Vie du campus

Rencontre avec Stéphane Auzanneau, Directeur des Systèmes d’Information de Sciences Po. 1e partie

Stéphane Auzanneau, le Directeur des Services d’Information de Sciences Po, n’est pas très connu des élèves : pour beaucoup, il restera celui qui envoie des emails pour expliquer pourquoi le wifi est tombé en panne ou annoncer un arrêt de l’ENTG. Après l’infirmerie et les appariteurs, LaPéniche a décidé de partir à sa rencontre pour en savoir plus. Wifi, ENTG, IP, plagiat, ecours, réformes… les sujets à aborder ne manquent pas !

LaPéniche.net : Pour commencer, pouvez vous nous décrire votre parcours?
S. Auzanneau : Je suis arrivé à Sciences Po en septembre 1999, après quelques années dans le monde de l’assurance, chez AXA. J’ai vécu pas mal à l’étranger aussi, à Bruxelles, à Londres. Avant ça, j’étais à Sciences Po dans la mention Eco Fin, puis j’ai été diplômé de l’ENSAE : j’ai donc aussi un diplôme d’ingénieur en économie et statistique.
J’ai fait aussi un 3e cycle : j’étais dans l’une des toutes premières promos du double diplôme avec le Frei Universität. C’est d’ailleurs l’année que j’ai passée à Berlin qui restera la meilleure année d’étudiant, un excellent souvenir.
En 1999, je suis revenu à Sciences Po, où j’ai passé 6 mois au programme international, alors qu’il fallait mettre en place la réforme de la scolarité selon le processus de Bologne (3/5/8). En septembre 2000, le programme international a été fondu avec l’Année Préparatoire dans le nouveau 1e cycle.

LaPéniche.net : Qu’est ce que cette réforme a impliqué ?
S. Auzanneau : La réforme LMD et le passage de la scolarité à 5 ans ont été l’occasion pour l’établissement de remplacer tout le « back office », en particulier les systèmes d’information, inadaptés à des scolarités de plus en plus modulables. Il a fallu changer totalement l’outil de gestion de la scolarité pour intégrer la semestrialisation, les crédits ECTS ou les échanges universitaires. En parallèle de la refonte de la scolarité a donc débuté une grande réflexion sur les outils pour la mettre en œuvre, par la création de groupes de travail auxquels j’ai participé. Il s’agissait d’analyser tous les processus internes à Sciences Po : faire en sorte qu’un prof donne un cours devant des élèves à l’heure dite dans une salle précise demande un énorme travail logistique que l’on imagine pas. Richard Descoings m’a alors été nommé responsable du déploiement de ces nouveaux outils, pour faire de Sciences Po un « campus numérique ». J’ai ainsi été en charge de la mise en place du programme Banner, un outil qui équipait déjà les plus grandes universités anglo-saxonnes, et de plus en plus d’université d’Europe continentale, à mesure que la réforme de Bologne est mise en application. Dès 2001-2002, la plupart des services numériques étaient fonctionnels. Par la suite, quand Laurent Bigorne a été nommé à la direction des études et de la scolarité, je l’ai rejoint en tant que directeur adjoint. Là il s’agissait d’agencer l’organisation des études, de l’admission à la diplomation des étudiants. Encore une fois, c’est beaucoup de logistique. J’y suis resté quatre années, jusqu’à ma nomination à la Direction des Systèmes d’Information il y a deux ans, pour faire avancer la stratégie numérique de l’institution. Mon prédécesseur avait fait un travail important sur le cœur de réseau, la base du système d’information : après il n’y a plus qu’a construire des briques additionnelles.
Et puis en parallèle, j’enseigne l’économie en première année, pour toujours garder un lien avec les élèves. En outre, je suis membre du comité exécutif de Sciences Po.

LaPéniche.net : Comment s’organise votre service ?
S. Auzanneau : La DSI aujourd’hui, c’est 36 personnes
, mais pas toutes à temps plein. Il y a quatre grands services, autour de deux axes : l’entretien du réseau et la projection vers la nouveauté, pour développer de nouveaux outils pour les étudiants, les salariés et venir en soutien de la recherche. La maintenance, l’entretien représentent 4 personnes, des administrateurs et des ingénieurs réseau, chargé de calibrer les flux et de faire en sorte que tout soit opérationnel. A coté, il y a la hotline, qui était d’abord prévue uniquement pour répondre aux salariés, mais pas destinée aux élèves ni aux professeurs : elle souffre maintenant d’un problème de capacité…
Nous avons aussi toute une équipe d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, des chefs de projet d’un haut niveau de formation, chargés de définir les besoins des différents services pour les traduire en langage technique et élaborer des cahiers des charges. Ensuite, le département des études, 7-8 personnes, se charge de coder pour créer les outils nécessaires, ce qui nécessite de nombreuses phases de tests, des aller-retour avec les services et les chefs de projets. C’est à eux que l’on doit les inscriptions administratives sur internet ou le système de notation en ligne, par exemple.

La suite de l’interview mardi. Au programme: ENTG, Wifi, dispositif anti-plagiat, ecours, salles informatiques…

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