OUT Sciences Po : à la découverte des plus belles randonnées de France

OUT Sciences Po : à la découverte des plus belles randonnées de France

L’association OUT, créée par des amoureux de randonnée, a pour ambition de créer des opportunités pour les étudiants français ou internationaux de s’évader de Paris. Nous avons par exemple organisé des sorties le weekend à Meudon et Fontainebleau, des balades à vélo le long des quais de Marne et dans des espaces insolites (petite ceinture et coulée verte).

En prévision des vacances d’été, les membres d’OUT ont voulu partager avec vous des idées de randonnées déjà parcourues par leurs propres soins, en partie ou en totalité, dans différentes régions de France. Nous avons donc choisi une randonnée urbaine dans la métropole d’Aix-Marseille-Provence, le chemin de Stevenson qui est d’une difficulté abordable dans le cœur de la France et, enfin, direction la haute montagne pour le tour du Mont Viso dans les Alpes du Sud !

Il ne reste plus qu’à attraper un sac à dos et enfiler de bonnes chaussures…

  1. Découverte de la métropole d’Aix-Marseille-Provence le long du GR2013

Élaboré pour voir le jour lors de l’année de la Capitale européenne de la culture, ce parcours de 365 km a été nommé parmi les dix meilleurs chemins de grande randonnée du monde par le National Geographic pour la diversité des paysages qu’il traverse :

Il contourne d’abord le nord de Marseille, offre une vue imprenable sur la ville depuis Notre-Dame de la Garde, puis descend jusqu’au bord de mer par les ruelles du Roucas Blanc qui font penser à un village. Il longe ensuite la côte jusqu’au port de l’Estaque, dont les couleurs ont attiré de nombreux peintres impressionnistes comme Cézanne, Renoir et Braque.

Le sentier dessine aussi une boucle qui suit l’ancienne voie ferrée de Valdonne et relie en tout 38 communes dont Aubagne, Auriol, la Bouilladisse et Aix-en-Provence. Il traverse la terre natale de Marcel Pagnol, surplombée par le Garlaban, que l’auteur a décrite dans La Gloire de mon père comme « une énorme tour de roches bleues, plantée au bord du Plan de l’Aigle », et où il a tourné les films Regain, Manon des sources et La Fille du puisatier.

L’aventure continue jusqu’à Martigues, surnommée la Venise provençale, et l’étang de Berre, marqué par l’industrie pétrochimique, avec ses cheminées de raffineries et l’éclat des grandes torches qu’on voit de loin.
Tout au long de l’année, des événements culturels sont organisés par les communes ou des associations : marches, conférences, lectures, expositions photos et performances artistiques.

Pour découvrir ce chemin, on te conseille de te munir du topo du GR2013 ou de consulter le site du bureau des guides : https://www.gr2013.fr/

  1. Chemin de Stevenson dans le cœur de la France

Ce sentier de 272 km (12 jours de marche) est un itinéraire phare qui relie le sud du Massif Central aux Cévennes, à travers les vastes plateaux volcaniques du Velay, le Gévaudan et le Mont Lozère jusqu’à Alès.

Entre collines recouvertes du bruyères roses, chemins sinueux traversant les forêts profondes au cœur de l’imaginaire rural français, paysages quasi-lunaires du mont Lozère et petits bourgs pittoresques traversés de torrents rafraîchissants, ce sentier offre un itinéraire varié et accessible, dont il est difficile de se lasser.

Et en plus, ce chemin a une histoire ! Il retrace le parcours suivi en 1878 par l’écrivain écossais R. L. Stevenson avec son ânesse Modestine. Son journal de route, publié en 1879 sous le titre de Voyage avec un âne dans les Cévennes, a précédé de quelques années ses œuvres les plus connues : L’île au trésor et Le cas étrange de Dr Jekyll et de Mr Hyde. En voici un extrait :

Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager. L’essentiel est de bouger ; d’éprouver d’un peu plus près les nécessités et les aléas de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, et de sentir sous ses pieds le granit terrestre avec, par endroits, le coupant du silex.

Il existe de nombreuses possibilités d’hébergement, entre les chambres d’hôtes conviviales aux repas gargantuesques, les campings en bord de rivière et les fermes isolées élevant les ânes, symboles de cette randonnée mythique.

Si vous voulez partir sur les traces de cet aventurier écossais amoureux de la France, avec un âne ou à pied, voici quelques informations utiles : https://www.chemin-stevenson.org/chemin-stevenson2/le-chemin-de-stevenson.html

Il existe aussi un réseau européen « Sur les traces de R.L. Stevenson » : http://www.rlstevenson-europe.org/r-l-stevenson/

  1. Direction la haute montagne pour le tour du mont Viso :

Avec ses 3 841 mètres d’altitude, le Viso est l’un des plus hauts sommets des Alpes du Sud, posé à mi-chemin entre la région italienne du Piémont et le Queyras français. Son imposante et majestueuse silhouette, qui semble surgir de nulle part, est reconnaissable de très loin.

La boucle se parcourt en général en cinq jours. C’est une balade avec des dénivelés conséquents (environ 1000 m et 7h de marche par jour), mais l’effort est récompensé par des paysages magnifiques ! Alternant entre les alpages de fond de vallée semés de fleurs de montagnes, les nombreux lacs et la montée vers les cols dans un univers minéral, on se réjouit de retrouver le soir l’atmosphère des petits refuges !

L’itinéraire part du Col Agnel, descend vers le village de l’Echalp puis rejoint l’Italie par le col Lacroix. A partir de là, il relie les refuges de Jervis al Pra, Granero, mont Viso, Quinto Sella et Valanta avant de revenir vers l’Echalp : https://ignrando.fr/fr/parcours/30894-tour-du-mt-viso-en-5-jours

L’un des passages les plus emblématiques est le col de la Traversette, par lequel les historiens supposent qu’Hannibal aurait traversé les Alpes lors de sa marche vers Rome, malgré le relief escarpé. A cet endroit, un tunnel percé dans la roche permet d’écourter le trajet en passant à travers la montagne.

Il est aussi possible de passer par Giacoletti. Le sentier pour y arriver traverse des passages aériens équipés d’échelles ou de cordes, mais il offre une vue incroyable sur le mont Viso ! Le refuge, niché dans un creux de rocher, est fréquenté par les alpinistes et surveillé par des groupes de bouquetins.

Pour réaliser cette rando, on peut utiliser la carte IGN Top 25 3637OT pour le côté français, et la compléter avec la carte IGC106 pour le côté italien (précision de 1/25ème).

Voici donc trois randonnées parmi tant d’autres, trois expériences inoubliables qui vont en inspireront probablement bien d’autres ! Si l’association vous intéresse, n’hésitez pas à nous rejoindre le mardi 23 avril lors de notre conférence avec le premier alpiniste à avoir gravi l’Everest en solitaire et sans oxygène !

Pauline Millet et Adam Galametz

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