Vie du campus

Une manière originale d’entrer à Sciences Po : être champion du monde de judo

Teddy
Après Anne Roumanoff, Jean-François Copé et Jean-Paul Sartre, la nouvelle célébrité à intégrer Sciences Po Paris est d’un tout autre style… il s’agit de Teddy Riner. Cinq fois champion du monde, il prépare cette année les Jeux Olympiques de Londres, mais a décidé qu’en parallèle il allait se « muscler la tête » à Sciences Po. Il suit une formation sur-mesure avec un emploi du temps aménagé. A raison d’une dizaine d’heures par semaine, il prend des cours d’anglais, d’histoire contemporaine, de culture générale, d’espace mondial et d’économie. Le but est de se construire un socle de connaissances fondamentales en sciences sociales, pour étoffer sa culture personnelle et préparer une éventuelle reconversion.

Teddy Riner fait partie du programme préparatoire accessible uniquement aux sportifs haut niveau. Dans cette classe ils sont environ une dizaine, dont Anne-Sophie Barthet, championne de France en ski alpin depuis deux ans, Said Bennajem, champion de France de boxe, et Hajnalka Kiraly-Picot, sept fois championne du monde par équipe d’épée en escrime. Ils se donnent trois ans pour décrocher un certificat préparatoire qui consolide leur culture générale, puis prolongeront leurs études de trois ans de plus pour obtenir un certificat de professionnalisation. Celui-ci sera choisi en fonction du domaine dans lequel ils souhaitent s’insérer, et leur permettra donc de sortir du monde sportif.

Ce programme assez particulier est né en 2007. Il répond au constat de Richard Descoings et d’Arnaud Lagardère de la sous-estimation du rôle du sport dans la société. Le sport reste peu reconnu dans les grandes écoles comme un moyen légitime de rentrer ; peut-être à l’inverse des universités américaines, où un bon niveau de softball peut aller jusqu’à chercher une bourse conséquente de frais de scolarité. Ce programme vise donc à promouvoir la place des grands sportifs dans les études supérieures. Comme le dit Descoings : « La diversité que les sportifs de haut niveau apportent à la société nourrit notre recherche de l’excellence ».

12 Comments

  • médaillée

    @ Syllas
    Il n’y a qu’un nerd inactif pour tenir des propos aussi discriminants. Reprends y toi à deux fois avant de parler de mépris, car c’est le seul terme applicable à la façon dont tu considères ces champions.
    et lis l’article, aussi. Tu n’as pas à t’en faire pour la valeur de ton diplôme, puisqu’ils suivent un cursus spécial, dont l’utilité professionnelle est certes contestable, mais qui ne vient pas plomber le QI moyen de ta promo!
    L’excellence ne se trouve pas que dans tes démonstrations fumeuses en 2 parties 2 sous parties…
    Des propos scandaleux. Je me rassure en me disant que ces sportifs ont plus de chance de briller par leur palmarès en or que toi de devenir ministre, mais à chacun sa chance.

  • lol

    La blague… alors comme ça le sport de haut niveau à pipo c’est la diversité ? De mon point de vue, c’est surtout la fin de la méritocratie et le désaveu du travail acharné des candidats réguliers. Pour l’excellence on repassera !

  • Mab

    Pour les autres sportifs je ne sais pas mais pour l’une d’entre elle

    bac S avec mention Bien et un
    an davance 4 ans d’études superieures 3langues parlees parfaitement!!pour le reste je pense quelle a gagnee sa place!et je crois savoir que la plupart de ces sportifs nous sont superieurs en un tas de choses et en savent bien plus que certains donc sil vous plait ne parlez pas sans savoir et otez vos oeuilleres…

  • Syllas

    « Moi » => Déclarations gratuites donc nulles. Je pensais qu’à Paris aussi on argumentait parfois aussi… non? On dirait pas. Je ne commenterai pas davantage cela.

  • Moi

    @ Nyan Cat: on n’écrit pas « Hai Ki Do » mais « Aikido », et ensuite tu ne pourrais pas te lancer dans des compétitions (et encore moins devenir champion du monde), tout simplement parce que ça n’existe pas dans cet art martial…et oui, la culture GENERALE n’est apparemment pas limitée que chez les sportifs…

    Quant à Syllas, autant de mépris, d’archaisme et d’ignorance font peur (c’est bien simple, on dirait le fameux Charles-Maurice): Riner a surement plus sa place à Pipo que toi et ton esprit aussi étroit.

  • Syllas

    Proprement ridicule. Ridicule, c’est le seul mot qui me vient. A-t-on au moins vérifié qu’ils ont le bac, pour l’amour du ciel? On nage en plein délire…
    Le sport n’est *pas* une manière légitime d’entrer dans une grande école (grand établissement si vous préférez) comme SciencesPo, voyons! Celle-ci est sensée admettre sur des critères d’excellente *académique*. Pour le sport, il y a le CREPS, ou d’autres possibilités.
    Je trouve que c’est une marque de mépris vis-à-vis de tout ceux qui ont travaillé dur dans le domaine *intellectuel* pour entrer à Sciences-Po…. et encore plus pour ceux qui l’ont fait et ne sont pas rentrés… Je ne comprends plus l’attitude de la direction de Paris. Pourquoi un tel mépris à l’égard de ceux entrés sur concours? D’abord cette réforme hautement questionnable, puis ce guignol ci? [se réfère à l’idée générale, non au sieur Rinner, dont je ne doute pas des performances… sur un tatami].
    Ici, le problème n’est pas tellement les incitations à l’entrée faites aux individus, mais plus prosaïquement la possibilité offerte à d’autres d’entrer, qui ne le seraient pas – et pour des raisons évidentes, sans préjudice de la politique d’ouverture sociale de SciencesPo…

    Au final, répugnante imitation du « modèle » américain. Comme d’habitude en France, on n’en reprend que le pire. A quand le campus exclusivement « sport » de SciencesPo?

    Salutations d’un nancéen,
    Syllas.

  • Nyan cat

    C’est pas malin d’associer « sportif » et « débile », mais dans l’autre sens (sportif = étudiant d’excellence), ça ne marche pas non plus. Sur quels critères sont admis ces super-sportifs ? Ce n’est pas précisé dans l’article. Quand même pas seulement sur présentation de leurs médailles ?

    Besides, si j’étais un futur postulant à Sciences Po effrayé par la réforme, je préfèrerais réviser ardemment que me lancer dans des compétitions d’Haï Ki Do : rentrer par concours, même passé en mars et avec des épreuves bizarres, me paraît plus réalisable que devenir champion du monde.

    • victor

      Dans ce cas ne serait-tu pas sportif ? Faute * Presque un et non pas presqu’un, maintenant avant de faire de miteux commentaires sur les sportifs, va prendre un bescherelle

  • petit panda

    Roumanoff et Copé n’était pas des « célébrités » en entrant à Sciences Po, ils le sont devenus ensuite, comme Beigbeder…
    Quant à Sartre, vous êtes sûrs qu’il a fait Pipo?

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