Vie du campus

Coldplay, en concert, à Paris

Viva Coldplay !

Récit d’un concert grandiose, auquel une brave rédactrice Lapéniche s’est sacrifiée à aller.

Il est minuit, ce mardi 9 septembre 2008.

Les alentours du 8, boulevard de Bercy (Paris) ont des allures de fourmilière géante. Le quartier grouille de monde, la foule se disperse lentement dans les rues et la station de métro voisines, alors qu’en bruit de fond on entend la voix d’un public qui ne se lasse pas de chanter le refrain de Viva La Vida. Des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes ; visiblement ce soir là à Bercy, la tête d’affiche attire le plus grand nombre.

Et pour cause, le concert de Coldplay vient de se terminer. Sur les marches du Palais Omnisports, quelques irréductibles se refusent à partir, visionnant les vidéos enregistrées sur leur portable tandis que le bruit de fond de la foule s’amplifie. Tous gèrent leur retour sur terre après ce concert majestueux du quatuor anglais, de passage pour deux soirs consécutifs à Paris Bercy à l’occasion de sa tournée mondiale.

En achetant deux billets pour le show Viva La Vida – Coldplay and special guests un jour de juin, je m’attendais à vivre un moment incroyable, et je n’ai pas été déçue. La foule qui se masse à l’extérieur de Bercy aux alentours de 19h donne le ton de la soirée : électrique. La salle affiche complet, et à l’entrée quelques places sont en vente sous le manteau à 100 euros minimum.

22h, Chris Martin entre en scène, entouré de ses trois acolytes du groupe Coldplay. Les premières notes de «Life in Technicolor » retentissent dans un Bercy enflammé. Les lumières laissent apparaître le décor, un tableau peint au XIXème siècle par Eugène Delacroix « la liberté guidant le peuple », illustration choisie comme couverture du quatrième album du groupe, Viva La Vida, sorti en France en juin 2008 et vendu à 200 000 exemplaires.

Le groupe varie les plaisirs pour le plus grand bonheur de ses fans. Des valeurs sûres comme In my place, Clocks et Speed of Sound se mêlent aux tout récents Viva La Vida, Violet Hill et Lovers in Japan. De même au niveau des styles : les balades au piano 42 et The Scientist côtoient des titres plus énergiques comme Yellow, qui a clôt le spectacle. Tout cela forme un subtil mélange. L’ambiance ne retombe pas une seconde. Rien à dire, c’est du grand art.

Et le groupe nous réserve quelques surprises. Parmi les moments forts, on retient la superbe interprétation acoustique à la mandoline de The Scientist dans les gradins à l’opposé de la scène. Et ce, après que le groupe ait rejoint cet endroit en courant à pleines jambes et serrant les mains des spectateurs au passage, escorté par une horde de gardes du corps. Puis Chris laisse le micro au batteur Will Champion et l’accompagne à l’harmonica sur un air inédit, Death will never conquer. Retenons encore l’interprétation de Talk sur une petite scène au milieu de la fosse : Chris Martin passe de l’harmonica à la guitare puis au piano en toute aisance.

Il tente même de parler français, on retiendra le mythique « Je suis désolé mais ma français est un petit peu merde »; on peut bien lui pardonner cela, lui qui a livré au public français une performance impeccable.

Un minuscule bémol, car il faut bien en trouver un ; nous avoir fait attendre jusqu’à 22h, soit 3 heures 30 après l’ouverture des portes pour voir le groupe entonner sa première chanson, mais là c’est vraiment chercher la petite bête, tant le show a été grandiose.

Chapeau bas aussi à la première partie d’Albert Hammond Jr, le guitariste du groupe The Strokes –mais si! vous connaissez The end has no end, la musique de la pub EDF ou encore Last nite-. L’Américain, qui fait ses débuts en solo a assuré une belle performance en chauffant la salle à bloc pour accueillir Coldplay. Il a encore fait monter l’ambiance d’un cran dans la salle, bien que le son soit parfois trop saturé. « You guys are excited for Coldplay? », nous a-t-il demandé. Question on ne peut plus rhétorique !

Si la chanson phare du nouvel album, Viva la Vida, raconte l’histoire d’un roi déchu de son trône par une révolution, nul doute que mardi soir à Bercy, Coldplay a régné en maître sur ses 15 000 spectateurs. Aucun vent de révolte n’a semblé contester la magie des riffs du groupe. Une chose est sûre, si vous ne les connaissez pas encore, foncez découvrir Coldplay !

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