette ton visage, la sensation de liberté, la beauté de la ville… Ce ne sont que des arguments supplémentaires pour te mettre à pédaler. En plus, c’est plutôt romantique, non ? 

Alors, à ta bicyclette!

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