Vie du campus

Résultats de l’enquête Jeunes diplômés 2008

Les résultats de l’enquête Jeunes diplômés 2008 ont été rendus publics dans le courant de l’après-midi.

Le rapport a pour principal motif de fierté une insertion professionnelle en amélioration constante depuis la première enquête de 2006. Le chiffre de 94% est néanmoins à considérer avec prudence au regard de la décision, assez discutable méthodologiquement, d’écarter le master Affaires Internationales des principaux résultats. L’enquête est la plus complète à ce jour , puisqu’elle compare systématiquement les résultats des deux dernières promotions. Mais ce procédé tend également à occulter les différences « de nature » entre les promotions 2007 et 2008. Attention à la confusion : les chiffres ne sont pas ceux d’une évolution sur deux ans pour un même groupe d’enquêtés!

Le rapport fournit cependant quelques données éclairantes sur les itinéraires des diplômés et les modalités d’accès au premier emploi (stages de fin d’études, réseau…) Il simplifie en outre la comparaison des rémunérations pour les différents masters, avec une seule grille de lecture (et quelques surprises à la clé…) Ces données quantitatives peuvent donc se révéler un outil précieux pour faire son choix de master en toute connaissance de cause.

Quelques résultats :

-L’insertion des diplômés 2008 a été particulièrement bonne en comparaison des deux promotions précédentes : 91% des diplômés avaient trouvé leur emploi moins de 6 mois après l’obtention du diplôme, contre 68 % des diplômés 2007 et 55 % des diplômés 2006.

-La majorité des diplômés en activité professionnelle occupent un emploi stable. Seul 1/3 des effectifs de 2008 était sous contrat de type CDD ou VIA/VIE un an après la remise du diplôme. Au bout de deux ans, le nombre de diplômés en emploi stable s’élevait à 82% pour la promotion 2007.

-41 % des diplômés ayant un emploi déclarent l’avoir trouvé suite à un stage (29%) ou par l’intermédiaire de Sciences Po Avenir (12%)

• 23% grâce à différents réseaux (Anciens, entourage …)

• 21% suite à une candidature spontanée.

– Enfin, la grille des rémunérations montre que, contrairement à une opinion répandue, le master le plus rémunérateur n’est pas Finances & Stratégie mais bien Droit économique. En l’espace de deux ans, les diplômés en Droit éco de la promo 2007 ont ainsi rattrapé et dépassé leurs anciens camarades de F&S pour atteindre une rémunération moyenne de 47 041 € (contre 44 925 € « seulement » pour F&S).

Image: Promotion Sciences Po 2008

5 Comments

  • SLOUKIL

    سيداتي، سادتي….comme première femme à la tête de la TUNISIEمية الجريبي

    Après 23 ans de règne autoritaire, la Tunisie s’est distinguée par un modèle de révolution….
    C’est fini le passage à tabac des intellectuels et des opposants.
    Pour ce faire,
    il est nécessaire pour les tunisiennes et Tunisiens d’élire une femme à la Tête de ce pays exemplaire.
    Pourquoi une Femme?
    Sans les femmes, il n’y a pas de balance, ni d’équilibre.
    Sans les femmes, il n’y a pas de développement possible.
    Avec une Femme lettrée comme Présidente, on n’aura plus de corruption, ni centralisation.
    Élire une Femme comme Présidente, à la Tête de la TUNISIE – دعونا نكون صادقين وحقيقيينحان الوقت لتطبيق اللامركزية وعاجلة._____|_____|_____|_____|_____|_____|_____|_____| _______|____|_____| Pour moi, Les femmes sont notre « inverse » et notre « autre » et notre « moi » et nous notre « eux » (je ne sais pas si cela veut dire quelque chose pour vous, mais moi, je m’y retrouve. les Tunisiennes et Tunisiens , aux yeux du Monde ont beaucoup d’importance.
    Pourquoi?
    Les jeunes filles représentent 57% de l’ensemble de diplômés, contre 43 % pour les garçons.
    51% des hommes sont employés contre 38% des femmes. ….Est ce Normal?
    Effectivement, ce  »Tsunami  » de dignité et liberté  » Zamzama  » de Sidi Bouzid.
    je préfère la décision responsable et sérieuse des Tunisiens et Tunisiennes.
    Le peuple a choisi la dignité et la Liberté.
    En, outre, pour ce gouvernement de Coalition. ….Seulement (2) Femmes..!!

    POURQUOI?
    J’ose le dire, pourtant , il y’a une bonne réserve du  »Savoir-Féminin  »’…!!!
    1-*/*-Bien penser , et agir pour l’égalité des deux genres  » Tunisienne et Tunisiens » dans le Futur Parlement.
    2-*/*- Agir pour saluer le Savoir – Faire Féminin.
    Pour se Faire:
    J’opte pour une Présidente à la Tête de la TUNISIE.
    A présent, les Tunisiennes & Tunisiens choisiront en ( 2011) , proposeronnt une femme à la présidence ,…à titre d’exemple : Madame Maya Djridi sera :
    -*/*- la première femme comme Présidente de la Tunisienne.
    -*/*- Élire, aussi nommer à une dignité, un parlement équitable : 50% de femmes et 50% d’hommes.
    -*/*- Éclairer par des explications à la nation ‘’Arabo_Musulmane’’ et de faire comme.

    -*/*- Donner , aussi, un exemple , une perception , et une vision politique Féminine_Tunisienne , au reste du monde. قالوا فيمية الجريبي…..تمتاز مية الجريبيبثلاث: الفطنه, سلامه الذوق ،الحق والصدق ….
    Pourquoi Maya JRIDI ?-*/*- عقل يفكر ويعمل…
    -*/*- Pour un Futur débat, je pourrai être disponible.
    Qu’en pensez-vous ?
    Saïd LOUKIL le30 Janvier 2011-01-30·
    Quelques résultats de l’enquête parmi les 4763 jeunes diplômés (Chiffres 2005)· 46% des jeunes actifs n’avaient pas un emploi 18 mois après l’obtention du diplôme.· Les maîtrisards et les techniciens supérieurs représentent 90% des diplômés· Près de 50% des techniciens supérieurs et maîtrisards sont au chômage.· La proportion des chômeurs chez les ingénieurs est de 10%, soit la proportion la plus faible de tous les diplômes/spécialités. · Le taux de chômage des techniciens des Instituts supérieurs d’études technologiques (ISET) est de 45%, contre 53% pour les techniciens non-ISET.· Les jeunes filles représentent 57% de l’ensemble de diplômés, contre 43 % pour les garçons.· 51% des hommes sont employés contre 38% des femmes.

  • Alain

    Le plus troublant est que, face à ce commentaire qui démontre de façon vérifiable que Richard Descoings et Hervé Crès nous trompent sur les résultats d’insertion des diplômés, personne ne réagit. Les responsables de La Péniche, qui sont directement interpellés, n’ont même pas répondu. Les syndicats ne disent rien. N’y a-t-il que des veaux à ScPo ?

  • voilà

    C’est vrai que le précédent commentaire est troublant, il met en exergue un fait important, la politique gauchiste et hypocrite de RD n’est pas bonne, il est temps de revenir à une vrai méritocratie.

  • Gorge profonde

    Message à Clément Caillol (Président) et Laetitia Mayran (auteur de l’article ci-dessus).
    Vous trouverez ci-dessous une version très légèrement modifiée de mon commentaire : j’ai finalement trouvé le document sur le site officiel. Il est bien caché, mais il y est. J’ai donc corrigé mon texte pour l’indiquer. Comme vous avez pu le voir en me lisant, je tiens à être factuel et rigoureux. Je n’ai rien contre vous personnellement. Je veux simplement que la vérité soit connue : Richard Descoings a trompé délibérément les étudiants et toute la communauté SciencesPo.
    Si vous censurez mon commentaire, cela confirmera que vous êtes complice de la tromperie. Il faudra assumer quand la vérité sera connue. Ne pensez-vous pas qu’il vaut mieux apparaître incompétent que malhonnête ?

    Un taux d’insertion professionnelle de 94% un an après le diplôme, quelle réussite en période de crise ! Même si ce chiffre est calculé sans tenir compte des diplômés du master Affaires Internationales. Mais le fait est étrange. Pourquoi cette exclusion ? L’impression de réussite est à son comble quand on lit que 91% (des diplômés 2008) ont trouvé leur emploi moins de 6 mois après l’obtention du diplôme (contre 55% en 2006 et 68% en 2007). Progrès foudroyant ! Mais là, le lecteur un peu éveillé s’interroge : comment est-il possible que la vitesse du recrutement des diplômés de SciencesPo ait fait une pareille progression, justement une année de dépression du marché de l’emploi ? Les diplômés de SciencesPo seraient-ils sur un marché à part, totalement anticyclique ? C’est le début d’une relecture attentive et de la montée des doutes sur la sincérité de ces chiffres.
    Il faudrait avoir accès à l’enquête originale pour faire toutes les vérifications nécessaires. Mais l’analyse du document permet déjà de dire avec certitude que la présentation de l’enquête est systématiquement biaisée en faveur d’un enjolivement des résultats. Celui-ci est obtenu en éliminant des statistiques les masters à faible performance (pas seulement Affaires Internationales) et en utilisant des « catégories » statistiques (dont aucune n’est précisément définie) qui masquent le non emploi. Reprenons les étapes.

    1) Le Tableau 1 nous apprend que sur les 1113 diplômés de 2008, 859 ont répondu à l’enquête. Le Tableau 2 classe les répondants en trois catégories : 73% d’entre eux ont « décidé d’entrer dans la vie professionnelle », 14% poursuivent des études, 14% préparent un concours. Cela fait un total de 101%…, passons. On ne sait pas comment a été créée la catégorie statistique « ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle ». Car rien ne prouve que les diplômés « poursuivant des études » ou préparant un concours ne soient pas en recherche d’emploi. Beaucoup sont inscrits quelque part pour avoir la SS étudiante ou faire bon usage de leur temps d’attente ou avoir deux fers au feu. La question n’est pas posée et les deux dernières catégories sont exclues de la suite de l’analyse, avec les éventuels chercheurs d’emploi qu’elles comportent. Une des vérifications à faire est de savoir si l’enquête originale posait la question de la « décision d’entrer dans la vie professionnelle » ou si cette catégorie a été construite après coup.
    2) Le Tableau 3 donne la même répartition en trois catégories, détaillée par master. Mais, bizarrement, il n’y a pas de total par catégories (les colonnes). Si on a la curiosité de faire les totaux, on a la surprise de ne pas retrouver le total général de 859 répondants. Explication : une des lignes du tableau 1 (« Autres (MCM, masters recherche, etc.)» a été subrepticement supprimée. Ainsi 102 répondants (147 diplômés) ont disparu de la suite des statistiques. C’est sans doutes tout à fait un hasard si ces diplômés relèvent de masters ayant des difficultés d’accès à l’emploi.
    3) Le résultat de ces opérations est que l’on est passé de 859 à 757 diplômés en enlevant les 102 de la ligne « Autres (MCM, masters recherche, etc.) » et de 757 à 577 en enlevant les diplômés « en poursuite d’études universitaires » et « préparant un concours ».
    4) Dans le Tableau 4 la manipulation suivante consiste à éliminer le master Affaires Internationales (151 répondants ; 213 diplômés). Pourquoi ? S’agit-il d’une espèce à part ? Évidemment non. La seule explication plausible est que ces diplômés ont été retirés parce qu’ils ont un taux d’insertion professionnelle faible. Ce que confirme le commentaire, qui se veut « rassurant », sous le tableau.
    5) La dernière manipulation identifiable, du moins en l’absence du rapport initial, consiste à compter les diplômés « en stage » (58 au total dans le Tableau 5) comme étant « en activité professionnelle ». Ce qui est une bizarrerie, s’agissant de diplômés. Pour être en stage, il faut être étudiant. Or, par définition, les diplômés de SciencesPo n’y sont plus étudiants (à part des diplômés devenus doctorants, mais ils ne font pas de stages et des diplômés inscrits en préparation, mais ils ont été éliminés). Et ceux qui sont étudiants dans d’autres établissements ont aussi été retirés des statistiques avec la catégorie « poursuite d’études ». Alors ? Faut-il imaginer que SciencesPo fait des conventions de stage (interdites, rappelons-le) à ses diplômés en recherche d’emploi ?
    6) Ces différentes manipulations permettent finalement d’annoncer que « 94% des diplômés ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle (hors master Affaires Internationales) ont une activité professionnelle un an après la diplômation ». Mais en oubliant de préciser que ce taux est calculé sur les 453 diplômés les plus « employables » (Total du Tableau 5 hors AI).
    7) Quant à l’extraordinaire vitesse d’accès à l’emploi des diplômés 2008 (91% ayant un emploi en six mois), elle s’explique par les mêmes raisons : c’est parce qu’on ne prend en compte que les diplômés les plus « performants » que la performance est bonne. Et le progrès annoncé par comparaison avec les années antérieures est illusoire, car le périmètre des populations prises en compte n’est pas le même. Remarquons en passant qu’il conviendrait de s’interroger sur l’indicateur de performance. Qu’est-ce qui est le plus important : que ceux qui ont obtenu un emploi l’aient eu rapidement ou que tous aient un emploi ?

    En résumé, en l’absence des résultats originaux de l’enquête de la Sofres on ne peut pas savoir si les chiffres présentés sont intrinsèquement faux. Mais on peut dire de façon certaine que la présentation qui en est faite est partielle et trompeuse. Derrière des astuces de présentation plus ou moins faciles à détecter, la recette appliquée par les auteurs de ce document est très simple : il suffit d’enlever (discrètement) ceux qui se placent mal, pour communiquer sur les autres qui, par construction, se placent bien. C’est cette logique qui explique les étonnants défauts de forme du document :

    1) Pourquoi ce document ne comporte-t-il aucune des informations normales dans une enquête, sur sa méthodologie (définitions des catégories utilisées, date à laquelle les informations ont été collectées, questionnaire employé, etc.) ?
    2) Pourquoi les chiffres relatifs à la promotion 2008 un an après le diplôme sont-ils mis en parallèle avec les chiffres relatifs à la promotion 2007 deux ans après le diplôme ? Ce qui enlève toute signification à la comparaison.
    3) Pourquoi les tableaux, qui présentent des chiffres correspondants à des périmètres différents, ne comportent-ils pas cette information ?
    4) Pourquoi les tableaux présentant des pourcentages n’indiquent-ils pas à quelle population correspondent les 100% ?
    5) Pourquoi la Direction de SciencesPo produit-elle un document qui serait jugé techniquement et éthiquement inacceptable dans n’importe quel cours de SciencesPo sur les enquêtes ?

    On ne peut s’empêcher de penser que ces questions ont une réponse commune : il fallait bien essayer de camoufler les manipulations

    Le scénario le plus plausible est donc le suivant. Richard Descoings s’était engagé publiquement à publier chaque année une enquête sur l’emploi des diplômés réalisée par un cabinet indépendant (la Sofres). Il l’a fait pour l’enquête sur les promotions 2006 et 2007. Pourquoi a-t-il gardé secrète l’enquête 2008, si ce n’est pour masquer des résultats peu satisfaisants ? Mais il lui fallait publier quelque chose pour faire semblant de tenir sa parole. D’où les conditions de publication de ces « résultats consolidés » tronqués et trompeurs. Une publication tardive : il avait les résultats de la Sofres en octobre 2009 et en avait publié des chiffres (différents d’ailleurs) sur son blog, or le document à été publié le 12 avril 2010. Et une publication discrète : l’enquête précédente avait eu droit à la première page du site officiel, celle-ci, présente dans le menu de SciencesPo Avenir, est tellement peu visible que, sans son annonce sur La Péniche, le site d’information des étudiants de SciencesPo, elle serait introuvable.

    Le commentaire de présentation du document sur « La Péniche » laisse perplexe. Il parle d’«une insertion professionnelle en amélioration constante ». C’est l’impression que donne une lecture rapide et superficielle, celle qui est recherchée par les auteurs, mais nous savons ce qu’il convient d’en penser. La Péniche dit aussi que l’enquête est «la plus complète à ce jour, puisqu’elle compare systématiquement les résultats des deux dernières promotions». Ce qui est doublement faux car les résultats 2008 sont bien moins détaillés que les résultats des années antérieures et la mise en parallèle décalée des promotions 2008 et 2007 ne permet aucune comparaison significative. Alors ? Lecture rapide et superficielle ou… complaisance ?
    Car la question ne peut être éludée. Pourquoi les syndicats et les représentants étudiants ne se sont-ils pas étonnés de la non publication de l’enquête cette année ? Pourquoi n’ont-ils pas étudié attentivement le document finalement publié ? Doit-on imaginer qu’ils aient pu se faire les complices d’une tromperie, sous le prétexte de « défendre la réputation de l’institution » ? Il est clair en tout cas qu’ils n’ont pas joué leur rôle.

    L’analyse présentée ci-dessus est limitée, puisqu’elle ne repose que sur le document publié. Elle peut comporter des inexactitudes dans l’interprétation ou des omissions. Mais les faits qu’elle dénonce sont suffisamment graves et concordants pour mettre sérieusement en cause l’honnêteté des résultats publiés par la direction. Exigeons tous la publication de l’enquête originale.

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