Semaine Coups de Coeur (2/9): L’Ivresse et le Flacon

Juste avant la semaine de reconnaissance des associations, l’Ivresse et le Flacon a organisé un évènement au Basile, nous en avons donc profité pour les rencontrer et en apprendre davantage sur cette association, peu visible, du moins jusqu’à présent. C’est Blandine Cochard, la présidente, qui répond avec un débit impressionnant à nos questions.

Logo-L_Ivresse_et_le_flacon.jpgPour commencer, qui êtes-vous, l’Ivresse et le Flacon ?

L’Ivresse est une association toute jeune, elle a 3 ans, elle a été créée en 2008. C’est l’association du luxe à Sciences Po et son principal objectif est de promouvoir les métiers du luxe. Les étudiants de Sciences Po ont toujours tendance à penser qu’ils n’ont pas la place dans ce milieu, l’Ivresse veut leur montrer le contraire. Pour cela, un staff de huit personnes a été formé, composé de quatre quatrième année et de quatre deuxième année.

Pourquoi penses-tu que l’Ivresse a sa place à Sciences Po ?

Le luxe est un milieu qui reste très marginale à Sciences Po et c’est dommage. Les étudiants ne se voient pas y travailler, et ils n’y pensent même pas. C’est un secteur attractif, de plus en plus important, où les étudiants de Sciences Po ont leur place, même s’ils ne l’envisagent pas. En plus, on a l’impression que l’Ivresse s’est endormie l’année dernière, alors on va la réveiller.

Justement, quels sont les objectifs que l’Ivresse pour se réveiller ?

Cette année, l’objectif principal, c’est créer l’envie. Créer l’envie chez les étudiants de s’intéresser aux métiers du luxe, à ce secteur qui brasse énormément d’argent mais qui reste pour une large partie le monopole des écoles de commerce. Le but c’est d’inciter les étudiants à s’investir. Nous avons eu beaucoup d’idées pour créer cette envie, comme faire gagner des places pour la Fashion Week, sous la forme d’un concours ; pourquoi pas d’organiser un défilé avec de jeunes créateurs parisiens, plus tard dans l’année. Parce que le luxe c’est aussi ça, la création, les paillettes et la fête ! En plus de ça, l’Ivresse continuera d’organiser des rencontres entre professionnels du luxe et étudiants, sous la forme de mini-conférence, autour d’un petit déjeuner. Dix à quinze étudiants par sessions pourront rencontrer des personnalités en fin de carrière tout de comme des jeunes diplômés, venant de commencer. Il faut le montrer que c’est possible pour les étudiants de Sciences Po d’envisager ces carrières là.

Et est-ce que vous avez déjà des évènements précis de prévu ?

Tout va dépendre de la semaine des reconnaissances, qui va nous apporter une légitimité, mais oui, nous avons déjà certains projets, comme celui de prendre en charge l’organisation du Forum du luxe qui a lieu chaque année à Sciences Po et qui attire de plus en plus de monde. C’est une mission importante pour l’Ivresse, un évènement de taille pendant lequel les étudiants pourront rencontrer les professionnels après les conférences, pour proposer leur CV et pourquoi pas décrocher un stage. On voudrait aussi organiser en partenariat avec l’association du luxe d’HEC, HEC Luxury, un cycle de conférence tout au long de l’année, pour lequel on inviterait Bernard Arnault et d’autres personnalités et grands patrons du secteur du luxe. Elles pourraient s’organiser sous la forme de tables rondes sur les métiers du luxe et les différents parcours envisageables. On souhaiterait aussi organiser des évènements plus culturels, en partenariat avec l’espace Vuitton ou la fondation Cartier. Bien sûr, l’Ivresse doit d’abord être reconnue pour mener à bien ses projets.

Quand on pense au luxe, on pense directement bling-bling, prétention, futilité. Comment vivez-vous cette image qui colle à la peau de ce secteur ?

L’Ivresse, c’est sûr, souffre de cette image, mais justement c’est un défi de s’en défaire. Même si notre image est négative, on ne vit pas perchés sur des Louboutins de 15 centimètres, mais justement, on voudrait casser l’image de ce milieu, réputé prétentieux et inaccessible. Avec l’équipe, nous sommes décidés à impliquer les étudiants, à encourager leur participation. D’ailleurs, si nous sommes reconnus, nous mènerons une campagne de recrutement dès la fin de la semaine de reconnaissance.

Le mot de la fin ?

Il faut que l’Ivresse et le Flacon devienne une association incontournable à Sciences Po.

De cet évènement, qui marque les débuts de l’Ivresse et le Flacon pour l’année 2010, que peut-on retenir? Une équipe sympa, offrant avec le sourire de petits rubans au nom de l’association, des cocktails au champagne au prix modeste, plutôt bons, une playlist agréable pour une fin de journée.

Le bémol aura sans doute été le manque de visibilité de l’association, ce soir là et les jours précédents l’évènement. En effet, les quelques affiches dispachées dans l’école manquaient sérieusement de conviction (des pubs de magazines barrées de « L’ivresse et le Flacon » en lettres capitales). La campagne s’est essentiellement faite sur Facebook, ce que l’on peut également regretter. Espérons que l’Ivresse et le Flacon a plus d’un tour dans son sac Vuitton pour créer l’envie chez les étudiants de Sciences Po.

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