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Blogbuster #4: « Les Bucoliques »

En cette pluvieuse rentrée automnale, on inspire un grand coup de gaz carbonique et on se replonge dans la circulation, la pollution, les vapeurs cérébrales qui embrument déjà la bibliothèque. Après des vacances provinciales, le retour à l’urbanisation semble dramatiquement tragique. ‘‘Dramatiquement’’, car la monotonie insidieuse des journées raccourcies et des nuits prolongées accable l’atmosphère, davantage encore que la fumée des pots d’échappement ; ‘‘tragique’’, car la perspective de l’avenir s’obscurcit de travaux accumulés, inachevés, inachevables, plus sombres que des costumes d’appariteurs. Oui, vous aussi, vous vous focalisez maintenant sur le pathos de votre situation d’étudiant et vous ne pensez qu’à l’issue fatale de la mention « défaillance ». Mais n’insistons pas davantage ; rêvons, nostalgiques, aux voyages passés, et, fortunés, aux voyages futurs. Suffit l’auto-centrisme, profitons de cette rentrée pour se narrer nos escapades bucoliques ; mais pas seulement les nôtres. L’air de la campagne, ce n’est pas que le Poitou, et la chasse de la gallinette cendrée. Aujourd’hui, on s’intéresse ainsi à nos sciences-pistes perdus dans ce vaste monde de métropoles en ébullition, et dont l’épicurisme contrarié tente péniblement de renaître, le sac Decathlon sur le dos, les Timberland aux pieds, une vieille branche à la main. Voyageons aux côtés de Marie qui entreprend religieusement l’ascension de la montagne d’el Cañi, au Chili, et de Justine qui s’engouffre dans la campagne chinoise…

 

 

Marie perd son souffle devant la beauté des paysages et la raideur de la pente !

Au programme de la journée, l’ascension d’el Cañi, une montagne recouverte de forêts, pour trouver en haut un superbe mirador (à 1550m) sur les lacs et volcans alentours, avant de redescendre camper à Pucon. iVamos!

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Pendant toute la montée, le chemin est MEGA raide. A peine quelques petits virages pour adoucir la pente, ça grimpe sec! Avec les sacs à dos en plus, perd vite son souffle!  Au moins, on monte vite et profite du paysage, même si le ciel est encore nuageux…

Voilà pour les deux premières heures de balade; de la côte!! Puis on arrive au point de pause, un grand refuge utilisé surtout en été pour les bivouacs.  La vue est superbe, on en profite pour sortir le pic nic, puis c’est reparti…

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La suite du chemin est moins violente; tout en continuant à grimper, on passe devant plusieurs lacs (voire marais!), toujours entourés de ces arbres étranges, les auricas. On est encore plongés dans une ambiance bien mystérieuse, d’autant plus qu’il n’y a presque personne d’autre sur le chemin.

Et voilà la côte finale pour atteindre le mirador: dans la neige! Bon, normalement le chemin serpente plus gentiment, mais à force d’être curieux, on s’en est éloigné, et on l’a perdu… du coup, oups, c’est un peu plus sportif! Et puis surtout ça glisse, et il commence à neiger…

 

Enfin, arrivés au mirador… déception! Arg, on est montés droit dans le nuage, on ne voit donc absolument rien! Quel dommage, on aurait pu profiter d’un panorama à 360°!

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Mais le plus important, c’est qu’à ce moment il se met à tomber des flocons carrément énormes! En un rien de temps notre chemin est devenu tout blanc, et il neige de plus en plus! On est vite mouillés, et on redescend sans trainer en tentant de bien protéger les duvets
Mais même malgré ça, le décor est génial; tout est blanc, on dirait noël!

Finalement, vu le froid, la fatigue, et surtout le terrain glissant, on décide de s’arrêter au refuge que l’on a vu à l’aller. Si l’on réussi à faire un feu, c’est gagné! Il a fallu quelques brindilles trouvées dans le refuge, des planches humides, un réchaud, et beeaaauucoup de patience (il faut le préciser, Théo en a eu plus que moi sur ce coup). Mais finalement après moult tentatives, le feu a pris! On a pu faire sécher les chaussures, vêtements et pieds tout la soirée.

Et au menu… des pâtes à la neige! Eh oui comme ce bivouac n’était pas prévu, c’est une casserole de neige que l’on a posé sur le réchaud! Vous l’avez compris, ce refuge était un vrai campement de manouches

La nuit était également très rots; un banc en bois, une température négative, et beaucoup de petits bruits, grattements et pas des animaux de la forêt… ambiance!

Le lendemain, nous sommes presque congelés mais deux bonnes surprises nous attendent; le soleil, et la vue sur la forêt enneigée! Le décor d’hier a complètement changé.

Il ne nous reste plus qu’à redescendre tranquillement.

Nous rentrons ensuite à Pucon en stop, pour un gros petit dej!

Puis pour notre dernière journée, nous avons visité un autre site, los tres saltos (les trois cascades). Une balade très tranquille jusqu’à la rivière, et des cascades magnifiques, que l’on a pu aller voir…d’assez près.

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Et pour la fin d’après-midi, une pause sur le bord du lac de Pucon, face au magnifique volcan Villarica, qui était caché par les nuages les jours précédents! Nous pouvons enfin l’admirer, et même profiter du coucher de soleil sur le lac avant de repartir pour le bus de nuit…

 

http://hissehosantiago.wordpress.com/2013/10/31/camping-sportif-dans-la-montagne-el-improvisation/

 

Justine, « Yangshuo ou l’émerveillement d’une petite ville de campagne chinoise » (ou le week-end made in China) :

Le Lundi 14 Octobre étant férié (encore oui), un long weekend s’imposait. J’ai alors quitté Hong Kong pour Yangshuo, une petite ville de Chine continentale, au-dessus de Canton et près de Guilin avec Camille et un de ses amis, Thomas.

 

Récit de mon séjour à Yangshuo, le soi-disant pays d’Avatar.

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Chapitre 5 : Farmer/Frère Tang

 

Thomas nous retrouve. Planning de la journée: on choisit Farmer Tang. Fermier mais guide cycliste pour arrondir les fins de mois, il nous emmène voir des endroits magnifiques dans la vallée de Yangshuo, nous arrêtant aux points de vue à photographier absolument selon lui, dans des petits villages déserts… Ce premier aperçu de la campagne chinoise était bluffant. En plus des paysages incroyables, nous avons croisé sur notre chemin des locaux adorables qui souriaient à nos « xiexie » ou « ni hao » qu’on était si fiers de pouvoir prononcer. Un balade splendide – même si parfois physique car les pistes n’étaient parfois pas simples à pratiquer et il faisait assez chaud. Farmer Tang était la meilleure option que l’on pouvait choisir, si simple mais si sympathique, un cycliste hors pair! Très touchant aussi : on voyait bien que son VTT, c’était sa vie, son trésor. Farmer Tang est alors devenu Frère Tang.

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Chapitre 6 : Moon Hill ou le trou dans la montagne et ses 800 marches à escalader

Le deuxième jour, après une bonne nuit bien méritée, on reprend les vélos et on se lance seuls dans la campagne yangshuoienne en direction de Moon Hill, une roche dans les hauteurs avec un énorme trou rond en son centre. Après 1h30 de vélo, voilà Moonhill mais ce n’est pas tout: 800 marches restent à gravir. Une promenade donc encore une fois assez physique (il faut dire que les touristes qu’on a croisés en bas et qui nous indiquaient 1h30 de montée alors que c’était seulement 30min ne nous ont pas aidés psychologiquement). La vue en vaut la montée, disons.

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Chapitre 9 : Baisha et Dragon Bridge, la confrontation avec le local

Pour notre dernière journée, on reprend nos vélos pour rejoindre Baisha, un petit village au nord de Yangshuo où un marché prenait place le lundi. On remonte la rivière pour arriver au Dragon Bridge d’où partent tous les bamboo-raftings (vous pouvez remonter la rivière sur des radeaux, on ne l’a pas fait mais ça doit être sympa). Une petite mamie vend des patates douces sur le bord de la route, des chinois regardent la télé en groupe dans une sorte de maison désaffectée, deux locales m’aident spontanément à porter mon vélo pour gravir le pont… Une population touchante.
Baisha est plus bruyante; on y trouve un marché avec des étalages sans fin de légumes, de viandes (odeur immonde de ces morceaux qu’on coupe presque sur le trottoir il faut dire), de poissons, de babioles, de snacks…

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http://jujuparten3a.blogspot.hk/

 

 

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