Vie du campus

Journée Dédicaces : J’ai fait de délicieux voyages…

Journée-dédicace

Vous faites peut-être partie de ceux qui se sont battus pour assister un auteur pendant la Journée Dédicaces. Vous faites peut-être aussi partie de ceux qui, une fois leur auteur obtenu après une lutte féroce, ont vu celui-ci annuler au dernier moment. Ou de ces chanceux qui ont obtenu ces quelques moments privilégiés. Morceaux choisis.

« Je le vois arriver dans le couloir. Il serre les premières mains disponibles, sitôt le pas de la porte franchis. Je me lève pour lui signifier que c’est moi qui l’assisterai. Nous nous saluons et nous asseyons. « C’est donc avec vous que je vais avoir le plaisir de partager cet après-midi ? » me lance-t-il espiègle. Ces premiers mots échangés donnent le ton.

Personnage dont la réputation le précède souvent, ce monsieur est volontiers rieur et très ouvert. Sobre et discret, il ne s’exprime qu’à voix basse comme pour mieux se faire écouter, plutôt que de se faire seulement entendre. Nous parlons de ses livres, de moi, et chose plus surprenante il me parle de lui, en toute simplicité.

A quelqu’un qui lui demande si c’est lui, plus jeune, sur la couverture de son ouvrage Une sorte de diable – Les vies de John Maynard Keynes, il répond amusé « Non, non, il a l’air bien plus malin que moi. » m’adressant ensuite un regard complice. C’est ce que je retiendrais de ces quelques heures : le plaisir d’avoir été le complice d’un jour, d’un de ces auteurs que j’admire. Expérience inoubliable, d’avoir pu converser, mais surtout bavarder avec Alain Minc. »

Vincent B.

« A l’occasion de la Journée Dédicaces, j’ai passé l’après-midi avec Florence Noiville, l’auteur de J’ai fait HEC et je m’en excuse. Véritable réflexion critique sur la pensée économique dominante, ce livre suscite de nombreuses réactions et il a donné lieu à de conversations inattendues, passionnantes et conviviales samedi dernier. Incontestablement, le moment le plus marquant fut la discussion avec deux étudiants d’une grande école de commerce, qui étaient venus manifester leur total désaccord avec le livre. Après cinq bonnes minutes à écouter leurs critiques, attaques et reproches, Florence Noiville leur simplement demandé s’ils avaient lu son livre. Ils ont dû avouer qu’ils s’étaient contentés de quelques commentaires à son sujet. Quelque peu mal à l’aise, ils sont immédiatement repartis. Mais sans avoir acheté le livre. »

Aline A.

« 13h00, Didier Schlacther est en avance. « Je vais me griller une petite cigarette ». Pendant ce temps, les assistants aménagent le stand de leur auteur. Je suis quitte pour charrier un monceau d’examplaires « Comprendre les Mathématiques Financières » et autres réjouissances.

Les livres ne se vendent pas très bien – l’ascension jusqu’à Leroy Beaulieu en aura découragé plus d’un. Et Didier Schlacther d’enchainer les arguments de ventes dont il a le secret. « Les statistiques, c’est comme le bikini, ça donne des idées mais ça cache l’essentiel! ». Comment dès lors résister à l’envie d’investir dans les trois tomes de « De l’Analyse à la Prévision »? Le chaland ne se laisse pourtant pas charmer. Coriace. Il s’agit en fait pour la plupart d’anciens élèves de Mr Schlacther. Tous ravis, venus saluer le professeur qui sait rafraichir ses cours financement stratégiques de plaisanteries salées. Devant le stand, une incessante procession. Qui n’achète rien : les manuels sont fichés depuis des années ! Belle après midi. Je me vois offrir la série sur la statistique (t.1: comprendre la statistique descriptive t.2: ..temporelle, t.3: …inductive ). Alors.. heureuse ?  »

Anne-Lorraine I.

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