Vie du campus

Semaine des Associations (7/8) : Le Banquet

banquet
Je rencontre Anne-Pauline, Thomas, Adrien et Grégoire dans le brouhaha du hall du 13 rue de l’Université. Ces quatre joyeux lurons – accompagnés de leurs sympathiques mascottes Brocolo et Carlota – sont là pour me présenter Le Banquet, l’une des soixante-seize associations en lice pour la reconnaissance à Sciences Po.

Alors le Banquet, c’est quoi ? Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le Banquet tient plus d’Épicure que de Platon. L’idée centrale de l’association est de permettre aux Sciences Pistes de se retrouver autour de bons petits plats concoctés par chacun. Attention, ce n’est pas un simple « Sciences Bouffe » : il ne s’agit pas seulement de se régaler mais encore de le faire dans une ambiance festive ; autant que la gastronomie, c’est bien la convivialité qu’il s’agit de promouvoir.

La convivialité comme leitmotiv, donc, et une foultitude de projets gourmands. L’un des plus appétissant : la création d’une plateforme internet pour échanger ses bons plans gourmets. Les étudiants pourraient y faire découvrir à de potentiels camarades d’orgie leurs adresses parisiennes favorites pour se nourrir bien et à peu de frais, ce qui n’est pas si évident dans notre chère capitale – non, la cafèt’ du 27 ne compte pas ! Ils pourraient aussi y partager leurs recettes fétiches à base de pâtes, d’oeufs et de boîtes de thon, bref, de denrées abordables et faciles à cuisiner… Vous l’aurez compris, le Banquet n’entend pas être le promoteur d’une haute gastronomie inaccessible, mais plutôt l’auxiliaire des Sciences Pistes fauchés ne disposant que de sept mètres carrés et d’une plaque de cuisson et qui veulent quand même faire plaisir à leur papilles. Idée merveilleuse s’il en est, on m’évoque la perspective d’un Yearbook réunissant les recettes les plus belles/surprenantes/pétillantes/goûtues pour la fin de l’année.

Outre ce Meetic de la cuisine estudiantine, et parce que bien manger c’est le début du bonheur, nos jeunes aventuriers du goût souhaitent organiser plusieurs évènements gastronomiques extra-ordinaires au cours de l’année. Pour Noël d’abord, ils me parlent, des étoiles dans les yeux, d’une déferlante de chocolats, kouglofs et pains d’épices au 27. Adieu café, bonjour vin chaud ! Voilà qui réchauffera l’ambiance en Boutmy. Vous avez hâte ? Étienne Wasmer aussi.

Dans le courant de l’année devrait ensuite venir un Top Chef, qui consiste – précisons-le pour les affreux intellectuels snobant M6 – en un concours de cuisine pour gastronomes amateurs: tous les aspirants cuistots ont à disposition les mêmes ingrédients et un temps de préparation limité, qu’ils doivent optimiser pour livrer en fin de compte leur ambroisie personnelle au palais exigeant du chanceux jury. On ne peut qu’être alléché par l’idée – surtout quand on s’est vu promettre une place dans le fameux jury en échange d’un article dithyrambique dans LaPéniche… Seulement, et c’est là que le bât blesse un peu, on se demande comment le budget va suivre : gourmand, cet event l’est aussi en argent. Ne faisons toutefois pas trop la fine bouche : nos gais ripailleurs y ont réfléchi, et évoquent d’ores et déjà la possibilité d’un partenariat avec le CROUS pour les financer.

Et le programme ne s’arrête pas là ! Aux premiers gazouillis des oiseaux, le Banquet nous conviera à un pique-nique géant dans l’un des bois des environs de Paris. Amateurs d’ambiances champêtres, cakes aux fines herbes, quiches aux légumes, salades ensoleillées et feuilletés croustillants, ce sera votre moment. Notez que vous pouvez aussi amener des chips, du Coca et des sandwiches Subway si c’est ce qui vous fait rêver : « Ici, insiste le Banquet, on n’est pas là pour manger sain et bio mais pour se faire plaisir. » D’ailleurs, Grégoire me confie sans rougir qu’il ne dit pas non à un bon DoMac de temps en temps.

Enfin, évoquons un dernier projet qui tient tout particulièrement à cœur à nos mordus de la tambouille : l’ambition est de terminer l’année par une ultime rencontre culinaire qui rassemblerait tous les étudiants pour fêter la fin des partiels. Ce serait notamment pour les 2A l’occasion de se retrouver avant l’éparpillement de tous aux quatre coins du monde…

De la convivialité vous dis-je !

3 Comments

  • Le Banquet

    Merci beaucoup Anna pour cet article !
    Quant à « Sciences Bouffe », ma foi, il n’y a rien contre ce groupuscule très sympathique (nous en avons rencontré quelques membres !). Pour que ce soit clair, le « simple Sciences Bouffe » est relatif à une remarque entendue sur nous lors du premier jour de la Semaine de Reconnaissance … Et cela avant même de connaitre votre existence. Alors aucune « diffamation » dans cet article, aucune raison de se sentir attaqué !
    « Bouffe », « Boustifailler », « Manger », « Déguster » sont, en fait, tous synonymes de « Plaisir », non ? De la joie, de la bonne humeur, et du partage, les amis !

  • M. Fields

    « Je rencontre Anne-Pauline, Thomas, Adrien et Grégoire dans le brouhaha du hall du 13 rue de l’Université. Ces trois joyeux lurons – accompagnés de leurs sympathiques mascottes Brocolo et Carlota – sont là pour me présenter Le Banquet. »
    Cherchez l’erreur mathématique dans ce premier paragraphe. Ou alors éliminez celui qui n’est pas un joyeux luron.

  • Sciences bouffe ©

    LA BOUFFE, C’EST LA GASTRONOMIE AU SECOND DEGRÉ, LE GOÛT AVEC HUMOUR.
    La bouffe et la boustifaille, c’est pas pareil !
    On peut avoir une affection particulière pour l’argot ronflant est paresseux du terme « bouffe », et avoir de ladite bouffe une perception des plus raffinées ! De plus, boustifailler, précisément, c’est dans une ambiance festive !
    Enfin (ceci est une critique exemplairement construite en 3 points), pas plus que l’habit ne fait le moine, l’ambiance ne fait le goût des victuailles !
    Ceci est simplement une critique sémantique relative au deuxième paragraphe.

    À l’article en soi je n’ai rien à reprocher, que ceci soit clair ! Je ne fais que répondre à la présentation du Banquet qui en est faite, en en profitant pour parler de ladite association.
    J’en viens donc au point essentiel :
    Que signifie « un simple » – « Sciences Bouffe » ? Si vous mettez des guillemets, vous désignez quelque chose de particulier. Si vous désignez quelque chose de particulier, « simple » constitue une attaque contre une secte dont PERSONNE ne connaît la nature, je vous prierais donc d’éviter la diffamation gratuite, merci !
    Contre le Banquet point de critique ici. A condition qu’on ne vienne pas chatouiller Sciences Bouffe (qui existe, même si ça n’est pas une association, ceux qui en ont entendu parler (qui se comptent sur le doigt de la main) le savent bien !!!) !
    Nous n’avons rien demandé à personne, nous souhaitons donc ne pas être nommés de manière inconsidérée !
    Lucie, au nom des Sciences Bouffistes.

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