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La chronique sonore du Mag’ : Jake Bugg, attendu au tournant

Rick Rubin et Jake Bugg. Source : Zumic
Rick Rubin et Jake Bugg. Source : Zumic

Le « nouveau Bob Dylan », comme certains l’appellent, revient de son escapade américaine pour nous présenter son second album : Shangri La. Après le succès dans les charts de son premier opus, le jeune de Nottingham a intérêt à se maintenir.

Shangri La est le nom du studio où l’album a été produit, et ce sous la tutelle du grand Rick Rubin (Johnny Cash et Eminem, entre autres, rien que ça !) et avec la collaboration d’une solide équipe de musiciens (notamment Chad Smith, le batteur des Red Hot Chili Peppers). Aussi bien entouré, l’échec semble quasi-impossible. Bugg, après avoir remporté un immense succès en Angleterre, s’est lancé dans la conquête de l’Amérique avec ce nouvel album enregistré à Malibu.

Ainsi, parmi la pop-folk anglaise à laquelle Jake Bugg nous avait habitués, on distingue clairement des influences toutes droit arrivées de l’autre côté de l’Atlantique, comme dans Kingpin ou All Your Reasons. Mais on retrouve surtout ses paroles crachées à toute vitesse avec son accent de lad bien british et sa guitare folk. Parfaits exemples, There’s A Beast And We All Feed It et Slumville Sunrise ouvrent l’album sur un rythme effréné, un débit rapide et la voix bien caractéristique de Jake. Le tout aussi rythmé What Doesn’t Kill You (ou plutôt « What Doesn’t Kill Ya ») a déjà récolté plus d’1 million de vues sur YouTube en 1 mois, pas mal !

Mais le vrai talent de Jake Bugg, et ce depuis son premier album, se révèle quand il calme son allure et nous offre des ballades romantiques mais pas trop. A la fin de Shangri La, Jake Bugg nous propose donc les très belles Pine Trees et Simple Pleasures qui terminent l’album dans une ambiance confinée. Kitchen Table se démarque des autres ballades par la présence du clavier qui ajoute un aspect jazz à la chanson.

Il y a dans Shangri La une plus grande diversité que dans le premier album de Jake Bugg. Du haut de ses 19 ans, le jeune de Nottingham a évolué sans pour autant délaisser la pop-folk qui l’a révélé au public.

 

En bonus, le clip plutôt psyché de Slumville Sunrise :

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