Cinéma,  Le Mag'

LE MAG – La chronique ciné #3

Chaque samedi, La Péniche vous livre ses watch or skip des sorties ciné de la semaine.

Découvrez aujourd’hui Saint Laurent en vidéo grâce aux avis d’Amal Ibraymi, d’Alexandra Saviana et de Chloé Triquet, la comparaison Lespert vs. Bonello par Alexandre Larroque et la critique de Get On Up par Alexandra Saviana.

Saint Laurent par Amal Ibraymi, Alexandra Saviana et Chloé Triquet

Note : 4/5

Lespert vs Bonello par Alexandre Larroque-Suchorzewski

Note : 3,5/5

Décidément Yves envahit les salles cette année ! Après le film de Jalil Lespert, on pourrait se demander ce qu’apporte le biopic de Bertrand Bonello. Evidemment, la vie d’YSL y est racontée sous des angles différents, mais on y retrouve les mêmes traits : du sexe à foison, la folie des trips à l’acide, la folie tout court, la dépression, Bergé et son amant Jacques de Bascher. Alors pourquoi, mais pourquoi se taper encore 2h30 à en savoir plus sur le même homme ?

Alors que Jalil Lespert s’était focalisé sur la relation Bergé-YSL, Bonello se recentre sur le couturier et expose clairement l’ambiance qui régnait rue Spontini, avec ses collaborateurs et ses ouvrières. C’est sûrement la différence majeure entre les deux films, qui est bien plus qu’un doublon du précédent. Toutefois, la performance de Jérémie Renier (en Pierre Bergé) est bien décevante comparée à celle de Guillaume Gallienne, mais l’on salue Gaspard Ulliel qui nous présente un Yves enfantin et touchant, déconnecté des mortels et incapable de changer une ampoule à 30 ans.

Heureusement, certaines scènes sauvent le film d’une lenteur infinie : la reconstitution des appartements du couple, d’un raffinement hors du commun, laisse sans voix, tandis que Louis Garrel crève l’écran en amant débauché et décadent, à la maison comme en boîte de nuit. Verdict ? Dans l’ensemble, si vous êtes amoureux de la mode, vous ne serez pas déçus puisqu’ici c’est bien le talent du couturier qui est mis en avant, avec des décors et des costumes somptueux. Très esthétique, le film s’égare trop souvent et pêche par ses longueurs.

 

Get On Up par Alexandra Saviania

Note : 3,5/5

« Encore un biopic ?! »

Ainsi s’exclameront sûrement ceux qui, ayant en mémoire la récente sortie de Diana, de Grace de Monaco, ou encore des biopics à la française Yves Saint-Laurent et Saint-Laurent, risquent l’indigestion cinématographique. Ils n’auraient pas tort. Oui, Get On Up est encore un film sur une figure de légende, encore une nouvelle célébration d’un des mythes américains par excellence: celui de James Brown, parrain de la soul, comme le souligne avec emphase le montage nostalgique du générique de fin.

Mais Get On Up, qui n’aurait pu être après tout qu’une nouvelle énumération de la construction du « self-made man », se démarque étonnamment par deux choses : le montage, entrecoupant passé et présent, et la justesse de son interprète principal, Chadwick Boseman, LA révélation du film. Mélangeant les genres et les époques, Tate Taylor déconstruit l’image de ce grand nom de la musique, l’écornant au passage, mais toujours avec humour, tendresse, et surtout beaucoup d’admiration. Get on Up est rythmé par les grands titres de James Brown; en partie grâce à leur puissance, le film échappe au ton larmoyant qui aurait pu lui être fatal. Et vous laisse avec la furieuse envie de vous « laisser porter par la funk ».

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