Vie du campus

Amy Winehouse, une chanteuse Soul, so saôule…

Si je vous disais que je m’appelle Thomas Minidou et que je suis vendeur de Soupline, vous n’y croiriez pas ? Et bien la jeune fille dont il est question s’appelle Amy Winehouse et a quelques problèmes de bouteilles qui traînent par ci, par là, sur scène et à la maison. Incroyable, mais vrai, la rebelle du Middlesex ne porte pas un pseudonyme… En même temps, Jean Vacance a bien traduit son nom en Johnny Hallyday pour faire US rocker. A n’y rien comprendre…

Meilleure artiste féminine aux Brit’ Awards 2007, tout sourit à la jeune britannique amatrice de Bordeaux. Et son deuxième opus Back to Black (dans les bacs depuis quelques mois) nous le confirme, c’est une femme de caractère. Toute jeune, notre encore innocente Amy a fait ses classes dans un groupe de rap et c’est à seulement seize ans qu’elle signe son premier contrat. Au fil des années elle a confirmé ses tendances Soul et s’est bâtie une réputation de compositrice de talent. Elle chante, elle gratte sa guitare (parfois) et elle nous raconte sa vie dans des chansons qui sont –rappelons-le, authentiquement autobiographiques et hautes en couleur (comme elle…). Son leitmotiv et elle l’a elle-même dit : « I always keep a bottle near. ».

Parlons son un minimum ! Incontestablement, Amy a une voix forte, dans la même veine qu’Aretha Franklin (ou qu’Anastacia si vous voulez la déprécier…), puissante et brute (c’est pas Mylène Farmer, elle ne murmure pas très souvent). Elle s’inscrit finalement dans un style so sixties. A vingt-quatre ans, elle n’a rien à envier à ses aînées, avec une vie privée pire qu’Amour, Gloire et Beauté (si, si, ça existe). Car la princesse de la Soul, héritière des Supremes, mène sa barque sur des flots relativement agités. Son titre Rehab est d’ailleurs éloquent (pour les bi-classes anglais dont je fais partie, rehab = cure de désintoxication). Elle nous y raconte la situation quelque peu comique qu’elle a vécue, lorsque après moult concerts menés ivre morte (avec du rouge en intraveineuse dit-on) sa maison de disque lui a gentiment proposé un petit séjour dans un charmant complexe touristique et médicalisé (une cure de désintoxication en gros)… Et la belle se rebelle et fait preuve de son entêtement désormais très célèbre : elle dit « Non, non, non… elle n’ira pas, pas, pas »… Bizarre cette manie de tout répéter trois fois n’empêche. Elle est devenue en quelque mois l’égérie de la fine fleur de la presse anglo-saxonne, à savoir The Sun, toujours en mal de stars éméchées. Tout ceci n’enlevant rien à son univers artistique qui est –il faut le dire, plaisant à pénétrer.

Pour conclure, ma notation : 15/20. Alorrrrrs, j’aime beaucoup Rehab, l’instrumentale est vraiment sympa et le texte mythique… Disons qu’au-delà de cette chanson, les autres sont bien aussi (Back to Black notamment), même si vraisemblablement, je ne prendrai pas cet album seul sur une île déserte. A la longue, c’est un peu lancinant disons ? Pour conclure en beauté, passage obligé : l’abus de Winehouse ne nuit pas à la santé, à consommer sans modération aucune. Malgré ses déboires, qui dans le fond ne nous regardent pas, fans de Soul, cette artiste devrait vous convenir !

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