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Rencontre avec : Les Lunatics

n47384937181_1582329_8181122.jpgCe nom ne vous évoque encore rien ? Rien d’anormal. Il s’agit en fait d’un petit groupe de Rock parisien qui suit son bonhomme de chemin tranquillement mais qui commence à faire parler de lui. En effet, ils participent actuellement au Festival Rock Inter-Ecoles qu’organise la scène mythique du Gibus. Après avoir remporté une phase de quart de finale le 8 mai, ils remettent ça ce vendredi 29 mai, concourant au sein d’une sélection de plus en plus affinée. Rock parisien ? Rassurez-vous on est loin de l’association slims – boots – leather et cheveux décoiffés. Les Lunatics se présentent avec bien plus de simplicité et d’authenticité quand je les rencontre dans un petit bar de Montmartre.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

Thibaut : Je m’appelle Thibaut, je suis le batteur du groupe et je suis en école de commerce.

François : Je m’appelle François, je suis à Sciences Po en première année et je suis le bassiste, pianiste et second chanteur du groupe

Selman : Je m’appelle Selman… je suis en terminale… et je suis guitariste, leader, chanteur (rires) (nb : Selman est le guitariste solo du groupe)

Alain : Non, je suis le vrai guitariste-chanteur et je vais bientôt rentrer dans une école de commerce.

D’où vous est venue l’idée de monter un groupe ?

T : La vraie histoire ? La base c’était François et moi !

F : Honnêtement oui, on a commencé Selman et moi à faire du jazz avec des amis puis avec Thibaut on a fait un petit groupe en seconde ; on faisait des vieilles répètes un peu pouraves… on a mis trois mois à jouer Trouble de Coldplay qu’on ne maîtrisait même pas vraiment à la fin. On s’est séparés à la fin de la première et à ce moment là j’ai commencé à faire de la basse, Thibaut est parti dans un autre groupe, on faisait des trucs nous deux avec Selman, Thibaut a arrêté son groupe, car le chanteur voulait faire du Hard-Rock… On a commencé des petits trucs, Alain chantait, on a fait deux trois répètes avec lui et c’est parti de là.

Pouvez-vous, en 5 artistes, me parler de vos influences musicales ?

F : Oasis ! Le plus groupe le plus accompli mélodiquement. Noel Gallagher est mon modèle en composition

S : Les Beatles, c’est grâce à eux que j’ai commencé à aimer le rock. Au niveau de la guitare plus spécifiquement, je dois avouer que Jimi Hendrix reste l’influence majeure

A : Avant je faisais des concerts acoustiques solo en m’inspirant de Jack Johnson, mais depuis que je fais du rock avec le groupe, j’essaye de prendre exemple sur Franz Ferdinand pour que ça sonne bien.

T : Moi je dirais Artics Monkeys au niveau de la batterie, et Oasis pour l’ambiance générale.

Pouvez-vous me résumer votre parcours musical pour l’instant ?

T : Le groupe existe vraiment depuis un an… On a commencé à répéter en octobre-novembre de l’année dernière. Au début on faisait uniquement des reprises, puis François s’est mis à composer.

F : Au niveau des concerts… On a fait notre premier concert à l’ESCP mais c’est vraiment LE mauvais souvenir…

Pourquoi ça ?

S : Déjà, rien qu’au niveau technique on maîtrisait moins bien… Le micro d’Alain (le chanteur) ne fonctionnait pas ou très mal… Et puis on jouait que des reprises, on n’était pas forcément très fier de nous. L’avantage c’est que du coup ce concert là fait figure de mauvais exemple.. On a fait le pire, on ne peut que faire mieux.

T : Après on a joué au Cavern, dans la programmation de Let’s Spend The Night Together #3, avec des gens de Sciences Po donc. C’était déjà beaucoup plus cool, on était mieux préparé, ça s’est bien passé.

A : Après y’a eu un concert à Châtelet au Velvet Room, qui était aussi assez bien ; a vrai dire c’était la première fois qu’on avait l’impression d’autant partager avec le public… C’était un bon moment au niveau ambiance.

F : Par contre, au niveau du son, le Velvet Room était un désastre, on avait fait les balances nous-mêmes et Selman était obligé de s’arrêter de jouer à certains moments pour régler le son du micro d’Alain. Enfin y’a eu le premier Gibus. C’est une bonne salle avec cinq ingénieurs du son qui sont là pour vous – ça changeait du Velvet Room… C’est le premier concert où on était jugé, premier concert où on avait une vraie compétition. Enfin, assez difficile quand même. Mais bon, on ne peut qu’en garder un bon souvenir, puisqu’on a gagné !

Combien de chansons avez vous écrite ? Pouvez-vous me parler d’une en particulier ?

F : Une dizaine…

Et celle dont vous êtes le plus fier ?

T : Sally can wait.

F : Try Young

Ah ! Vous n’êtes pas même d’accord là dessus ?

S : Moi je suis d’accord avec François, Try Young

A : Try Young ouais.

Et pourquoi celle-ci ?

A : Elle est vachement efficace.. Elle a été pensée vraiment en fonction de chacun d’entre nous quoi. Y’a un début concentré sur la guitare qui correspond bien à Selman, on l’entend vraiment bien… Moi ma voix colle bien à la chanson, nos deux voix avec François s’interchangent, elles se complètent bien. On a le sentiment qu’elle est aboutie, tout le monde participe beaucoup dessus. Elle est efficace, elle marche bien.

F : Ouais, elle est simple et efficace. Mélodiquement elle est solide, et globalement c’est la plus cohérente. C’est l’exemple typique de l’influence de Noel Gallagher dans ma composition… en plus modeste !

Pourquoi ce nom « The Lunatics » ?

F : Y’avait un des premiers concerts d’Oasis, où la première partie s’appelait, pas Lunatics mais Lune, c’était un jeu de mot avec le français assez stylé. Ensuite on a entendu une chanson d’un bluesman américain, Billy Whites, qui parlait des Lunatics… Ca nous faisait tous très plaisir de faire une référence à Oasis, parce qu’on aime tous beaucoup, surtout Selman… (rires) et puis ça correspondait bien à la personnalité de Thibaut, très changeante… Il avait des troubles étant enfant… (rires)

T : Non parce que Lunatics ça veut dire fou en anglais.

F : Non bon la vraie histoire c’est que… The Lunatics are in my head.

Qu’est-ce qui vous pousse à faire de la musique ?

F : Ma mère (rires).

Non mais, une ambition, une prétention, un message à faire passer ou simplement une bonne entente ?

A : Moi j’aime jouer de la musique parce que c’est le moment où je peux être moi même sans… (rires) … c’est le moment où je peux exprimer des choses sincères, des choses ressenties

S : Alain, ça va être publié !

A : Quand tu joues de la musique tu fais passer ce que tu veux et c’est toujours reçu avec simplicité.

T : Honnêtement la musique c’est une… une passion en fait… T’aimes perdre ton temps, passer du temps à faire de la musique ou t’aimes pas. C’est simplement une passion qui te met dans un état d’esprit, qui te plonge dans une manière d’être. C’est quelque chose d’unique, quelque chose qui te fait agir autrement.

F : Moi ce serait au niveau de la composition… Le fait d’exprimer des trucs, et… c’est peut-être une solution de facilité, c’est simple, c’est efficace… nos paroles sont sans prétention, tout passe par la musique. C’est une façon d’exprimer des choses simples pour s’amuser.

A : Moi je veux que tu marques : La musique c’est doublement une histoire de simplicité, la simplicité que tu dégages toi en jouant et la simplicité que te renvois le public qui t’écoute.

5 choses qui vous paraissent nécessaires et classes chez un artiste

F : Simplicité, travail et inspiration

S : Originalité

A : Sensibilité

T : Joker ?

5 choses qui au contraire vous paraissent le comble du kitch et du naze ?

F : Simplicité, travail et inspiration… (rires)

S : Prétention

A : …vouloir se donner un genre

On vous a vu au Gibus l’autre soir, vous avez été qualifié, je le rappelle. J’aurais aimé savoir comment vous l’avez vécu et qu’est ce qui vous semble devoir être amélioré ?

T : Ca a été une vraie nouvelle motivation, une nouvelle reconnaissance. Ce qu’il faut améliorer… c’est le jeu de scène et surtout trouver le style du groupe.

F : C’était un vrai plaisir mais bon, ça reste une première étape. Pour ce qu’il y a à améliorer, ce serait cool que Thibault apprenne à jouer de la batterie (rires).

De la simplicité donc et un côté calme et contenu, que l’on sent assez bien dans les chansons des Lunatics. Sur scène, même si du travail reste à fournir, le degré de professionnalisme est bluffant et semble avoir séduit le jury lors de la première prestation. Si vous n’avez rien de prévu vendredi 29 mai, vous n’avez qu’à venir vous forger une opinion.

http://www.myspace.com/thelunaticsrock

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One Comment

  • Clément Caillol

    Malheureusement leur prestation n’a pas séduit le jury une nouvelle fois!
    Que les fans se rassurent, The Lunatics seront de retour à la rentrée, plus déterminés que jamais à percer!

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