Cinéma,  Le Mag'

LE MAG – La chronique sonore du Mag’ #2

Le test de la semaine : Dum Dum Girls / Too True / Sub Pop (2014)
Source : IndiePopRock.fr
Source : IndiePopRock.fr

Troisième album pour le groupe de la charismatique Dee Dee Penny, qui s’impose désormais comme l’une des valeurs sûres de la scène pop/rock américaine. Les Dum Dum Girls ne révolutionnent rien, mais poursuivent leur route à un tempo diablement efficace. Sur cet opus, le groupe nous force à une chevauchée binaire, emplie de rythmes sourds et lourds qui ne sont pas sans rappeler Siouxsie and the Banshees, l’une de leurs influences revendiquées. D’une nervosité sensuelle, qui allie le noir du cuir à la pulpe des lèvres, Too True est aussi la rencontre du timbre suave de Dee Dee et de guitares rugueuses, aux accents lo-fi. Sur certains morceaux comme  » In the Wake of You » ou « Little Minx », il est difficile de réprimer quelque rotation du bassin ; sur d’autres, c’est au contraire une mélancolie toute vulnérable qui prend le dessus (« Lost Boys and Girls Club » par exemple)

Les thèmes explorés restent classiques : ce sont les éternels tumultes de l’amour, sur fond de désir adolescent et de regrets. « Sharp love has swollen me up / You got Rimbaud Eyes… » peut on par exemple entendre sur l’un des meilleurs titres de l’album. Et si l’on a parfois la sensation d’être immergé dans les dernières minutes d’un épisode des Frères Scott, voire d’un mauvais navet américain – où les amours ont le goût du milk-shake et la couleur des édredons de motels délaissés, on se dit finalement : un peu de niaiserie n’a jamais tué personne.

Clément Lo Hine Tong

 

Le point d’actu musicale: Les festivals techno/house de l’été, ou quand la scène underground revient en force

En ce début de deuxième semestre, l’envie d’écouter des grosses tracks au milieu d’un lieu absolument insolite se fait constamment plus ressentir. Si par chance la Concrète ouvre désormais tous les week end et devient de plus en plus gratos, on attend quand même les gros « festoches » techno et house de l’été à Paris. Cette semaine, on vous présente les différentes festivités à venir pour lesquelles on est – plus ou moins – impatient.

Le weather festival – Celui qui blague pas – Du 6 au 9 juin 2014

Crédits : Jacob Khrist
Crédits : Jacob Khrist

L’année dernière, le collectif Surprize Party nous enthousiasmait à l’annonce du « Premier festival techno à Paris depuis 20 ans ». Non content d’avoir eu un billet pour un événement animé par des Robert Hood, Detmann ou Len Faki, le palais des congrès de Montreuil nous balançait des bonnes balles dans la tronche. Cette année, il revient en force, avec un line-up digne des plus grandes raves de l’histoire : de Ben Klock à Moodyman, il y en aura pour tous les goûts durant ces 4 jours de teufs encore plus énervés. Si on s’en fie aux infos dont on dispose pour l’instant, on peut « espèrer » revoir le palais des congrès de Montreuil sous un nuage de transpiration de raveurs complètement foncedés, ainsi que la Machine du Moulin Rouge et la Concrete, réquisitionnés pour l’évènement. Par ailleurs deux nouveaux lieux s’ajoutent à la prochaine Weather : le Bourget où se déroulera l’évènement principal, et Bobigny pour l’after officiel du festivalAutant de surprises que nous réserve l’équipe de la Concrete et qui nous fait espèrer le début du mois de juin. De notre côté, on attend surtout de voir jouer le mythique label d’Underground Resistance, Motor City Drum Ensemble, Villalobos, Sonja Moonear et surtout les trois roumains de RPR Soundsystem. Il faut reconnaître que le line-up annoncé cette année est à la hauteur des meilleurs festivals techno.

Petit conseil à tous ceux qui décident de se lancer dans cet endroit bien obscur qu’est la Weather : prévoir bouteilles d’eau et ne pas se plaindre si vous avez trop chaud. Les critiques sur l’organisation du festival l’année dernière ont été telles qu’on les entend encore aujourd’hui. Entre la pénurie d’eau à une heure du matin, la sueur qui coulait du plafond ou le manque de ventilation, ça change des cafés du Boulevard St Germain. Donc à ne jamais oublier : le Bourget ça a l’air vraiment cool, mais revenir en vie chez soi c’est pas mal non plus.

 

La peacock society – Le festival pas si sage que ça – Du 11 au 14 juillet 2014

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Crédits : Maxime Chermat

La Peacock society, c’est un peu le cadre qu’on aimerait avoir toute l’année. Un petit coin de proche banlieue, une organisation impeccable, du beau temps et un line-up qui en fait trembler plus d’un. Pour sa première édition, l’année dernière, l’équipe de Savoir Faire a su faire venir la nébuleuse techno des artistes qui manquaient à la Weather. En tête de liste, l’incontournable Ricardo Villalobos, et d’autres tout aussi talentueux tels Richie Hawtin, Carl Craig ou Luciano. Pour le coup l’ambiance y était plus sage que la Weather. Une scène en extérieur et une « warehouse » pas forcément bien aménagée, mais surtout un espace de festival qui pululle de petits chill-out, en plein cœur du bois de Vincennes. Tout portait donc à croire que le Social Club et son public avaient été transportés à 5 km de Paris. Les échos du premier soir semblent raconter une vision différente de la chose (j’ai effectivement raté joyeusement le premier soir pour cause de stage de terrain, rigole pas on y est tous passé.). Ce soir là semble effectivement être rentré dans les histoires mythiques de soirées dont on entendra parler jusqu’à la fin de nos jours mais où on était pas, parce qu’apparament Villalobos et Richie Hawtin ont véritablement tout défoncé ! Ce qui nous ramène à cette bonne vieille logique imparable : quand il y a un événement avec un gros line-up, on y va sans réfléchir parce que ça peut pas être mauvais. Pour avoir vécu le deuxième soir, plus calme, on était quand même bien content de voir tous les gars de Cadenza fêter les 10 ans d’existence de leur label.

Pour la Peacock de cet été (du 11 au 14 juillet), on vous conseille donc d’attendre un peu avant de vous précipiter sur les places, voir si le line-up est véritablement chaud.

Villalobos – Peacock Society

 

Le macki music Festival – « Entre la Weather et la Peacock » – Du 4 au 6 juillet 2014

Pour le coup celui-ci c’est un vrai renouveau dans le milieu électronique underground français, un peu l’évènement qu’on attend tous. Pour la première fois depuis 2 ans on a un petit nouveau qui vient faire concurrence aux deux collectifs que sont Surprize Party et We love Art – Savoir Faire. C’est le festival organisé par Cracki Records, qui s’associe pour l’occasion avec l’excellente team de DJS la Mamie’s : le Macki Music Festival. Encore une fois à l’heure qu’il est le line-up reste secret même si deux trois idées nous viennent en tête. Néanmoins on peut garantir à tous les lecteurs de LaPéniche.net que Cracki Records savent comment organiser des soirées. On se rappelle de l’open air qu’ils avaient organisé au Bois de Vincennes en septembre 2012, un moment très sympa : de la house, du soleil, un barbecue et un piano. Du coup quand la Cracki s’associe avec la Mamie’s, nous on signe direct, et a priori de tous les festivals annoncés pour cet été à Paris c’est celui qui s’annonce le plus réussi.

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Crédits : Cracki Records

L’Open Air de Cracki Records

En attentendant vivement la sortie définitive du line up de ces trois festivals on vous laisse sur une excellente track de Ricardo Villalobos, qu’on entend dans tous les endroits cools en ce moment :

Bon Week end à tous !

Benjamin Perrot

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