Littérature

Qui comme Ulysse de Georges Flipo

Qui comme Ulysse, ou comment prendre des vacances pour pas cher. QUi comme Ulysse

La rentrée littéraire s’achève doucement, vous n’avez peut-être pas encore eu le temps ou la curiosité d’ouvrir un des 600 romans parus en septembre et ne vous sentez pas forcément d’humeur pour entamer un pavé de mille pages ou un roman de 200 pages dense et difficile ? Parfait ! Il n’y a rien de mieux que les recueils de nouvelles.

Le petit recueil que nous offre cette année Georges Flipo, Qui comme Ulysse, surprend par la richesse et la cohérence des histoires. Georges Flipo s’est plongé dans l’écriture sur le tard, après une carrière dans la publicité. Il publiait en 2004 un premier recueil plutôt réussi La Diablada, revenait sur la scène littéraire en 2007 avec un premier roman, Le Vertiges des Auteurs, et a choisi de retourner à son premier amour : la nouvelle. Par une chance inouïe, Georges Flipo a eu le bonheur de signer avec Anne Carrière avant même de finir son recueil. Il avait fait lire à l’éditrice quelques nouvelles qui avaient enthousiasmé cette dernière.

 » Qui comme Ulysse » livre quatorze nouvelles, quatorze récits qui se promènent à travers les continents. Car Georges Flipo est un grand voyageur et un écrivain qui ne voulait pas donner l’impression d’ancrer ses histoires dans des décors de guide touristique. De l’Inde à l’Amérique Latine, de l’Afrique à la France, chaque nouvelle nous transporte dans des lieux chargés de vie et d’histoires.

Georges Flipo a fait le choix d’aborder une variété de thèmes allant de la prostitution infantile aux relations père fille, en passant par la question de la mort, du cancer, de l’écriture, des voyages touristiques… L’homme se plaît à ironiser (dans la nouvelle Qui comme Ulysse) sur une certaine répétition des histoires. Car oui, il faut le dire, Georges Flipo a de l’humour. Même dans les thèmes graves, il sait conserver un sens de la formule, une petite touche d’humour qu’il glisse au détour d’une phrase.

Dans un style clair et agréable, l’auteur nous embarque dans un univers florissant. Comme l’étudiant traditionnel n’a pas toujours la possibilité de prendre deux heures pour lire un roman, la nouvelle est un genre qui répond parfaitement aux attentes des amoureux de la littérature, et celles de Georges Flipo d’autant plus. Et puis, en ces périodes de grise mine où le froid s’installe, pouvoir partir pour quelques minutes en Argentine, sentir la chaleur du soleil et des épices, voilà qui a du bon pour se détendre.

Petit bijou aux facettes multiples, ce recueil saura charmer chaque lecteur par la richesse des genres. Personnellement, j’ai un penchant pour L’Île Sainte Absence (récit d’une fillette face à son îlot fantasmé, et il serait cruel d’en dévoiler trop) et pour Qui comme Ulysse (nouvelle sur la question de l’inspiration et de l’écriture où un écrivain de nouvelles finit par rédiger des livres de cuisine, drôle et profond).

Ne reste plus qu’à choisir. Bonne lecture.

Le site de l’auteur c’est par là : http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24alhomepag.html

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